‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 6 sur 398 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

Ne rendons-nous pas des oracles, alors que, d'un tour de main, nous sommes, avec la bactérioscopie, en étal de démontrer, que, derrière une angine herpétique, se cache une diphtérie; que Tépanchement pleurétique d'un homme pris de froid en pleine santé est fonction de bacillose; ou bien encore, qu'un état fébrile, bénin d'apparence, est symptômatique d'infection éberthienne, et cela, en dépit de l'absence de taches rosées, du manque de stupeur ou du manque de splénomégalie?

Ne semble-t-il pas que, si, demain, il nous fallait nous remettre à pratiquer la médecine sans stéthoscopie et sans bactérioscopie, du coup, nous nous sentirions impuissants, borgnes et manchots? Pourtant, ils sont encore le petit nombre, ceux qui parmi les praticiens ne font pas, de propos délibéré, marcher de pair, en tous lieux, en tous temps, les méthodes et les techniques actuelles parmi lesquelles la bactérioscopie ne peut plus ne pas tenir sa place.

Combien de fois n'arrive-t-il pas à la bactérioscopie de redresser des erreurs à la possibilité même desquelles l'esprit était loin de songer?

A ce point de vue, je ne manque jamais de citer en exemple un fait de polyclinique hospitalière dans lequel un de mes jeunes confrères, nous pré-

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