L. Reproduction de l'ostéomyélite, — C'est l'œuvre
“Rover, fletue de Chirurgie, 1886, D #18 et 66.
er RE pe pr Re eerees
autre ù suspendu pur les oreilles. Bientôt l'a nette, A l'autopsie, ontrouvetoutesles Ksions py et en plus l'ostéomyélite. Le Les arthrites purulentes frappent tout d'abord. El peu près constantes et souvent Lrès volumineuses. Î se montrer dans toutes les articulalions, grandes ou pe même dans celles du carpe et du Larse, mais leur siège lection est aux genoux puis aux épaules. Ces : quelquefois indépendantes de toute lésion: Css È £ alors celles qu'on observe chez les lapins adultes in | staphylocoques atténués : le plus souvent ler ont e un abcés osseux. On peut surprendre leur 4 ale est alors simplement injectée el couverte de Li
la survie de l'animal a été peu de lissu osseux de nouvelle fo substance.
Fig. 342.
Staphylococcie.
Extrémité inférieure (grandeur
naturelle) d'un fémur de jeune lapin mort le septième jour d'une infection intraveineuse.
Deux séq er le pus de deuxcavitésosseuses.
Traces de tissu osseux de nou-
formation.
Da hu mue Ron, si on ne p on de décoller le périoste dans toute l'étendut
es L'infiltration diffuse de la n
: de la diaphyes des
l'humérus. Le tissu spongieux de In diaphyse qui confiné au cartilage de conjugaison est infillré d'une petite quantité de pus, extrémement friable el parsemé de séquestres souvent excessivement nombreux. C'est également, à ce niveau que les nbcès sous-périostiques sont le plus fréquents. Ges lésions s’arrétent habituellement 4 une petite distance du cartilage de conjugaison qui est indemne. Le décollement juxta-épiphysaire est souvent spontané, en tous cas le plus faible effort suflit à le produire ; ce n'est pas en réalité un décollement mais bien une fracture diaphysaire, une petite bande de tissu osseux diaphysaire restant habituellement accolée au cartilage (fig. 343).
Le tissu épiphysaire est le plus souvent sain, Cependant on peut y voir abcès et séquestres, soit primitifs, soit par propaga- Lion de La suppuration diaphysaire qui perfore le cartilage de conjugaison et va fuser jusque dans l'articulation.
Rover a obtenu de belles pièces d'ostéite condensante
La moelle de la plupart des os est vivement congestionnée. La vascularisation juxta-épiphysaire est très remarquable, on peut observer de véritables hémorragies sous-périostées.
Les microbes sont disséminés dans ln moelle, le tissu spongieux el même le Lissu compact. Ils oblitérent même parfois complètement les canaux de Havers,
La grande vascularisation des régions osseuses en voie de croissance et le ralentissement du courant sanguin à ce niveau expliquent la localisation des microbes (Bonrorr).
Telles sont les lésions du squelette qu'on obtient chez le lapin en voie de croissance par injection intraveineuse d'une minime quantité de culture virulente de Siaphylocoque pyogène, qu'il soil doré, blanc ou citrin. Elles sont la -reproduetion fidéle de l'ostéomyélite aiguë humaine. JasouLay, 1. Couaxonr, Bonnorre, Cons, LanxeLonGue et Acuann, Lexen, ete., ont confirmé la découverte de Roper, Ces lésions diflérent-elles de celles de l'ostéomyélite eæpérimentale à streptacaques? (voy. p. 741.)
Cette dernière a élé oblenue par J. Courmonr et JAnOULAY (1890) et par LaxxeLonGuE el AcHann (4891). Ces auteurs ne sont pas entièrement, d'accord. LaxxezoxGue et Acranp, tout en pré tendant différencier eliniquement sur l'homme l'ostéomyéliteæ à,
plus fréquentes dans l'infection à strepto La reproduction expérimentale de coques et à bacilles d'Eberth n'a pa:
£. Inoc. dans la chambre antérieure. — C sensible. La suppuration de la chambr avec une quantité de coni 8 000 fois moindre que au tissu sus-cutané (Henrax), pr h. Inoc. intratrachéale, — Les phagoc, épithéliales) détruisent les microb
ï. Variation artificielle de la réceptivité. — La réceptivité du lapin peut être facilement modifiée.
S'inspirant de la facilité avec laquelle suppurent les diabétiques !, O0. Buywin a tenté de prédisposer le lapin, le rat, ln souris à l'infection staphylococcienne par l'addition de glycose à leurs organismes. 11 a montré que des doses de staphylocoques incapables de produire des abcès, introduits sous la peau, deviennent pyogènes si on les inocule délayées dans une solution de glycose à 25 p.100. Le résultat est le même si la solution de glycose est injectée dans la veine auriculaire et le microbe sous la peau. Ces expériences, très intéressantes, ont été confirmées par Fennano; il est vrai que Gnawrrz, De Bany, Srerxnaus, Henstax en nient les résultats. Pour Nicouas, les effets de l'adjonction de la glycose sont inconstants.
D'autres substances sont, d'une façon bien inattendue, des adjuvants de l'action pyogéne du staphylocoque. Citons : la cadavérine (Feuzmisex), le sublimé (Bunrwin, Henmax), l'acide phénique (Bunswin, Herman). Un centimètre cube d'acide phénique à 3 p. 100 favorise la suppuration du tissu cellulaire dans la proportion de 4 à 10.
Les cultures filtrées du Staphylocaque ou l'extrait alcoolique de ces cultures prédisposent le lapin à la suppuration par staphylocoques (Roper et Counmoxr, Mazrsærr) (voy. p. 760.)
On peut encore favoriser l'éclosion d'un abeës dans un Lerriloire donné en sectionnant les nerfs afférents à la région (Hen- MAN, ARLOING).
Voyez l'mmunisation, page 768.
B.Auraes aximaux, — Le Staphylocoque pyogène est pathogène pour la plupart des animaux, mais à un degré généralement moindre que pour le lapin.
Le cobaye succombe aux mêmes lésions que le lapin (Rover, %. Couamoxr) ; cependant je n'ai pu obtenir, sur lui, l'ostéomyé- Lite,
Le chien (PawLowsxy), la souris, le rat ont été inoculés avée
" jen est de même du chien privé de pancréas (Cana).
du tiquidé. C'esl ainsi que le & comme l'admet Boccaaun, Ont a talrices doivent se confondre avec locoque pyogéne.
3° Toxines proprement dites. — ( bien noté certaines propriétés toxiques ns solubles du Staphylocoque, mais KR ont fait sur le chien et le lapin “graphique. Ces produits to:
d'entre eux ne peuvent être demment étudiés, Ils sont trés a
La culture filtrée est peu Loxique grâce à In rétention de beaucoup de substances sur le filtre.
La culture complète, vivante au tuée par la chaleur, entraine immédiatement la suspension dé la respiration en expiration, une notable augmentation de la pression sanguine, l'affaiblissement du cœur, un abaissement de la température el quelques accès convulsifs.
On opère ainsi sur un mélange de substances antagonistes qu'on peut dissocier en partie pur l'alcool.
Les substances précipitables par l'alcool sont, privées de leurs antagonistes, plus Loxiques que le mélange. On observe : mort en quelques heures; respiration en Cheyne-Stokes; circulation péu atleinté; abaissement de la Lémpéralure; excitabililé nerveuse exagérée se manifestant par du tremblement, de la chorée, du télunos. Les troubles respiraloires el convulsivants dominent la scène.
Les effets des substances solubles dans l'alcool sont en grande partie opposés; ces dernières substances sont également plus toxiques qué le mélange. IH y a lendance à l'arrèt du cœur et de la respiration; anesthésie complète; abuissement de la température; mort par arrêt du cœur. Les troubles cardiaques et anesthésiques dominent lu scène.
L'antagonisme se montre donc entre les substances toxiques comme entre les substances prédisposantes el vuecivanles,
Les substances précipitables par l'alcool engendrent des néphrites.
Depuis ces travaux, nous avons oblenu des toxines bien plus actives, tuant le lapin à 1/100° de centimètre cube.
Mossxy et Mancaxo ont expérimenté des cultures filtrées qui tuaient en quelques secondes à 10 centimètres cubes.
4 Staphylolysines, Staphyloleucocidines. — Voyez page 338 les expériences sur ces curieuses substances.
5° Autres propriétés des toxines. — Les produits solubles du staphylocoque ont encore servi aux nombreuses expériences
| microbe pathogène qui ne parait pas en
On comprend pourquoi les auteurs ont cherché à vacciner par TRES échoué.
Viquerar el Kosc, P'ARASCANDOLO 0 virulentes en bouillon sucré, sté:
d'acide phénique.
culture en bouillon peptonisé à tép 20 jours. Ad
Dexys et Van DE VELDE ont vacciné le filtrées.
2° Prédisposition. — Dans caRD classait déjà le Bolelé fabriquent dés Se 0 vante immédiatement
DIAGNOSTIC BAGTÉRIOLOGIQUE 769
dilatateur, Roper el J. Courmoxr (1891) ont élendu au Staphylocoque la découvertede I. Counwoxr de produits solubles prédisposants (voy. p. 339), c'est-à-dire modifiant l'organisme, au bout de quelques jours et d'une façon durable, dans un sens favorable à l'infection. I suffit, pour les mettre en relief, de filtrer une culture en bouillon (infusion salée de viande de veau sans addition de peptone) sur porcelaine à 2 ou 3 atmosphéres. L'Age de la culture importe peu, le liquide résultant de la filtration perd ses propriélés Loxiques en vieillissant, mais non son pouvoir prédisposant.
L'injection au lapin peut se faire en même temps que celle du microbe, la suppuration est alors légérement favorisée. Les effets les plus remarquables s'obtiennent en imprégnant d'abord l'organisme du lapin par la voie sanguine avec le liquide filtré et en inoculant le microbe longtemps après (Lrois mois et certainement beaucoup plus). L'infection prend alors une marche suraigué, et ses lésions peuvent appurailre avec un virus trop atténué pour en produire sur un lapin neuf.
Les substances prédisposantes sont solubles dans l'alcool; on obtient les mêmes effets avec l'extrait alcoolique qu'avec le liquide total.
H) DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE
Le diagnostie bactériologique consiste à isoler le Saphylocaque pyogène, ce qui est facile. Le caractériser est également chose aisée.
Le sérodiagnostie (voy. p. 755) est impossible,
Il faut bien se garder d'attribuer au Staphylocoque toutes les lésions où on le rencontre sans une critique sévère, Il peut envahir une lésion (un abeës) préformée: il peut surtout étre associé à des microbes plus difficiles à isoler, notamment au B. tuberculeux. Les pleurésies, les méningites, les péritonites & Staphycoloques sont rares; par conséquent, toutes les fois qu'on l'isolera on pensera à une infection mixte. On peut presque poser en principe, par exemple, qu'une pleurésie purulente à Staphylocoques est une pleurésie tuberculeuse ; il faut l'inoculer au cobaye.
PRÉCIS DR BACTÉRIOLOGIE 2e Edit #9
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