‹ Précis de bactériologie pratiqueChapitre 40 sur 147 · ASPECT DES CULTURE^ LIQUIDES · texte numérisé non relu

ASPECT DES CULTURE^ LIQUIDES

pu faire germer des spores qui avaient été chauffées à + 1^5® dans Tair sec.

D^autres conditions influent encore sur la susceptibilité des spores à la chaleur. Arloing, Cornkvin et Thomas ont vu que les spores du B. Chauvsi, qui, puisées dans le sang, ne résistent pas plus de deux minutes à l'eau bouillante, exigent pour être détruites une ébullition de deux heures si on les a, au préalable desséchées à + 33*». La composition du milieu ambiant a aussi une grande importance. Duclaux a montré que les cellules très jeunes de Tyrothrix tenuis (microbe faisant fermenter la caséine), périssent à + 90<> dans un liquide neutre, et seulement au-dessus de + 100<^ dans un liquide légèrement alcalin ; Tacidité nuit à la conservation de la vitalité. D'autres conditions de vitalité ont aussi leur influence. Les spores de Thyrothrix fUiformis périssent à + 110<> quand elles proviennent de cultures sur gélatine, et seulement à + i20o quand elles sont puisées dans le lait (Duclaux).

Tous ces exemples montrent que la recherche de la température mortelle peut être utile pour Tisolement et ladiagnose d'une espèce, mais elle demande à élre faite dans des conditions bien définies.

50 Aspect des cultures liquides . — Il peut quelquefois donner de précieux renseignements.

Certains microbes, extrêmement ténus {Péripneumonic bovine), peuvent végéter sans modifications apparentes des milieux de culture. Il ne faudra donc pas rejeter, sans examen très minutieux, comme stérile, une culture qui ne présenterai^ pas un trouble manifeste. On a appelé improprement ces microbes : invisibles. Ils sont seulement beaucoup plus petits que ceux que nous sommes habitués à étudier. Cette notion d'extrême petitesse est a méditer longuement.

En général, une culture liquide (en bouillon par exemple) se présente sous Taspect d'un liquide uniformément trouble; lorsque le bouillon se clarifie et qu'un dépôt se forme, cela indique l'arrêt de la végétation de la culture. C'est ainsi que se comportent la grande majorité des microbes (Pneumo-

322 ESAMEX MAClOSCOPIvrS PKS CCLTCIKS

coque. Siaphyiocoqucp9O0émt ,6g. 151 . B. (fEberik, B.co/i, etc.). Le trouble peat être léger, épais, boueux, suÎTanl les cas ; le dépôt peut être fin, floconneux, caîllebolé, gluant, adhérent, etc.. autant de Garactères utiles i remarquer. La présence d'un TOI le épais à la surface appartient à certaines

Fig. iol.

Culture en bouillon : type du trouble uniforme Staphylocoque pifogèneK

Fijr. loi.

Culture en bouillon :

t>*pe du bouillon clair avec flocons {Stt-eptocoque (le MarmO" rek).

Fig. 153.

Culture en bouillon :

type du bouillon clair avec voile à la surface iBacil" lus tubtilis).

espèces (Vibrion cholérique). Un voile léger irisé restant adhérent aux parois quand on incline le ballon s'observe souvent (B. co/i, B. (TEherth, Staphylocoque pyogène^ etc.).

Certains microbes ne troublent pas le liquide et végètent en véritables colonies isolées, par exemple certains streptocoques (tig. 152). Cultivées en bouillon, certaines générations de ces dernier^ forment au fond du ballon des masses floconneuses assez difficiles à désagréger, et le reste du liquide est absolument limpide. Il faut agiter le ballon pour savoir s'il contient une culture ; on voit aloi-s des colonies cotonneuses s'élever en

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