Zeitsch. f. hyg
Kramer, avec un sol argileux assez chargé d'humus, trouve les chiffres suivants :
A O^jSO de profondeur 650 000 germes par gr.
Al, 20 — 5600 ~
A 1 ,65 — quelques germes.
Fraenkel (loc. cil,) a analysé à plusieurs reprises le sol d'une colline aux environs de Potsdam.
Surface
27 mai.
15 janvier.
3 novembre.
55 000 gom
aes par ce,
Ce tableau indique un nombre de bactéries plus élevé au printemps qu'en hiver, il montre aussi que les bactéries ayant disparu à une profondeur peuvent reparaître plus bas.
Il est vrai qu'il ne s'agit que des bactéries aérobies et que nous ne savons pas s'il y avait des anaérobies (ce qui est probable) et combien.
Le même auteur a étudié également les différents sols de Berlin.
Profondeur. Jardin. Sol de maison. Sol de maison.
Surface 150 000 160 000 »
Grancher et Deschamps * ont arrosé un cylindre rempli de terre avec une culture de bacille typhique et ont constaté que le bacille n'était pas descendu à plus de 0%50 de profondeur.
Espèces bactériennes du sol. — On conçoit que les bactéries du sol sont extrêmement variées. On est loin de les connaître toutes, surtout les anaérobies. Parmi les aérobies les plus communes sont : Bacillus fluor escens liqucfaciens, Bacillus fluorescens putriduSy Bacillus mesentericus vulgatuSy Bacillus violaceuSy Bacillus termOy Proteus vulgaris, Bacillus subtiliSj Micrococcus prodigiosus, Bacillus violaceus, des cladothrix. On trouve des quantités de levures, de mucédinéeSy de sarcines. Les moisissures les plus fréquentes sont : Aspergillusglaucus, Mucor mucedOy Mucor ramosus^ Penicellium glaucum.
Les bactéries anaérobies qu'on rencontre sont : vibrion butyrique de Pasteur, Bacillus orthobutylicus de Grimbert, ^my/obac^er bu^yhcus de Duclaux. Toutes ces espèces, au moyen de leurs diastases,