STÉRILISATION PAR LES SUDSTANCES ANTISEPTIQUES
Les antisepliques sont trop infidèles pour être eowim ent | Lmnore par le bactériologiste, On aura nes constamment sous la main une solution de sublimé à { ou 2 p. 4 000 qui servira au neltoyage dés mains, des téguments des animaux à inoculer ou à‘opérer. On pulvé= risera du sublimé dans les cages à désinfecter, On verra, au — chapitre ar, que le sublimé sert à la préparation des pommes de terre comme milieu de culture. Il est utilisé pour stérihser les cnpuchons de caoutchouc des tubes à essai contenant les milieux solides. ; Les solutions phéniquées faibles et fortes auront également. leur usage. r Différentes solutions (créoline, lysol, ete.) servaient jadis à stériliser les seringues à injections; aujourd'hui les pistonsde M cuir ayant disparu, toute seringue doit être stérilisable par la
chaleur.
Les acides minéraux forts seront utilisés pouE détruits) es.
antiseptiques (tri emploi marqué dans la désinfection des es
üjouter 400 parties d'alcool à un litre MALE RANe de subie: Un peu de elets. Enhin Oe,50 d'acide ao
à filtration de l'air s'opère à tra-
un tampon de ouate moyenne-
un flacon de Mariotte, et on fait
traversant la ouate, abandon-
La Ein de l'air à tra-
ngtemps par SCHWANN,
CA Des, Er horsque PasrEur ontra péremptoirement l'arrêt des coton est entré depuis lors dans la Loire, et nous avons déjà vu, au
tr eme mue ee LE , de l'air s'il n'y a pas d'aspiration (Cuauveau). ,
{ “… 3 Filtration des liquides. — 2 Ua free Sosstt séparation physique des liquides et des particules solides qu'ils
a. Substances filtrantes. — On filtre à travers des substances
diverses. 5 On pourrait instituer un filtre avec une simple couche de |
mable stérilisé. Le premier filtre, fabriqué sur les indications de à Pasrrtn, était en plâtre. Une importante modification fut … apportée par À. GauriEr qui construisit un filtre en porcelaine \ de Sèvres dégourdie, filtrant de dehors en dedans, grâce à l'aspiration. Le nettoyage du filtre était ainsi facilité, puisque seule Ja surface extérieure était encrassée, Après le plâtre et la por= \ 0 on a employé l'atumine, l'amiante, la terre d'infusoires,
gs Rétention el modifications des substances solubles par les filtres. — 11 semble, au premier abord, que la filtration devrait M être un procédé de choix pour la stérilisation à froid de tous.
milieux liquides, et devrait supplanter le chauffage. 1 n'en . Tout d'abord, la filtration de tous les liquides vis. (sérums, bouillons glycérinés, ele.) est impossible: De. it aujourd'hui que les filtres retiennent, non seule
cules solides, mais encore nombre de substances! e sorte qu'un milieu, ayant traversé un filtre profondément modifié dans sa compo:
ntion de nombre de substances, qui appauvrit
1 observer des altérations chimiques
one. Hucouxexe à publié à ce sujet, il 2 dont voici les conclusions :
rches sur le passage des solutions de cas r, Annales de chimie et de physique,
e de la composition chimique ntenunt des matières albuminoïdes à ce même milieu après stérilisation
RÉ en porcelaine ou en e proportion des substances
es contenues dans le suc, si toxique, Il e. Chaque bougie retient inégühouse qui a déjà servi retient
tres minéraux sur Les liquides contenant ne, Ac, des Scieuces, 1892, p. 1455.
Eu un mot, les fllires ne laissent pas | passer la totalité des solubles dissoutes, pas riat eue ER AE RES e . On sera cependant obligé de filtrer les bouillons qu'on ne peut chauffer sans les modifier (bouillons lactosés, etc). Mais, en somme, l'emploi de la filtration pour stériliser les milieux de culture est assez restreint, Elle est surtout utile . au bactériologiste pour isoler les produits solubles contenus dans les cultures mierobiennes (voy. chap, x1, p. 846) ue également utiliser les propriétés fillrantes des ranes de collodion, qui ne sont pas non plus des Altres « its (voy. p. 151).
c Filtration de l'eau des robinets. — On se souviendra que les til 'encrus: très rapidement et finissent par laisser Ê microbnsau bout d'un certain temps. Aussi, l'emploi. pour la stérilisation de l'eau potable n'a pas donné
is espérés. L'hygiéniste doit être prévenu # 4% échantillons de filtres livrés dans le commerce ne. CL arts certitude ; 2 gras nt, se laisse très rapilemientié ve et peut ainsi devenir plus misble de filtres, adaptés aux robi
né dispositif pour filtrer sur une e retenu dans l'entonnoir par
, — On se sert généralement de la ut s'adapier à différents disposi-
tifs. Elle est constituée par un cylindre creux, en porcelaine dégourdie à + 1200°, de 10 centimètres de hauteur, fermé en cul-de-sac d'un côté et muni d'une tétine en faïence à l'extrémité ouverte (fig. #1).
La pâte de tous les filtres n'est pas également serrée, comme l'indique une lettre imprimée sur le rebord de la tétine. On vend couramment des bougies B et F. La bougie F est plus poreuse ; c'est celle que nous conseillons.
La filtration doit s’opérer autant que possible de dehors en dedans, soit par aspiration, soit par refoulement, suivant les disposilifs.
La première chose à faire est de s'assurer que le filtre est bon, ne laissera passer aucun germe. On relie la bougie à une pompe à air foulante et on la fait tremper dans une éprouvette remplie d'eau; on obtient une pression d'une atmosphère. Aucune bulle d'air ne doit se former dans l'éprouvette ; sinon la bougie ne peut filtrer avec certitude.
La mème bougie peut servir plusieurs fois, à condition d'être chaque fois nettoyée et stérilisée. Après la filtration d'une culture, la surface extérieure est recouverte d'un enduit souvent très épais; il faut mettre la bougie dégorger pendant quelques heures dans l'eau chaude, puis la brosser avec une brosse très dure : il est même bon de faire passer par filtration une certaine quantité d'eau qui entraîne les substances solubles. surtout albuminoïdes, restées dans les pores. II suflit pour cela d'adapter un long tube de caoutchouc à la tétine, de remplir d'eau l'intérieur du tube et de la bougie, et d'établir ainsi un siphon en plongeant la bougie dans un vaste récipient plein d'eau placé sur une étagère, le tube de caoutchouc se terminant sur un évier.
Si ce lavage ne suffit pas, on séchera la bougie avec soin à l'étuve à + 37 et on la portera au rouge dans la flamme d'un bec Bunsen ; de jaunâtre la bougie redevient blanche après le refroidissement. On appelle cela « régénérer » un filtre.
Dans tous les cas, la bougie devra être stérilisée à l'autoclave avant de servir. On bouchera l'oritice de la tétine avec un petit tampon de ouate. En général. on ajuste d'avance un tube de
lé nous préférons. Avec l'aspiration, est assez fréquent, si on ne le choisit que l'aspiration ne nécessite pas
Le dispositif le plus simple pour filtrer par aspiration est le - suivant (fig. 42). Le liquide à filtrer estdépasé dans uné éprouvette (A) de la hauteur de la bougie ; celle-ci (B) trempe dans le liquide jusqu'à la monture en faïence. De la Létine part un tube de caoutchouc qui relie la bougie à un tube de verre (ca), M lequel plonge au fond d'un flacon conique (flucon laveur ordinaire) destiné à recevoir le liquide filtré. Ce flacon (C) est bouché hermétiquement par un bouchon en caoutchouc à deux ouvertures, l'une pour le tube de verre déjà décrit, l'autre pour un autre lube très court (e,) ne plongeant pas et relié par un tube de caoutchouc à un flacon de Mariotte (D) rempli d'eau dont l'écoulement fera aspiration.
La bougie (B) et le flacon (C) pourront être stérilisés ènsemble de préférence ou | séparément. Il sera bon de vernir ensuite le bouchon en caoutchouc avec de la gutla dissoute dans le chloroforme. La filtration terminée, le tube plongeur en verre sera effilé et fermé à la lampe (c)y le tube court sera bouché avec du coton flambé (a) (fig. 43). On pourra ainsi souffler Fig. #3. par le tube court et recueillir par le tube YA re pass plongeur la quantité voulue de toxine sans AP “4 "7 contaminer le reste, comme pour le remplissage des ballons de bouillon (voy. p.86):
Le flacon conique peut naturellement être remplacé par un flacon ordinaire à deux tubulures où par un récipient quelconque.
ILest bon de régler l'écoulement du flacon de Mariotte avec ui Lube de caoutchouc el une pince de Bohème (fig. 42, E) pour éviter la remontée de l'air dans le flacon.
Cet appareil est volumineux, difficile à stériliser, etl'aspiras tion est trop faible pour faire filtrer les cultures très denses: On peut, il est vrai, remplacer le flacon de Mariotte par une petite pompe semblable à celle dé l'appareil Potain.
Le dispositif de Cuammensax se comprend facilement à l'ins==> pection de la figure 44.
s pelits filtres exigent une forte aspi-
st le plus simple des dispositifs pour ä filtrer de petites quanlilés de 45) d'une bougie (a) de dimensions n peut scier une bougie à tétine à fond), renversée dans une carafe à À est fixée par un large bouchon de bouchon de caoutchouc (d) s'emnne passage à un tube à brome (6) e et la tubulure latérale de la tampons de oyate, et le Loutest
t vingt minutes. On peut vernir.
. Le liquide à
RE de RS Lire a ‘enaisoïén Fist une trompe à eau. Le grand défaut de l'appareil de Kitaeat br edtes idee dehors et, par suite, d'être
Fig. 46.
de Kirasaro. Trompe à eau en verre.
igie, pour filtrer les faibles quantités de liquide qui -duns les autres appareils,
d'Arsonval est une modification de celui de fé à filtrer est remplacée par un flacon |
sans tubulure latérale, Ce flacon est sté-
, bouché avec du coton et contient
Au moment de l'aire fonctionner 1
te et on fait bouillir l’eau contenue
i-ci est plein de vapeur d'eau, on.
+ caoutchouc qui supporte bougie
d Fig. 47.
aux Bougie Chamberland, avec
son armalure métallique que vissée à un robinet d'eau,
x pièces : un cylindre (A), ouvert , avec un pus de vis extérieur, et d'un orifice plus’ petit ayant un
| dire qu'om le vise à qu come dns mn; rappelons qu'il faut stériliser les bougies adaptées aux robi- Duels don ss (par
run avoir de l'eau bactériologiquement stérile le pour faire des dilutions avant ensemencement). les milieux nutritifs liquides, les cultures en . on adapte l'armature métallique à un appareil Nous allons décrire le dispositif Chamberland
nous servons toujours au laboratoire de Lyon, en t toutefois la petite pompe à main par une pompe
te (pouvant sérvir à d'autres expériences, par
fe DR US TS PR 465).
e l'appareil tout monté. 1] se compose:
refoulement
ut (E); ü° du flacon récepteur D li
! (fig. 49). C'est un cylindreen € 8 É Larilné jalécieurement par un can enelrmiiant par un pas de via quk
Fig. 48.
filtration par refoulement,
mdelle épaisse de caoutchouc (I) pour
Deux lettres gravées sur le cylindre et sur le couvercle
Fig. 49.
Appareil à filtration par refoulement.
Coupe schématique d'one partie de la figure 48, avec uno autre forme de fincon récepleur,
doivent toujours étre en regard. Le couvercle est percé de
Den r ée he tous ui rte F de 49, %ÿ Lg 3
effilée (D) sera cassée au mo- | filtré et ce dernier coulera par la n, l'air pénétrant à travers le tam- , On le relève ensuite en mainflamme pour stériliser]l'air qui Bunsen. Ces ballons sont commodes | én raison de l'usure rapide de la et hors d'usage. Ils sont aussi assez rants dans les armoires.
un flacon ordinaire à trois tubumunie d'un bouchon en liège percé » à un tube de verre. L'un (f!), celui , se recourbe en L et sa seconde
d'éta 2 édit. 5
66 STÉRELISATION
| branche aussi longue que la première se termine par une ll pointe effllée. Les deux autres ne plongent pas dans le flacon : l'un (f°) est recourbé à angle obus et est bouché à la ouate ; celui (f:) de la tubulure médiane est adapté au caoutchouc de la bougie, il est étranglé à sa parlie moyenne, Au sortir de l'autocluve les bouchons sont recouverts d'une couche de paraffine ou de gutta. La filtration finie on fond l'étranglement du tube (F) à la flamme d'un bee Bunsen et le flacon est ainsi fermé - sans manœuvre pouvant le conf taminer (fig. 51). On prélévera du liquide filtré en soufflant par le tube (f), au moyen d'un petit tube dé caoutchouc. Telle est la disposition que nous recommandons comme sûre et économique.
On pourrait également adopter celle qui sera décrite pour le lransvasément du bouillon en
petits ballons (p. 85).
Fig. 51. Il vaut mieux stériliser la bou- Flacon F de la figure48, après Sie tout armée de son armature la filtration. métallique, de son caoutchouc el
2 du flacon récepteur; si cet ensemble est trop volumineux pour l'autoclave, on stérilise sépaë flacon et bougie avec des tampons de ouate à leurs
s, et on les rajoute aseptiquement ie mettre l'appareil (Üg. #8) en marche, on visse avec soin. x pièces de l’armature métallique, et celle-ci au cylindre; e beaucoup qu'aucune goutte de liquide (qui provien* la culture au-dessus de la bougie, c'est-à-dire fourit de microbes) ne suinte par ces pas de vis. Une décnoutchouc, interposée entre le cylindre et l'armala bougie, assure la parfaite obturation, On ouvre le on verse le hquide à filtrer dans le cylindre, et ne le couverole, Si on veut ajouter du liquide sans "couvercle, on dévisse simplement le bouchon (K}, et es un entonnoir. Le tube de caoutchouc de fa:
ion (6,47 p. 400 au lieu de libres (2,85 p. 100 au lieu de
i formes (1, 16 p. 100 au lieu un grave défaut pour l'emploi du
ites carafes en amiante qu'on ] es au coton. On les plongeait de à filtrer (fig. 52). Celui-ci pénétrait Létait versé ensuite dans un réci-
é, d'amiante du commerce (filtres
porcelaine : porcelaine d'amiante,
Maillé) s'utilisent exactement comme les bougies Chamberland. On ne sait pas encore si elles doivent leur être préférées pour la filtration courante des liquides.
h. Filtres en terre d'infusoires. — La bougie la plus employée en Allemagne est la bougie 3 Berkefeld. Elle est en terre F D d'infusoires.
Ses pores sont plus larges que ceux de la bougie Chamberland; ce qui la rend plus perméable, mais
Fig. 58.
Appareil d'Arloing pour la décantation d'amiante. et la filtration à travers le coton d'une culture liquide,
plus vile inulilisable pour la filtration hygiénique de
(1898), pour parer à la diminution de la porosité due ion, emploie directement la terre d'infusoires (farine fos- Mamisée ou porlée à + SOU ou + 1000, cette terre est érisée, après refroidissement, et peut être employée direc- On la délaie dans de l'eau stérilisée et on verse le