ANNÉES PERSONNES TRAITÉES MORTS MORTALITÉ P
A Lyon, nous avons inoculé 617 personnes en 1900, et 692 en 1902. Tous nos traités sont pourvus, au départ, d'une carte postale timbrée par laquelle ils nous informent, au bout de six semaines, des suites de leur traitement. La mortalité a été de 0,325 p. 100 pour la première année, et de 0,145 p. 100 pour la deuxième; moyenne : 0,23 p. 100 (Nicolas et Lesikur)*.
Or, avant la vaccination pasteurienne, la fréquence des morts après morsure était, dit-on, en moyenne de 16 p. 100 (Lkblanx) ! En admettant même que ce chiffre soit trop élevé, le traitement pastorien sauve chaque année des centaines de personnes.
Ajoutons que le traitement ne comporte aucun inconvénient sérieux, et absolument aucune contre-indication.
§ 6, — Autres traitements
La méthode pasteurienne est à peu près la seule employée. A peine subit-elle, suivant les Instituts, quelques modifications de détail. A Odessa, on emploie parfois des moelles d'un jour ; à Naples, on sépare par un jour de repos les dernières séries d'inoculations. On a tenté d'appliquer à l'homme d'autres procédés d'immunisation ; nous en dirons quelques mots.
±^ Méthode des dilutions virulentes. — A Budapesth, IIôGYÊs n'emploie pas la dessiccation : il injecte aux mordus pendant quatorze ou vingt jours, des dilutions progressivement croissantes, de 1/10 000 à 1/100, de cerveau rabique dans du sérum physiologique. Ses statistiques sont bonnes (mortalité : 0,37 p. 100).
* J. Nicolas et Ch. Lesieur, Le traitement antirabique dans la région lyonnaise (1900-1901), Journ. de Physiol. etPathoi. gén. 1902, 716-723.
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2<» Injections intraveineuses. — Galtier a montré (1881} qu'une inoculation de yirus actif dans les jugulaires suffit à rendre les herbivores réfractaires à la rage, et Roux et Nocard ont observé ce fait même après contamination. Mais les résultats sont inconstants dès qu'on s'adresse k d'autres espèces animales. Cependant à Kiew, Wvsokowicz aurait pratiqué des injections intra-^vasculaires de virus fixe chez l'homme, dans des cas très graves, et obtenu ainsi des résultats encourageants. (Krashitski).
8^ Sérothérapie. — Le sérum de mouton vacciné est employé en Roumanie par Barks concurremment avec la méthode classique. Tizzoni et Gentanmi recommandent le sérum pour les morsures à la face.
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Introduction a l'étddb de la bactériologie 1
§ 1. Le laboratoire de bactériologie 3
§ 2. L'espèce microbienne 6
§ 3. Des principales causes d'erreur dans rinterprétation des résultats obtenus en recherchant un microbe dans un
organisme infecté 13