‹ Précis de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 52 sur 218 · Applications · texte numérisé non relu

Applications

Une des plus utiles préparations de ce gaz , indiquée par Ebelmen, consiste à l'obtenir par le traitement des houilles ter-

reuses trop pauvres en charbon, et trop irrégulîères dans leur composition pour être employées directement dans les divers foyers des fabriques. On comprend que de pareils charbons, brûlés sous l'influence d'un courant d'air traversant un excès de combustible dans des fourneaux (*), produisent du gaz oxyde de carbone, d'une composition constante, facile à diriger et à distribuer sous une 'pression fixe, à l'aide de tuyaux et de robinets, dans les divers locaux, sous des chaudières, etc.; ce gaz, enflammé partout où l'on veut utiliser la chaleur de sa combustion, produit des effets réguliers applicables à un grand nombre d'industries.

Depuis quelques années, M. Siemens a construit des fours spéciaux en vue de produire avec des houilles lignites, coke ordinaire ou de mauvaise nature ou à bas prix en certaines localités, du gaz oxyde de carbone, dirigé à la rencontre des courants d'air échauffés dans deux massifs de maçonnerie à claire-voie, où, par des jeux de registres, on fait alternativement descendre l'excès de flamme qui a servi au chauffage, puis monter Fair destiné à brûler le gaz.

Les longues flammes ainsi développées s'appliquent avec succès dans différentes usines , notamment les verreries , cristalleries, fabriques de gaz d'éclairage, etc.

Les observations de M. Le Play et d'Ebelmen ont établi le rôle de l'oxyde de carbone comme agent réducteur dans les hauts fourneaux où il amène le fer oxydé à l'état métallique. M. Gillard essaye d'appliquer le même gaz à réduire le fer qu'il a fait d'abord servira décomposer l'eau pour en extraire l'hydrogène (voy. à la fin du 2e volume Y Eclairage au gaz) (**).

M. F. Leblanc a fait remarquer que le protochlorure de cuivre ammoniacal ne peut servir à doser l'oxyde de carbone contenu dans le gaz d'éclairage, parce qu'il absorbe le gaz oléfiant et plusieurs hydrocarbures ; que cependant ce réactif peut être employé avec succès dans l'analyse de certains mélanges gazeux,

(*) Agent réducteur de l'oxyde de fer, l'oxyde de carbone cependant oxyde rapidement le potassium et le sodium lorsque la température n'est ni très-haute ni très-basse {yoy. plus loin la fabrication du sodium et de I'aluidbtum).

(**) On peut faire l'analyse de l'oxyde de carbone en brûlant dans un tube courbe ce gaz par le bioxvde de cuivre CuO, chauffé au rouge ; l'acide carbonique est ensuite absorbé par la potasse hydratée, et la diminution de volume indique le volume d'oxyde de carbone brûlé.

qu'ainsi on absorbe successivement l'acide carbonique parla potasse, l'oxygène par l'acide pyrogallique, l'oxyde de carbone par le protochlorure du cuivre ammoniacal ; que s'il reste de l'hydrogène et de l'azote , on les détermine par la détonation à l'aide d'une addition d'oxygène et d'une étincelle électrique.

1. CONSOMMATION DU SOUPBE EN FRANCE. — 2. ÉTAT NATUREL. — 3. PROPRIÉTÉS. — 4. PROCÉDÉ POUR RECONNAÎTRE LES HUILES DES GRAINES DE CRUCIFÈRES. — 5. EXTRACTION. — 6. RAFFINAGE. — 7. SOUFRE EN CANONS. — 8. FLEURS DE SOUFRE ET APPLICATIONS DU SODFRE RAFFINE. — 9. EXTRACTION DU SOUFRE DES PYRITES. — 10. APPLICATIONS. — 11. SOUFRAGE DE LA VIGNE.

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