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INFLUENCE DE DIVERS AGENTS SUR LES BACTÉRIES

Nous avons vu déjà, à propos des aliments, de la nutrition, que les bactéries sont excessivement sensibles aux moindres influences de changement dans la composition du milieu nutritif. Cette sensibilité s'accuse bien davantage avec des agents qui ont souvent une action plus brutale. Parmi ces agents la température, la lumière, l'oxygène sont les plus importants, et ce sont eux qui opposent une digue à l'envahissement du monde si prolifique des bactéries.

Leur influence s'exerce, suivant les conditions, tantôt sur la totalité des fonctions des bactéries, aboutissant à la mort de l'être; tantôt sur une ou plusieurs de ces fonctions. Au point de vue médical, la plus intéressante de ces fonctions est celle de la sécrétion des toxines, qui est en rapport immédiat avec la virulence ; or précisément cette fonction est facilement modifiée par de nombreux agents.

Nous étudierons la température, la lumière, la dessiccation, la pression, l'électricité, l'agitation, les agents chimiques.

La température doit (>tre envisagée dans son action sur la vie des bactéries et sur leurs fonctions. En effet, la vie peut persister à des températures très basses ou très hautes, — tandis que les fonctions de reproduction, de sécrétion ne s'exercent bien qu'à des températures dont les limites sont peu étendues.

La résistance des bactéries au froid est considérable. Pictet et Yung * ont soumis pendant vingt heures à un froid de — 130° diverses bactéries.

Le Dacillus anthracis sporulé a gardé sa vitalité et sa virulence ; mais du sang charbonneux n'était plus virulent. La chose s'explique aisément, car la bactéridie ne forme pas de spores dans le sang; le Dacillus subtilis qui est également sporulé a survécu.

Les microcoques ont péri en grande partie, la lymphe vaccinale a conservé la faculté de produire des pustules; mais on ne sait pas s'il y a un microbe vaccinant dans le vaccin ; il n'y a peut-être qu'une toxine. Pictet ^ a soumis diverses bactéries sporulées à un froid de — 200<> obtenu par la liquéfaction de l'air, et a constaté qu'elles avaient conservé leur vitalité, mais avaient perdu leur virulence. Il semble donc qu'il faille descendre à — 200° pour abolir la virulence.

Gibier soumet pendant cinq heures à un froid de

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