PRINCIPES GENERAUX, OUTILLAGE
stérilisée à l'autoclave dans un tube à essai bouché avec du coton qui entoure rorifice et les ailettes de la seringue qui empêchent celle-ci de s'enfoncer au point de faire toucher le
Fig. 192.
Pipette avec étranglement pour la récolte des liquides pathologiques.
Fig. 193.
Pipette pour la récolte des quides pathologiques.
fond par Faiguille (fig. 194). On peut ainsi la transporter sans la contaminer; le tube servira à la rapporter au laboratoire sans risquer de disséminer le virus.
La capsule de platine (15 à 20 centimètres cubes) est très commode pour recueillir les liquides puisés avec la pipette.
pour écraser les tubercules, etc. Elle se stérilise à la flamme.
Les écouvillons sont indispensables pour prélever les fausses
membranes de la gorge, le mucus nasal, etc. On entortille de
la ouate hydrophile en tampon autour de minces baguettes de
Fig. 194.
Senngue dans un tube stenlisé,
pour le transport aseptique.
Fig. 195.
A, tube stérilisé contenant des
écouvillons. — B, un écouvillon.
bois de 15 centimètres de longueur. Plusieurs écouvillons sont placés dans un gros tube à essai bouché avec un tampon de coton (fig. 195), le tout est stérilisé au four Pasteur.
Les ensemencements, les inoculations seront pratiqués sur place autant que possible.
On relira avec fruit la page 13.
§ 2. — Récolte chez l'homme
1° Sur le vivant. — La récolte sera faite sur le vivan toutes les fois que cela sera possible.
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a. Prise de sang. — La piqûre du doigt à la lancette (la piqûre à la lancette est moins douloureuse et donne plus de sang que la piqûre à raiguille], après désinfection de la peau, est un procédé commode, mais qui ne donne pas assez de sang; Tasepsie de la région est en outre assez difficile à réaliser. Pour faire le séro-diagnostic de la fièvre typhoïde (p. 659) la piqûre du doigt donne suffisamment de sang et l'asepsie n'est pas absolument indispensable. Ce procédé est également suffisant pour la recherche des hématozoaires y des spirilles d'Obermeier.
On opérera ainsi : Laver à la brosse avec eau chaude et savon noir. Laver à Téther. Frotter avec de la gaze imbibée d'alcool. Appliquer un tampon de coton imbibé de sublimé. Laver à l'alcool. Laver à l'éther. Piquer avec la lancette flambée. On pourrait aussi flamber la peau du doigt (p. 37).
Le procédé de la ventouse donne beaucoup de sang mais n'est pas aseptique.
Lorsqu'on Veut ensemencer le sang, un seul procédé doit être employé : Vaspiration dans une veine superficielle» Dans la plupart des infections, les microbes sont très rares dans le sang ; il faut donc ensemencer des doses que la piqûre du doigt ne peut fournir. Enfin, on opère avec certitude d'asepsie.
On choisira le pli du coude comme pour la saignée. On applique un bandage compressif (bande d'Esraarch en caoutchouc) sur le bras pour faire saillir les veines; on désinfecte la peau comme ci-dessus. Prenant alors dans son tube la seringue stérilisée (fig. 194), on flambe l'aiguille en platine iridié et on la plonge dans la veine la plus saillante, en traversant •d'un seul coup la peau et la paroi veineuse. Bien que la pointe soit dirigée vers l'épaule, c'est-à-dire dans le même sens que le courant sanguin, le sang pénètre bien. On aspire lentement. La seringue pleine (i à 20 centimètres cubes) on enlève le bandage compressif et on retire ensuite la seringue. On ensemence immédiatement. On met une simple perle de collodion sur la petite plaie.
b. Prise d'un exsudât liquide. — Pour avoir du liquide de pleurésie, depéricardite, depéritonite, on ponctionnera avec la serin-
gue après désinfection de la peau. Si on désire de grandes quantités de liquide, on se servira d'un flacon semblable à ceux qui sont employés pour la saignée (p. 834) dans lequel on fera aspiration avec la pompe de Tappareil Potain; les tampons de coton devront naturellement être remplacés par des bouchons de caoutchouc ou de liège paraffiné.
Pour le liquide céphalo-rachidien, on fera la ponction lombaire avec la grande aiguille à court biseau (faite spécialement pour cet usage), et on recueillera goutte à goutte le liquide dans un tube stérilisé, si on ne fait pas d'aspiration avec une seringue.
Si ces liquides sont destinés à être inoculés, on les centrifugera.
c. Prise cf un pus. — On ponctionnera avec la seringue munie d'une aiguille large, ou on recueillera les dernières gouttes après ouverture par le chirurgien.
d. Prise de r urine. — On fait tremper le gland pendant dix minutes dans une solution de sublimé à ^000 5 ^^ nettoie le méat à l'alcool et à l'éther. La désinfection faite, on peut employer deux procédés.
L'un consiste à sonder le malade avec une sonde stérilisée et à recueillir lurine dans un flacon stérilisé. L'asepsie de la sonde pourra être vériflée en passant dans la sonde un fll de platine avec lequel on ensemencera un tube de gélose par stries (Enriquez).
L'autre vaut mieux. On fait pisser le malade, et on ne recueille que les dernières portions du jet.
e. Prise de suc pulmonaire (Klempkrkr, Nkttkr). — On ponctionne avec la seringue munie d'une aiguille assez longue. Quoique sans dangers apparents, cette pratique ne doit pas entrer dans les habitudes du clinicien.
f. Prise de suc splénique. — On fait coucher le malade sur le flanc droit. On délimite la matité splénique (il faut naturellement que la rate soit hypertrophiée). On stérilise la peau. On ponctionne avec la seringue, en priant le malade de suspendre sa respiration, pour éviter les déplacements de l'organe et consécutivement sa déchirure suivie d'hémorragie (Cornil). On