‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 20 sur 125 · ORAN AO · texte numérisé non relu

ORAN AO

C'est, peut-être, le plus usité des colorants ordinaires, 6 Bleu de Hour. — Préparer séparément chacune des deux solutions :

Violet dahlia. . , . . . A gr. | Vert de méthyle : . ; « © gr. Alcool absolu. . . . . , 10 — | Alcool absolu, . - . . : D Eau distillée . Q.S, p. 100 — | Eau dislillée . Q. S, p. 200 —

Au bout de vingt-quatre heures, les mélanger. Filtrer, Conserver en flacon bien bouché.

Toutes ées solutions doivent être filtrées au moment de s'en servir. On verse sur un pelit entonnoir garni d'un filtre, et on fait tomber directement sur la lumelle.

€. Dans les vieilles cultures, surtout en bouillon, existent des malièrés précipilées qui se colorent comme les microbes et nuisent à la netteté de la préparation. On peut remédier à cet inconvénient.

Mnonor et Masseutx, colorent à la fuchsine pluniquée de Ziehl péndanteinq à quinze minutes, rincentet séchent. Ils plongent “énsuile la préparation dans de l'huile d'aniline jusqu'à décoloration en apparence totale, puis font passer dans l'essence de bergamote ou de girofle et enfin dans le æylol.

“Gomaun.el Gawré (1901) recouvrent la lamelle d'une solution aqueuse saturée de bleu d'aniline et chauffent jusqu'à dégagement de vapeurs, à deux ou trois reprises. On lave à grande @au La lamelle paraît complètement incolore. L'opération ne dure pas cinq minutes. Seuls les microbes sont colorés.

Æ- Décoronariox, LousLes coLonarions, — 4. Le plus souvent “ii Coloration est lerminée, et on passe de suite au lavage. Mais on veut auparavant décolorer la préparation en totalité

ouen parlie (voir Colorutions spéciales), on se sert des substances suivantes : « Eau \ Alcool lorsqu'on redoute les acides.

Glyoérine t Essence de girofle.

Huile d'aniline.

Acide acétique, 0,5 à 1 p, 100. — chlorhydrique, 10 gouttes par 500 cent. cubes d’eau. — nitrique, 25 p. 76 (Enruicu).

— sulfurique, 25 p. 7% ou 100.

Carbonale de potasse (Kocn), Alcool-acétone (2/1) (Nicoue},

Künxe se sert d'eau de lithine pour neutraliser un liquide de lavage acide.

b. Les doubles colorations ne sont naturellement employées qué daus les cas où les microbes sont noyés dans des produits pathologiques, el jamais lorsqu'on exumine une culture (sauf pour les cullures sporulées, On lave et on recolore avec une couleur qui tranche sur la première. Le rouge ressort bien sur lé vert el le bleu, le violet sur la vésuvine, l'éosine, la chrysoïdine (jaune). À côté de ces colorations successives se placent les colorations substitutives. Dans ce cas, le second bain est à la fois décolorant el recolorant pour certains éléments (voy, plus loin). Les colorations électives n'employent qu'une seule matière colorante qui colore différemment les éléments. Le violet de inélhyle colore en violet les noyaux el les microbes, et en rouge la substance amyloïde; le vert de méthyle colare en vert noyaux et microbes, el en violet la substance amyloïde, En colorant avec du bleu de méthyle un lambeau de mésentère une souris morte de périlonite suppurée à Staphylocoques, on les microbes en bleu, et certaines cellules conjonctives d'Eunuicu) présentant un noyau incolore et des gra- {basophiles} violettes. Le bleu de méthylène colore en lesvellules adipeuses, Hanks à vu certains microbes colubou avec des points rouges par le bleu de méthylène. peut, enfin, mais surtout avec les coupes, oblenir des

etquadruples colorations.

MÉTHÜDE DE GRAM 269

CE St temps variera seul dans les méthodes de colorations spéciales.

F. LAVAGE, — On lave à l'eau, soit en agitant la lamelle dans * on verre à pied rempli d'eau, soit en faisant couler sur la face colorée l'eau de la pissette (fig. 172). Si la coloration reste trop intense, on peut laver rapidement à l'alcool.

G. Moxrace. — Pour monter la préparation, il faut d'abord réconnaîlre le côté de ln lamelle qui est recouvert par la préparalion ; on gratte dans un angle avec une fine aiguille à dissocialion. Si la préparation ne doit pas être conservée, on se contente de déposer une goutte d'eau sur une lame, et d'appliquer la lamelle encore humide, après avoir essuyé la face qui regardera l'objectif, Si on veut conserver la préparation, il faub encore une série de manipulations. On éclaireit avec une goutte de térébenthine, d'essence de bergamote ou d'huile de cèdre. ne faut pas employer les huiles éthérées, el spécialement l'essence de girofle, qui décolorent les microbes. On dessécher lu lamelle, comme en B, avant de l'éclaircir. On monte ensuite au baume du Canada dissout dans le rylol; (les baumes au benzol ou au chloroforme font disparaitre les couleurs “d'aniline.) Iest commode de se servir du baume contenu dans des tubes métalliques compressibles; on débouche, on presse, une goutte tombe sur la lame. On aura soin dé né pas emprisonner de bulles d'air. Il est inutile de luter les préparations, Elles se conservent ainsi pendant six mois environ, A la longue, le xylol dissout les matières colorantes,

Onne montera jamais à la glycérine qui dissout rapidement les couleurs d'aniline, sauf le brun de Bismarck.

“20 Colorations spéciales. — Cerlains microbes jouissent d'affinités spéciales pour certaines solutions colorantes.

“À Méruoos ve Gnau'.— {0 Méthode primitive. — Celle méthode

Ps Fortsch. der Medicin, 1884 p. 185.

210 EXAMEN MIGROSCOPIQUE DES Mi es Û imaginée par Gham, en 1884, est basée sur la propriété qu'a 1 l'iode de former avec le violet un nouveau composé qui à une affinité particulière pour certaius microbes, et colore beaucoup moins les tissus que le violet aniliné. Elle sert de caractère lrès important pour la diagnose des espèces,

Microues MiGhoBEs QUI NE PRENNENT PAS LE QUI PRENNENT LE GRAM, Guam (NESTÉNT INCOLONES). Staphylocoque pyogtne. Gonocoque.

Streplocoque pyogéne, Vibrion cholérique.

Poeumocoque. B.typhique.

Bacille de Lüfller. B. coli.

Bacillus authracis. B. pyocyanique.

Bacille de Nicolaier. | 18. de la morve.

Bacille tuberculeux, ete, Dacille du chancre mou.

Bacille de la pseudo-tuberculose.

B. de la pesle, ete.

On colore pendant cinq minutes avec la solution d'Ehrlich {violet aniliné, p. 266), puis on plonge dans la solution de

Lugol :

lodure de potassium. : . . . , . . . . 2 granumes. DE Mars brie Ve Vote 1 — AN 60e: 0 »otahats dr m e 30) —

jusqu'à coloration noire (une ou deux minutes). On lave ensuite à plusieurs reprises dans l'alcool absolu jusqu'à décoloration : ce troisième temps est quelquefois très long. Les lissus et les microbes qui ne « prennent pas le Gram » sont décolorés, On peut recolorer le fond. On écluicit par le xylol, ete.

> Méthode de Gram modifiée par Nicolle (1895). — 1] vaut mieux “employer la méthode de Gram avec les modilications suivantes. violet phéniqué inaltérable est substitué au liquide d'Ehrlich;

tion de Lugol est plus forte; l'atcoot-acétone inaltérable,

solorant très rapidement, est substitué à l'alcool. L'opéesL plus rapide, plus sûre; les préparations ne brumis= & la longue, ot la triple coloration est possible (voy. 292).

Jamelle à l'alcool-éther (parties égales).

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