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ÉTUVES ET RÉGULATEURS

très aigu, sauf la petite quantité nécessaire à la veilleuse qui traverse directement rorifice (e) . Un diagramme de verre [h] en forme d'entonnoir, à extrémité allongée inférieure, plonge dans le mercure. L'élher remplit la chambre {g). Lorsque réther se vaporise, le mercure est refoulé jusqu'à la ligne poihtillée (t) et ferme en partie Torifice triangulaire, laissant au gaz un passage de plus en plus étroit. On soulève plus ou moins le tube (rf) pour le réglage. Ce tube (d) peut être en acier et se régler au moyen d'une crémaillère.

Le régulateur Chauveau est le meilleur des régulateurs à tension de vapeurs. Il a été imaginé par Chauveau, il y a longtemps, avant tout autre appareil analogue. Le réservoir à mercure est mobile, flexible^ et permet donc, sans changer la quantité de mercure introduite, d'exercer sur le liquide vaporisable une pression plus ou moins forte en modifiant le niveau du mercure. Le tube d'arrivée du gaz est ainsi ûxe. Le réglage se fait par le niveau plus ou moins élevé de la surface du mercure, et peut se calculer mathématiquement, dès qu'on connaît la température d'ébullition du liquide et la pression exercée sur lui. Il faut pour le régulateur un support extérieur à l'étuve ; ce sont de simples clous superposés en série verticale plantés sur la paroi externe des étuves armoires : c'est un support métallique vissé aux étuves métalliques (voy. ÏÉtuve d'Arsonval, fig. 81). 11 va sans dire qu'on peut employer les divers liquides vaporisablcs cités plus haut. L'éther à lui seul est capable de régler à toutes les températures, c'est ainsi qu'on arriverait à régler des étuves à des températures inférieures à + 30" avec de l'éther, en faisant de la dépression mais des rentrées d'air seraient alors difficiles à empêcher. Pour régler au-dessus de -f- 50<^ l'emploi de l'éther exigerait une trop haute colonne de mercure.

Fig. 91.

Régulateur

ROHRDEGK.

de

REGULATEURS

Le régulateur Chauveau , schématisé dans la figure 92, se compose essentiellement de deux pièces en verre reliées par un tube de caoutchouc.

La première pièce (A) contient du mercure et le liquide vaporisable (Féther pour la pratique courante) ; c'est un tube en V) qui aura différentes formes suivant Tétuve à régler. Il aura la forme dessinée figure 81, pour pénétrer dans l'eau ou rhuile des étuves Gay-Lussac, d'Arsonval, etc., à travers un étroit orifice. Il aura la forme de la figure 76 (A) pour pénétrer dans la cavité d'une étuve eu bois (armoires Pasteur, Roux, Chauveau). Cette première pièce est donc fixée à l'étuve, plongeant dans le volant de chaleur ou dans la cavité intérieure. Elle est reliée par un tube de caoutchouc (G) assez fort et rempli de mercure, à la seconde pièce, la plus compliquée (B). Le gaz suit le sujet (E, 6, H.). Un mince tube de caoutchouc muni d'un petit robinet (G) met en rapport les tubulures médianes; c'est la sauterelle, dont le robinet à moitié ouvert laissera toujours passer assez de gaz pour empêcher l'extinction des brû-

Fig. 92.

Régiilaleur Chauveau adapté à une éluve Chaiveau. Se reporter à la figure 76 qui complète celle-ci.

KTIIVKS KT RÉGULATEIUS

leurs. On commence par remplir (A) de mercure sans y laisser une seule goutte d'air, et on y introduit 1 ou 2 centimètres cubes d'éther; on adapte alors le tube (C) et on le remplit de mercure jusqu'à affleurement. On enfonce alors à frottement le tube (B) dans le tube de caoutchouc, et on met de bonnes ligatures.

Si on veut faire monter un peu plus le mercure dans le tube (B), il suliit de l'enfoncer davantage dans le tube (G). L'appareil est alors mis en place, la pièce mobile (B), lixée à un support métallique à glissière, ou simplement suspendue à un clou par une forte ficelle (F). Celte hauteur pourrait se calculer; en pratique on UUouuc jii^tfu'à ce que la différence de ni veau cuir*- le.s deux surfaces de mercure ronviriunMi la l.('int)érature cherchée.

linu saulen-llt^ comme celle qui est empioyiV iUm^ ii^ n'gulateur Chauveau est préfùrabb uux |>etits orilices pratiqués dans le vyrre (ir? iiiilrt s régulateurs, car elle peut être iriîléc.

Le rèytiltilciir Vittion est un régulateur Rohrbeck avec adjonction d'une sauterelle entre [a) et (c) reraplaijant Torifice (e).

fi

UouJ«t;

Fig. 93.

Régulateur métallique de Roux, en U.

3<* Régulateurs métalliques. — Le corps

dilatable est métallique.

a. Régulateurs en U pour les températures

moyennes. — Le principe repose sur le fait de Tinégalité de

dilatation des métaux par la chaleur.

L'excellent régulateur de Houx est représenté, en place dans

REGULATEURS 141

Fétuve armoire de Schribaux, figure 75. Schématiquement, (fig. 93), ce régulateur « est formé de deux barres métalliques, Tune en acier (1), Tautre en zinc (2), soudées ensemble sur toute leur longueur et recourbées ensuite en forme d'U (B) . Le métal le plus dilatable, le zinc, étant en dehors, toute élévation dans la température tendra à rapprocher les branches, et tout abaissement les écartera l'une de Tautre ». Une des branches (la plus éloignée) est fixée à la paroi de Tétuve (A). Une tige (3) ajustée à angle droit sur l'autre branche en suivra tous les mouvements et ira «u dehors ouvrir ou- obstruer Tarrivée du gaz allant au brûleur ; elle sortira de Tétuve par une petite ouverture où elle puisse se mouvoir librement. Cette tige est courbée à angle droit après sa sortie de Tétuve et est traversée par une vis (5) qui peut être fixée à un point quelconque de sa course au moyen d'un écrou (4). L'extrémité de cette vis peut être amenée au contact d'une petite soupape qui règle l'écoulement du gaz. Cette soupape est un obturateur conique en laiton (6) qui termine une tige (7) située dans le prolongement de la vis, et ayant traversé le tube de sortie du gaz. Un petit ressort (8) placé dans ce tube maintient l'orifice de sortie fermé tant qu'on n'appuie pas sur l'extrémité de la tige de l'obturateur (c'est la position de la figure 93). Si celle-ci est légèrement repoussée, le tube est ouvert, le gaz sort de la petite chambre en verre (C) et se rend au brûleur par le tube qui contient le ressort à boudin. Une petite ouverture (9) pratiquée dans l'obturateur suffit à maintenir le brûleur en veilleuse. Tout l'appareil extérieur àTétuve est ûxé à celle-ci en face de l'ouverture qui livre passage à la tige (3).

Pour régler Tétuve on tourne la vis jusqu'à ce que, pressant sur l'extrémité de la tige, elle ouvre largement la soupape, et on allume le brûleur. Lorsque le thermomètre de l'étuve atteint une température inférieure de 0°,5 à celle qu'on veut obtenir, on tourne la vis jusqu'à ce qu'elle effleure l'extrémité de la tige. L'étuve est réglée. Si elle se refroidit, les branches du régulateur s'écartent, et la vis appuyant à nouveau sur la tige ouvre l'arrivée du gaz.

b. Régulateur pour tiautes ou basses températures. — Le régu-

ETUVKS ET REGULATEURS

lateur de Roux ne peut pas ôtre utilisé pour régler une étuve aux hautes températures (par exemple + 110*^ ou + IId**,

pour la fabrication du vaccin du Charbon symptomatique) , qui altéreraient les soudures ou même le zinc.

Leuueux l'a modifié pour l'adapter aux étuves à hautes températures {(i^. 94). Il a uti- ♦ lise l'action directe de la dilatation d'un tube unimétallique. Pour ne pas avoir d'effet en sens contraire, le centre de ce tube est occupé par une iijçtî d'at;[pr au nickel ayant un coefficient de dilalntlon linéaire nul ou presque nul. De cette fai^oiula dilatation du tube (A) se trouve Loialisée à l'extrémité (B) de la tige d'acier. Comme ccUe action est excessivement énergiqin^ eL indépendante de l'élasticité du mêlai, lii mulliplication du mouvement est possiblt; tîur une lame d'acier (D) fortement encaslrf^c dans une plaque (K) de façon à ne perdre aucun des mouvements, par suite d'axes plui* ou moins bien ajustés. La lame (D) doïL Hre très rigide et sans aucune articulation

Lorsqui' le tube (A) se dilate, la lame d'acier (D) ?ie rapproche du tube et le piston contenu dans l'appareil (P) se ferme en obstruant en totalité ou en partie rorifice d'arrivée du gaz. Le réglage se fait en tournant le bouton molleté (1), de façon à faire appuyer une vis contre la barre (B) en bandant plus ou moins le ressort au moyen de ce bouton et du contre-écrou (V). On appuie plus ou moins la lame (D) sur la tige du piston suivant l'allure qu'on veut donner au régulateur.

Fig. 94.

Régulateur métallique de Roux à tube.

• RÉGULATEURS i43

Ce régulateur est également excellent pour les étuves à basse température (étuves à + 22^ pour cultures sur gélatine; voy. p. 102).

40 Brûleurs à fermeture automatique. — Tout régulateur, employant le gaz comme combustible, doit posséder une sauterelle ou un petit orifice pour empêcher Textinction des brûleurs. Cet accident est malgré tout possible ; le gaz sort alors en abondance et forme un mélange détonant.

KocH a imaginé des brûleurs à fermeture automatique. Deux lames métalliques, disposées en spirale, touchent la base de la flamme du bec. En s'échaufTant, ces lames subissent une torsion ; elles se plient en sens inverse en se refroidissant. Ce dernier mouvement ferme, au moyen d'un levier, un robinet dont est muni le brûleur. Ces brûleurs doni^ent une sécurité trompeuse, car les ressorts se détrempent rapidement.

MuNCKE, de Berlin, a imaginé un système de fermeture automatique basé sur les oscillations d un petit volume de mercure déterminées par la dilatation d'une masse d'air. Un tube thermométrique à grand réservoir, courbé en V en son milieu, est suspendu de manière à pouvoir osciller dans un parcours limité par des buttoirs. Le tube est rempli de façon à basculer du côté du réservoir, à la température ordinaire. Un petit bec à veilleuse chauffe l'air du réservoir; celui-ci se dilate et chasse le mercure du côté opposé ; le tube bascule. Si le bec vient à s'éteindre, l'air retombe à la température ordinaire, le mercure revient dans la branche du réservoir, et le tube, rebasculant dans la position première, ferme un robinet qui se trouve sur la conduite du gaz.

Les microbes sont aérobies ou anaérobies. Nous définirons ces ternies au chapitre vi (p. 183). L'immense majorité des microbes est aérobie; ce chapitre, exclusivement consacré à Ja culture et à risolement de ceux-ci, constitue donc une étude de la technique la plus courante.

§ 1. — Culture des aérobies

Nous supposons d'abord qu'on possède une culture pure, et qu'on veut la propager. Lorsqu'on tient à conserver une culture bien végétante et virulente, il faut assez fréquemment la reporter en milieu nutritif neuf. C'est ce qu'on appelle le réenscmencement ou encore le repiquage, s'il s'agit de cultures solides.

Le microbe, en effet, arrive rapidement à user le milieu nutritif dans lequel il végète, par un double mécanisme : il utilise des substances nutritives qui finissent par manquer, et il déverse autour de lui des produits solubles qui modifient la composition du milieu au point de le rendre inhabitable. A ce moment, le microbe souffre, devient moins vivace, perd sa virulence, et finit par mourir. 11 faut donc, sans attendre cette période de vieillesse, régénérer la culture en en transportant une parcelle dans un milieu nutritif neuf. Le temps au bout duquel une culture doit être régénérée est excessivement variable suivant le microbe, le milieu employé, la température ambiante, etc. D'une façon générale une culture en milieu liquide doit être réensemencée tous les six ou huit jours envi-

CULTURE. DES AEROBIES 145

ron ; une culture en milieu solide, tous les quinze jours ou tous les mois; mais, nous le répétons, il n'y a pas de règle. Il vaut toujours mieux pécher par excès de zèle, et régénérer ses cultures le plus souvent possible. Certains microbes sont très difficiles à conserver vivants et virulents, tels le Pneumocoque, le Gonocoque, etc., d'autres sont très vivaces : Bacillus anthracis, Bacille de la tuberculose^, etc. Les microbes qui se reproduisent par sporulation sont naturellement plus résistants que les autres.

±0 Cultures ordinaires en milieux liquides. — Nous supposons qu'on veut ensemencer un ballon chargé de bouillon stérilisé avec une goutte de culture liquide ou une parcelle do culture solide. Nous savons déjà (voir ch. ni, p. 86) comment on obtient des ballons chargés de bouillon stérile; ceux-ci devront toujours avoir été préalablement éprouvés à + 38<>, et être restés clairs après vingt-quatre heures d'exposition ; nous avons décrit la pipette Pasteur et l'aiguille de palatine (p. 20 et 21, fig. 7 et 8); avec une lampe à alcool ou un bec Bunsen l'outillage sera complet.

11 faut d*abord stériliser la pipette ou l'aiguille de platine. La pipette, déjà stérilisée au four Pasteur (son coton doit être couleur café au lait clair), est flambée, d'abord du côté du coton qui doit être mis à la bouche, puis tout le long de la partie effilée; on casse alors la pointe avec une pince flambée, et on stérilise à nouveau la surface de section. On chauffe ensuite fortement jusqu'à ramollissement du verre l'origine de la partie effilée qui se courbe d'elle-même à angle presque droit comme le représente la figure 95. Il faut conserver une longueur de tube effilé au moins égale à la profondeur du récipient dans lequel on doit puiser la semence. Cette courbure a pour but d'empêcher la bouche et la barbe de l'expérimentateur d'être situées, pendant les opérations, dans l'axe de l'ori-

* J. CoiRMONT et Nicolas (Congrès de Lyon. 1894) ont montré que des cultures de Racille tuberculeux humain sont encore vivaces et virulentes pour le cobaye au huitième mois.

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fice ouvert des récipients; elle n'est pas indispensable. Il faudra tenir la pipette en l'air jusqu*à complet refroidissement avant de s'en servir, sous peine de stériliser au passage la semence puisée.

L'aiguille de platine sera portée au rouge d'un bout à

l'autre; on attendra éga- ■- — --- ---zidgtn loment qu elle soit refroidie pour l'employer ; les aiguilles faites avec un ni un peu épais restent chaudes assez longtemps.

Laiguille de platine ou la pipette, stérilisées et refroidies, seront conservées entre deux doigts de la main droite ou saisies avec les lèvres par l'extrémité qui ne plongera pas dans les liquides, ou encore déposées sur deux portecouteaux en verre flambés.

Il faut alors déboucher le récipient contenant la semence. On le saisit avec la main gauche et on Tincline aussi horizontalement que possible; la main droit le débouche. S'il faut enlever un tampon de ouate avec une pince, il est préférable de porter la pipette ou Taiguille aux lèvres et d'avoir toute la main droite libre; si le ballon est bouché avec un capuchon de papier, on saisit simplement l'extrémité supérieure de celuici avec deux doigts libres de la main droite qui a conservé la pipette (encore un avantage des capuchons en papier sur le tampon de ouato). On fait alors passer ouate ou capuchon entre deux doigts de la main gauche qui les tiendront pendant toute l'opération, en même temps que le récipient (fig. 96). Les capuchons de papier devront être maintenus verticaux, l'ouverture en bas, comme le montre la figure 96.

On flambe alors lo goulot du récipient, en le passant deux ou trois fois dans la flamme de la lampe à alcool, et on le maintient aussi immobile que possible, dans la position horizontale, pour empêcher l'introduction des germes de l'atmosphère.

Fig. 95.

Pipette courbée au moment d'être utilisée.

CULTURE DBS AEROBIES

La main droite fait passer rapidement une dernière fois rexlrémité eliilée de la pipette ou Taiguille dans la flamme et la plonge dans la culture.

S'il s'agit de culture solide, on gratte légèrement la surface avec Taiguille de platine ; s'il s'agit de culture* liquide , la simple capillarité de la pipette suffit à faire monter quelques gouttes dans celle-ci. L'aspiration par la bouche est utilisée

Fig. 96.

Ensemenceuient de ballon en ballon.

lorsqu'on veut prélever une quantité plus notable de culture (examen microscopique, plusieurs ensemencements successifs, etc.).

On retire alors aiguille ou pipette, en ayant soin de ne pas heurter les parois du goulot, et on renferme le récipient après avoir flambé le goulot ; on flambera aussi mais légèrement le tampon de ouate. Le capuchon en papier, maintenu bien vertical depuis l'ouverture, n'a pas besoin d'être flambé. Lorsqu'on a prélevé une quantité assez notable de bouillon de culture avec la pipette, il faut éviter que des gouttes de semence ne s'échappent en coulant avant le réensemencement ; il suffit pour cela de boucher l'orifice supérieur de la pipette soit avec l'extrémité de l'index droit, soit avec celle de la langue, si la pipette est maintenue avec les lèvres.

La main gauche redresse alors le récipient qui contenait la

culture, le repose sur la table et prend de même le ballon de bouillon qui doit être ensemencé. La série des opérations est la même jusqu'au moment où la pipette ou Taiguille plongent dans le ballon. Il suffît alors de laisser tomber une goutte de la pipette dans le bouillon ou d agiter laiguille chargée de semence ; il est quelquefois nécessaire de souffler avec la bouche dans la pipette. On retire la pipette ou Taiguille, on flambe le goulot et on rebouche. L'aiguille ou la pipette sont aussitôt grillées à la flamme, pour détruire les germes non employés de la semence.

On collera immédiatement une étiquette sur le ballon ensemencé ; celle-ci devra indiquer d'une façon précise le nom du microbe ensemencé, la date de Tensemencement. le nombre des générations précédentes et toutes les indications particulières nécessaires. Il faut savoir que les étiquettes se décollent facilement sous l'influence de la chaleur de Tétuve ; on peut écrire directement sur le verre. Le capuchon de papier filtre (voir p. 24) permet d'écrire sur lui-même au crayon ; les indications ne peuventainsi être ni décollées ni efTacées comme dans les deux cas précédents.

Le ballon ensemencé est alors porté à Pétuve à -\- 38<> ou à toute autre température indiquée spécialement (voir ch. vu). Lorsqu'on désire simplement propager des cultures, il est préférable de ne pas les laisser trop longtemps à l'étuve où la végétation marche trop vite; dès que le trouble est manifeste, on transporte le ballon dans une armoire bien fermée du laboratoire *. Si l'on veut, au contraire, expérimenter la virulence ou la toxicité d'une culture, il faut la laisser constamment à la même

• Il faut savoir que la luniière est très nuisible aux microbes. Arloing a démontré '^l88oi que les rayons solaires, indépendamment de leur température, sont désastreux pour la ve^ètabilité et la virulence des microbe^. En trois quarts d'heure à six heures d'exposition (suivant la pureté delatuiosphères une culture mycélienne de Bacillus anlhracis est stérilisée. Les spores elles-mêmes peuvent être tuées. Voir la thèse de Gailijihd vL.von. 1887. Action de la lumière sur différents tnicroorganisme.s\. Si la lumière n'a pas tué une culture, elle peut, en tout cas. l'avoir considérablement atténuée.

Il faut donc toujours ronscrver les cultures à l'abri de la lumière.

CULTURE DES AEROBIES

température pour que son âge réponde à une donnée réelle

Toutes les notions précédentes se rapportent à rensemencement dans un milieu liquide quelconque (bouillon ou autre) d'une culture dont la prise vient d'être faite immédiatement. Si nio

rensemencement est tardif, c'est-à-dire si la semence, puisée dans une culture ou dans un produit pathologique quelconque (pus, sérosité, sang, etc.) recueilli aseptiqueraent, a été enfermée dans une pipette, et celle-ci scellée ensuite à la lampe, il faut un tour de main spécial pour ensemencer un ballon avec succès bien qu'avec asepsie. La surface extérieure de la pipette a été contaminée par les germes de l'atmosphère, des doigts, des objets, etc. Si on stérilise cette surface à la chaleur, on risque de détruire la semence incluse ; si on stérilise avec un antiseptique, on ajoute forcément des traces de ce dernier au bouillon qui peut alors devenir impropre à la culture; d'autre part, la stérilisation n'est rien moins que sûre. 11 faut laver d'abord l'extrémité de la pipette au sublimé à j-— , rincer ensuite avec soin à l'eau stérilisée, casser ]e bout de la pointe effilée avec une pince flambée, et griller seulement l'extrémité de celle-ci au bec Bunsen. On entrera le moins possible la pipette dans le ballon. Il faudra habituellement souffler pour faire sortir les produits pathologiques plus ou moins visqueux et coagulés.

Une autre manœuvre est plus sûre, mais plus compliquée et ne s'applique qu'aux cas où le liquide de semence assez abondant remplit une pig. 97.

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