‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 8 sur 125 · STÉRILISATION PAK LA CHALEUR · texte numérisé non relu

STÉRILISATION PAK LA CHALEUR

v st lo plus sûr des agents de stérilisation. Aucun pout résister à une température suflisamment rt des microbes sont Lués en quelques minutes à une témpéralure inférieure à + 400; spores nécessitent pour être détruites à + 100. Aussi les appareils destinés ge sont-ils nombreux ; ils répondent echerehés, Enfin, certains milieux cou-

Il a été démontré qu'on

parti des p

Es et de Éber n à Sa rt es fixé sur un pied Re routes etentre dans le supérieur. Une ouverture est pra- ABUS peut mouvoir à D, d'une

; elle porte une ouverture si D à obturer Y'oriliee, 3 , molle, fuligineuse; si on de gaz entraîne de l'air, le mélange nt bleue et rapide : chauffante. Dans le ents de la virole sont solidaires de e des becs à veilleuse (fig. 34) qui se

peut porter à + 300° les couches superficielles de l'épiderme. sans oecasionner de sensation de brûlure; de même les instruments sont stérilisés avant que la chaleur les détrempe, les bislouris peuvent donc conserver leur tranchant après un flambage rapide mais suffisant. On peut, de même, flamber les R lampons de coton un peu serrés, les capuchons de papier sans les enflammer. On aura toujours soin de laisser les objets se refroidir avant de les employer, sous peine, par exemple, de stériliser la culture puisée dans une pipette encore chaude.

Le bec Bunsen muni d'un long lube de caoutchouc servira à stériliser de haut en bas les goulots des flacons remplis de eullure, qu'on ne voudra où qu'on ne pourra pas pencher, En un mot, une lampe à alcool ou un bec Bunsen devront toujours

Mig. 34 être allumés à côté de l'expérimentateur Bee Bunsen à ver. Jui examine, transplante où inoculé des leuse. cultures, qui fait une aulopsie, ele.

b. Chauffage au rouge. — On peut par ler au rouge, les aiguilles de platine (voy. p. 21). On attendra le refroidissement avant de s'en servir, surtont si le fil de est un peu gros. On chauffera également au rouge sur bec Bunsen les bougies de porcelaine (voy. p. 56), qu'on

re à régénérer » après une filtration.

€. SiriRsaton à l'air chaud. — On ne facilement Jones à

un: “ap slérilisables, les instruments mé- Un séjour de vingt minutes à une heure sutlit pour les gèrmes. Les récipients en verre seront bou-

. Les objets de verrerie tels que verres de montre, Pétri, ote,, seront enveloppés dans du papier à filtrer C pouvoir être retirés de l'appareil sans se conta= het dé l'air, Les plaques de verre de Kocn seront

us une boîte en cuivre spécialement construite

rer les objets stérilisés qui seront placés ri de la

le plus usité est le Four Pasteur.

“emploi ne peut s'appliquer qu'aux

DR énpert ne

consiste essentiellement en un Lo bles, aussi bien latéralement qu'in- ‘ e lutérale sert an dégagement des 7 ele en tôle, muni d'un bouton, e Ge couvercle est percé d'un orimi e qui sera fixé par un.

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bouchon en liège dans lequel il glissera à frottements. La chaleur est fournie par une couronne à gaz placée sous le fond. Un panier en toile métallique, exactement de la dimension du four, muni d'une anse, contiendra les objets à stériliser. Le | tout en place (comme il a été dit plus haut), on allume le gax

Four Pasreun.

soin de présenter l'allumette enflammée avant d'ou Me robinet à gaz, pour éviter la formation d'un mélange £tune explosion pouvant être très dangereuse) et on monter la température à + 150° ou + 160°. On règle

tltonnement en ouvrant et fermant le robinet à gaz, entr une flamme qui chauffe à + 150° environ, Une de chauffage à + 150° suflit en général à stériliser contenus’ dans le four Pasteur. En pratique, on se

Fig. 36.

à air chaud de Sazomonsex.

Il faudra laisser refroidir la verrerie ir éviter un brusque changement de briser les objets en verre: 2 pour , continuant pendant un certain etroussisse li ouate du centre

er qu'on peut construire soi-même s grand frais. L'étuve de Salomonsen boite à biscuits métallique (24 cencentimètres de largeur, 24 centimètres ercle est percé d’un orifice pour laisser gradué jusqu'à + 200 Plusieurs

| petits trous pratiqués dans les parois latérales près du fond et près du couvercle assurent la ventilation. Dans la boîte, on \ dispose une feuille de grillage en fer galvanisé, carrée et dont les côtés sont repliés en dessous, de façon à former une sorte de bane, distant du fond de 2 centimètres, pour que les objets à stériliser ne puissent loucher au fond. La boîte est recouverte de feutre, substante mauvaise conductrice de la chaleur, Hxée par des tours de fil de fer. Le quart inférieur des parois latérales et la paroi inférieure sont libres de feutre pour éviter lout danger d'incendie. Les orifices à ventilation sont ménagées à la partie supérieure des parois latérales. On place la boite sur un trépied en fer eton chauffe au gaz. Une lame de fev-blunc interposée empêche que le fond de la boîte soit détérioré par la flamme. Un pelil fourneau à pétrole pourrait remplacer le gaz. On manie cette étuve comme le four Pasteur.

| Le four Pasteur sera toujours préféré à l'étuve de Salo- | imonsen dont le seul avantage est dé pouvoir étre construite partout et à peu de frais.

d. Crémation, — Tout laboratoire de bactériologie devrait posséder uu four erémaloire pour la destruction des animaux morts à la suite d'une inoeulation virulente (voy. fig. 2, p. b).

2° Stérilisation par la chaleur humide. — Le chauffage se it dans un liquide ou dans la vapeur d'eau.

Stérilisation dans l'eau ou l'huile bouillantes. — On peut des instruments métalliques, des seringues, des verrerie, en les maintenant dans un bain d'eau bouit-

férera un bain d'huile pour les instruments métalde de stérilisation, quoique très parfait, a l'infournie des objets mouillés et se souillant au au moment où on les retire du bain. La stériu où l'huile bouillantes sera continuellement

tériologiste pour un autre but : la stérili= qu'on abandonne, des pipettes ayant servi instruments après l'autopsie, en un mot de sta és par des microbes pathogènes, qu'on

fralures supérieures à + 100 avec es solutions salines. Pasreun avait bain-marie à chlorure de calcium.

n cuivre rouge brasé, munie d'un fixer les ballons remplis de bouillon de se heurter pendant l'ébullition

sans pression. — C'est le procédé bainsi maintenus à + 99 où + 100° vapeur d'eau. Or, à température

plus rapidement que l'air atmosphépénètre plus complètement les.

| objets que la chaleur sèche, Ce mode de stérilisation est surtout applicable aux substances liquides ou évaporables. Le stérilisateur à vapeur de Koch (fig. 38) est peu coûteux. Il

consiste en un cylindre métallique dont les dimensions habituelles sont : hauteur, 50 centimètres; diamètre, 17 centimètres, Le fond devant être rempli d'eau, le niveau de celle-ci est indiqué par un petit tube de verre extérieur (a) communiquant avec le réservoir intérieur. La lame inférieure, en fer blanc, devant être en contact avec la flamme, est plus épaisse que les lames latérales. Un couvercle conique (b) ferme l'orifice supérieur; il est percé d'un trou (c) déstiné au bouchon de liège qui entoure le (hermomètre. Du feutre recouvre tout l'appareil jusqu'à 40 centimètres du fond. A lintérieur du cylindre, à 44 el 30 centimètres du fond, sont des rebords saillants pour soutenir deux plateaux en fer-blanc percés de trous {(d, d'). Des paniers métalliques mobiles (e, e'), de 12 centimètres de haut et de 14 centimètres de dia- Fig. 38. mètre, dont le fond est constitué eur à vapeur de Par un grillage à larges mailles en (schématique). fer galvanisé, reposent sur ces plateaux, Les objets à stériliser sont dans ces paniers. Un cylindre métallique (f) peut s'inrentre le cylindre et le couvercle, et augmenter la le l'appareil, pour stériliser des objets très longs. On suspendre ces derniers à un crochet surajouté (g} miles paniers et plateaux. Un robinet (qui n'est “dans la figure) sert à faire écouler l'eau; âl

sous pression. — Les spores de que par un chauffage à + 120.

par Ju vapeur sous pression sont * | seuls ils sont absolument sûrs; ils | bactériologiste. La chaleur sèche r slériliser les milieux liquides on soumeltra ceux-ci au chaufà vapeur sous pression, à conpas à cette température (bouillon, e.). La gélatine, le sérum ne pour-

nt à la stérilisation par la vapeur re des marmites de Papin plus ou

d est l'appareil le plus commode se compose d'une marmite cylincouverele en bronze (B) peut fer-

mer hermétiquement grâce à l'interposition d'une rondelle en caoutchouc. Le couvercle est muni d'un manomètre (C) qui indique la pression el par suite la température *, d'un robineb (D) et d'une soupape (E). Il est fixé par des bouchons mobiles (F, F”); deux index gravés, l'un sur le couverele, l'autre sur la marmite devant loujours être en regard l'un de l'autre, La marmite est'supportée par une boîte en tôle (G) sous laquelle sont deux rampes à gaz circulaires (H et H!) de diamètres différents, indépendantes l'une de l’autre, Un panier à fil de fer (1) recevra les objets à stériliser.

Pour faire fonctionner l'auloclave de Chamberland, on verse un ou deux litres d'eau dans la marmite, en a (il faut toujours une couche d'eau suffisante : 40 centimètres au moins); on place le panier; on visse le couveréele, On allume lu petite rampe à gaz (9 {approcher l'allumette enflammée avant

| Fig. 39. d'ouvrir le robinet à gaz?, voy. page 40) Autoelave et on ouvre le robinet (D) jusqu'au de CRAMBERLAN D. moment où il s'en échappe un jet de

vapeur. Ce robinel sert à purger l'au-

toclave d'air; sans cette précaution l'air se dilatant actionnerait l'aiguille du manomètre, concurremment à la vapeur ' u, et la température donnée [indiquée ci-dessous d'après lables de Recxacur], calculée pour la vapeur seule, serait

hi périe à la température réelle du mélange dir de vapeur de l'autoclave, Au moment où la vapeur s'é en jet du robinet, la température de l'autocluye 100%; on forme alors le robinet (D) et on visse la sou-

hères — 1üs.

dés becs brûle en dedans, il faut éteindre ét ralumer.

faut du ee pérature n'est pas définitivement

md, employé sous pression à en vingt où trente minutes, les

en ne fermant pas le robi- L fond les boulons du couvercle.

er comme le poële de Koch,

la verrerie dans l'autoclave et se & seul inconvénient est que les réci- “ent un peu d'eau condensée après

alors sécher le coton. On voit en

on tisquerail de faire sauter les ts trop pleins.

somme que l'autoclave peut suffire, à lui seul, à toutes les st6tilisations nécessaires au bactériologisle. :

B) CuaurrAGe nisconrinu À — 100° ou Av-pessous

Nous avons déjà dit que certaines spores microbiennes nécessitaient une température de + 120° pour être détruites! Or, il est des milieux, employés couramment duns les luboratoires, qui ne peuvent supporter de pareilles températures, La gélaline, par exemple, ne peut être stérilisée à + 120°; elle ne peut. \ même être soumise trop longtemps à + 100; trop chauffée, elle ne se reprend plus en masse au refroidissement. Le sérum ne peut être porté à des températures dépassant + 30°, sans modifications qui rendent son emploi impossible, Il faut donc user d'artifices.

4° Chauffage discontinu de Tyndall. — Trxbaus a imaginé,

en 4877, le chauffage discontinu pour slériliser l'infusion de

foin sans appareils spéciaux. Celle-ci, contenant des spores de

B. subtilis, ne pouvait être slérilisée par l'ébullition, Tyxpaix

eut l'idée de la chauffer plusieurs fois de suite à +-100°. Le pré-

mier chauffage Luait les bacilles et respectait les spores; celles-

| ci germaient ensuite et le second chauffage tuait les jeunes

bacilles; au bout de deux ou trois chauffages toutes les spores

avaient germé et tous les bacilles en provenant avaient été tués; l'infusion était stérile.

On se sert de ce procédé pour stériliser la gélatine, On lui impose deux séances de stérilisation, de vingt minutes chaque, Ja vapeur à + 100° (poële de Koch, ou autoclave sans. on). La stérilisation est assurée, et la gélatine conservé

lisation du sérum. — Kocu a appliqué le principe à la stérilisation du sérum.

sie aujourd'hui autant que possible du sérum

0 du Bacillus mesentericus vulgaris peuvent même + 1400.

ploie journellement pour le lait, qui Join, la fermentation lactique jours. La pasteurisation, n'est elle intéresse l'hygiéniste plus

ne peut stériliser que des

telles que le sérum

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