‹ Précis de bactériologie pratiqueChapitre 24 sur 147 · RÉCOLTE, FABRICATION, STÉRILISATION, RÉPARTITION, CONSERVATION · texte numérisé non relu

RÉCOLTE, FABRICATION, STÉRILISATION, RÉPARTITION, CONSERVATION

Toute la science bactériologique repose sur l'emploi des cultures microbiennes. Constater indéfiniment la présence de microorganismes dans Tair, Teau, les liquides organiques, etc., n*aurait pas entraîné de grandes découvertes. Le microbe est une algue; il végète, il pullule dans un milieu nutritif approprié*, si celui-ci est ensetnencé, c'est-à-dire reroit un échantillon du microbe à cultiver. Les termes de terrain, semenccy culture, végétation sont donc parfaitement justes. Si la culture est pure, ne contient qu'une seule espèce microbienne, qui a donc été isolée, Tétude des propriétés pathogènes du microbe {inocula-

* Le microbe a besoin, comme toute cellule vivante, d'aliments pour végéter. Il lui faut du carbone, de Vojctjr/ène et de Vhydrogène pour fabriquer les produits ternaires qui composent une grande partie de la masse cellulaire : cellulose, sucres, amylacés ; il lui faut de l'eau. Le corps microbien contient des matières albuminoïdes ; il a donc besoin d'azote, sans parler du soufre et du phosphore. C'est ce besoin d'azote qui nécessite la présence de matières albuminoUles dans les milieux de culture et rend par là leur composition si complexe. L'azote des sels ammoniacaux tels que le laclate ou le tartrate d'ammoniaque est ditticilement assimilable par les microbes : il en est de même de l'azote de l'urée ou des nitrates qui exigent la présence de matières albuminoïdes. Trouver un aliment simple capable de fournir l'azote aux microbes est le problème actuel (voyez p. 81).

Le carbone sera emprunté aux aliments ternaires, c'est-à-dire à des substances organiques précédemment élaborées, car le microbe, prfwé

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