‹ Précis de bactériologie pratiqueChapitre 78 sur 147 · RECOLTE CHEZ L HOMME · texte numérisé non relu

RECOLTE CHEZ L HOMME

aspire et on obtient ainsi une ou deux gouttes de «ang. On retire vivement. On met une perle de coUodion sur la plaie.

On doit déconseiller cette méthode comme pouvant être dangereuse. Elle est d*ailleurs devenue inutile pour le diagnostic de la fièvre typhoïde, depuis la découverte du séro-diagnostic.

g. Prise d'un produit solide. — On recueillera dans des tubes stérilisés, ou dans une capsule de platine, les ganglions, fongosites, tubercules, esquilles, etc., enlevées aseptiquementparle chirurgien.

h. Prise de fausses membranes ou de mucosités, — On fait rincer la bouche avec de Teau bouillie, on place Tabaisse-langue. On essuie alors la gorge, les fosses nasales, la bouche avec un écouvillon stérilisé et on agite ce dernier dans un ballon de bouillon, dont le liquide sert aux examens, ensemencements inoculations. Lorsque la fausse membrane a une certaine consistance, ou lorsqu'on désire ensemencer directement un mucus (fausses membranes ou mucosités diphtériques), on se sert de Taiguille de platine rigide en forme de spatule.

i. Prise de matières fécales. — On fait déféquer le malade dans un vase en verre stérilisé, et on prélève avec Taiguille de platine une très petite quantité de matière fécale.

j. Prise de lait. — On désinfecte le mamelon, et on fait sourdre une goutte de lait qu'on recueille avec une pipette.

k. Prise de crachats. — Faire rincer plusieurs fois la bouche et Tarrière-gorge avec de Teau bouillie, et faire cracher directement dans un petit poudrier stérilisé.

2® A Tautopaie. — La prise des liquides pathologiques à Tautopsie ne donnera que des résultats très incertains, en raison de la pénétration des microbes dans les tissus pendant les vingt-quatre heures réglementaires (voy. p. 14).

On puisera le sang dans le cœur. On essuie la surface ventriculaire, on en grille une partie en appliquant une lame métallique chaufTée au rouge ; on ponctionne dans cette zone avec une pipette stérilisée. Il faut aspirer fortement. 11 est parfois impossible de retirer du sang liquide.

On ponctionne de môme la vessie pour recueillir Turine.

Les règles de Tasepsie dirigent toutes les récoltes sur le cadavre. On flambe la surface de Torgane et on prélève avec un instrument stérilisé.

§ 3. — Récolte chez l'animal

1<* Sur le vivant. — Les prqcédés sont identiques dans leurs grandes lignes à ceux décrits pour Thomme.

2® A l'autopsie. — Il faudra toujours prélever la récolte virulente sur Fanimal au moment même de sa mort, pour éviter les inconvénients inévitables des autopsies humaines. Il est même souvent préférable de sacrifier les animaux et de les autopsier de suite.

La mise à mort se fait de la façon suivante : on assomme les lapins en les prenant par les pattes de derrière et en leur assénant un coup du tranchant de la main sur la tête. On pique le bulbe des chiens en introduisant un scalpel à lame mince et courte entre Toccipital et Tatlas ; la lame du scalpel doit être perpendiculaire à Taxe médullaire. On peut faire de même aux lapins, aux oiseaux, aux cobayes. En général, on tue les cobayes et les souris en les chloroformant. Les chats seront tués par la nicotine. On met deux ou trois gouttes de nicotine, avec une pipette, dans la gueule, entre les gencives et les joues; ranimai meurt en quelques minutes avec des convulsions.

V autopsie des gros animaux se fera sur une table à autopsie quelconque possédant un écoulement pour les liquides. Pour les petits animaux, on possède une cuvette en zinc ou en fer-blanc dont les bords sont percés d'une série de trous pour fixer les quatre pattes au moyen de ficelles (fig. 187). Les liquides virulents restent dans la cuvette qui est facilement stérilisable.

On aura avantage à faire dépouiller les animaux, surtout les lapins, avant Tautopsie, les poils étant très encombrants et dangereux pour l'asepsie.

L'animal fixé, on fend la paroi du haut en bas et on examine

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successivement tous les organes, prélevant à mesure, par les mêmes procédés que chez l'homme, tout ce qu'on veut examiner, inoculer. On se hâtera de recueillir les exsudats avant que l'air les ait contaminés. On puisera le sang dans le cœur avec une pipette. On tient le cœur entre deux doigts de la main gauche. On grille une zone de la surface, on pique avec la pipette et on presse avec les deux doigts de la main gauche; le sang monte dans la pipette sans aspiration.

Il va sans dire que toutes ces opérations doivent être consignées, avec leurs résultats, dans le cahier d'expériences.

On a vu au chapitre viii comment on préparait les liquides, les frottis, les coupes pour l'examen microscopique.

Tous les débris des animaux, qui ont été inoculés avec des microbes pathogènes, doivent subir la crémation (p. 5). En attendant, ils seront recouverts d'une feuille de papier filtré imbibée d'antiseptique, pour éviter les mouches.

Les plateaux sont immergés dans du crésyl à 2,5 0/0; les instruments sont stérilisés à l'ébullition.

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