ASPECT DES COLONIES SUR MIXIRUX SOLIDES
spirales jusqu'à la surface. Le Bacille de la tvJberculose humaine ne trouble pas normalement le liquide, mai& végète sous forme de croûtes nageant à la surface ; le bouillon est recouvert dlune pellicule croûteuse, sèche qu'on peut enlever sans la désagréger. Le B. subiilis pousse également à la surface du liquide en formant un voile très épais, uniforme, lisse mais plissé par les progrès du développement (fig. 153). Il en est de même du Bacillus mesentericus (de la pomme de terre).
La consistance dvL liquide de culture est très variable et peut aller jusqu'à un état demi-solide, boueux. Certains microbes donnent un liquide visqueux, filant au point qu'il est difQcile d'en prélever une goutte avec la pipette (Bacille cVune tuberculose bovine de J. Courmont et Nigoijls).
Nous parlerons plus loin de la couleur, de Vodeur, des réactions, etc.
ô^ Aspect des colonies sur milieux solides. — L'importance de la forme des colonies sur milieux solides (méthode de Koch) était considérée comme capitale il y a quelques années. Ne diagnostiquait-on pas le B. coli du B. d'Eberth par Taspect des colonies de ces microbes sur pomme de terre ? Aujourd'hui, sans délaisser l'examen des colonies microbiennes sur milieux solides, on est plus réservé dans les conclusions a tirer de cette pratique ; on sait combien variable peut être la forme des colonies d'un même microbe suivant des conditions souvent inappréciables.
Nous ne parlons ici que des colonies non liquéfiantes (voy. page 242, la Liquéfaction de la gélatine ou de la gélose).
Sur GÉLATINE cn plaques ou en boites de Pétri (fig. 454 et 155), les colonies varient depuis le simple aspect ponctiforme jusqu'à la large colonie envahissant plusieurs centimètres carrés de gélatine ; elle peut être épaisse ou mince, à bords réguliers ou festonnés, en forme de montagne de glace ou ressemblant à une tache uniforme, etc., etc. Malheureusement ces caractères ne sont que des indications pour la diagnose. On sait très bien que tel microbe (le B. d'Eberth par exemple) donnera tantôt une large colonie irisée, festonnée, en montagne de
glace (ng. 155), et tantôt une colonie jaunâtre, ponctiforme ; il suffit pour cela que tel bacille se soit trouvé à la surface de la plaque et tel autre légèrement dans la profondeur (colonie ponctiforme), c'est-à-dire privé d'une quantité suffisante d'oxy-
Fig. 154.
Colonies sur boîte de Pétri, voy. p. 640.
cène. Cela est des plus net avec la méthode d'Esmarch. Une légère différence dans la composition de la gélatine peut aussi modifier complètement Taspect des colonies.
Les cultures sur gélatine par piq?îre s'employaient beaucoup il y a quelques années pour pouvoir observer le développement du microbe le long du sillon de la piqûre. Il se faisait tantôt suivant un trait uniforme, tantôt en grappes de raisin; c'était encore un des moyens de diagnostiquer le B. dEberth. Ces différences ne sont pas caractéristiques, mais néanmoins utiles à noter. Une culture en piqûre dira jusqu'à un certain point si le microbe est aérobie franc ou facultatif (voy. p. 185).