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ÉTUVES ET RÉGULATEURS

par une lame métallique très mince et le régulateur est situé à la partie inférieure de 1 etuve. Ce régulateur est représenté dans les figures 82 et 83. On a construit un modèle mobile pouvant se fixer à toutes les étuves (fig. 86) ; nous le décrirons ici,

bien qu'il dût rentrer dans le ï'* groupe 6. On remplit par la cu-

vette (2) le tube (1) de pétrole ou d'huile d'olive. En se dilatant, le

Régulateur d*ARSONVAL. à membrane métallique, mobile.

Fig. 87.

Régulateur Reichert.

liquide verse dans la cuvette. A la température voulue on ferme le réservoir par le robinet à pointe (3). La membrane métallique est notée (4). On peut régler jusqu'à + \00^ ou môme au-dessus avec ces régulateurs métalliques.

b. Régulateurs indirects. — Le liquide dilatable, enfermé dans un récipient^ plonge dans le liquide du volant de chaleur.

Ce liquide peut agir indirectement ou directement sur l'arrivée du gaz.

REGULATEURS

!.e régulateur mobile de d'Arsonval décrit ci-dessus appartient à ce groupe.

Beaucoup de régulateurs indirects ont eu successivement la faveur des laboratoires. Ils sont actuellement très délaissés. Nous ne ferons que mentionner les régulateurs de ScHLQESiNG, de liAUfciN qui ne sont plus employés (ils sont décrits et figurés dans notre Première édition) .

Le régulateur Reichert ou Chancel (Og. 87) est une heureuse modification de celui de Raulin. Il est peu coûteux. Le gaz suit le trajet (a, 6, c). La colonne de / mercure est mobile et se règle par la vis [d). Un petit oriûce (e) permet le passage d'une quantité de gaz suffisante pour empêcher Textinction du brûleur.

Malheureusement la vis cède à la longue, et le réglage est à recommencer,

Le régulateur Arloing (fig. 88) est le plus sûr des régulateurs de cette catégorie ; aucune pièce n'est mobile. On verse du mercure dans le tube (A), en laissant un assez grand intervalle entre la surface du mercure et le tube (B). On bouche en (C) avec un bouchon de caoutchouc. La sauterelle (D) empêche Textinction. On chauffe l'étuve jusqu'à la température cherchée. A ce moment, on enlève le bouchon (C) et on verse du mercure jusqu'à alileurement du tube (B) . On rebouche et on met le tout eu place. On tâtonnera en enlevant un peu de

Fig. 88.

Régulateur Arloing.

Le réservoir A doit élre proportionne llcmciiL beaucoup plus long que dans la flgure ci-dessus.

KTUVKS ET REGCLATBURS

mercure avec une pipette, si la température est trop basse. Une fois réglé l'appareil (I'Arloing ne peut se déranger. Le régulateur A. et L. Lumière utilise Tacétate d'amyle. La partie therraométrique A C (fig. 89), évasée en entonnoir, peut être fermée par un bouchon en verre rodé (K) . Le tube branché D E F est fermé par un bouchon de caoutchouc (F), traversé par un tube de verre (H) portant un petit orifice. On met du mercure en (!), et on remplit d'acétate d'amyle A C D I. Le gaz de chauffage arrive par (H) et sort par (G). La partie A D est plongée dans le volant de chaleur de i'étuve . On enlève le bouchon (K) et on allume. Lorsque la température voulue est presque atteinte, on met le bouchon en place.

Les oscillations de volume de l'acétate d'amyle obturent ou débouchent Tarrivée du gaz par le tube (H). Si la température obtenue n'est pas assez élevée, on soulève légèrement le bouchon (K). On achève le réglage en montant plus ou moins le tube (H) .

L'entonnoir (C) doit toujours contenir assez d'acétate d'amyle pour que le bouchon (K) soit noyé.

Le coellicient de dilatation et le point d'ébullition de Tacétate d'amyle étant élevés, le régulateur est très sensible.

On peut régler l'arrivée du gaz au moyen de régulateurs électriques. Le mercure, en se dilatant, prend contact avec un fil qui ferme le circuit. Le courant agit alors sur un électroaimant qui ferme l'arrivée du gaz ; une veilleuse empêche l'extinction. La distance entre le mercure et les points du fil sert au réglage.

Voir (p. 122) les régulateurs électriques des étuves à chaufTage électrique.

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Régulateur des frères Lumière.

REGOLATKURS

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2^ Régulateurs à gaz. — Le corps dilatable est gazeux.

a. Régulateurs à air. — On a employé Yair. Le régulateur de Bokr (fig. 90) se compose d'un réservoir (a) rempli d'air, avec son robinet (6), et d'un tube en U (c) dont la seconde branche contient un tube taillé en bec

de flûte (rf) , et muni d'un orifice de sûreté [e) . Du mercure occupe le fond de TU. On ferme le robinet {b) lorsque la température cherchée est obtenue. Le tube (a) doit être très sec. On peut régler à toutes les températures pourvu qu'elles soient aurdessous du point de fusion du verre.

b. Régulateurs à vapeurs sous tension. — Les modifications considérables de la tension des vapeurs aux différentes températures ont servi de base à la construction d'un certain nombre d'excellents régulateurs. Leur sensibilité est incomparablement supérieure à celle des appareils précédents. Ils sont chargés d'un liquide se vaporisant à quelques degrés au-dessous de la température

cherchée : on réglera de + 30<» à -)- 60® avec de Téther, de -f- 60<> à + 100« avec de l'alcool, de -f 100« à -|- IIO® avec de l'eau distillée, de -)- ilO<> à 120® avec une solution de chlorure de calcium. Véther sera donc le liquide le plus fréquemment employé pour les étuves à culture ; les autres liquides sont applicables aux étuves à stérilisation ou à préparation de vaccins.

Le régulateur Rohrbeck est représenté figure 91. Le gaz suit la voie (a, 6, c) à travers le tube {d) taillé en bec de flûte à angle

FiK. 90.

Régulateur de Bohr.

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