TRAVAUX DES GRENIERS
cuivre placés contre les murs de la pièce, et dans lesquels circule de la vapeur : on peut ainsi utiliser la vapeur perdue des machines à moyenne pression (de quatre ou cinq atmosphères) et sans condensation, employées dans la raffinerie pour faire mouvoir les pompes à air, monter Teau, les formes pleines, et même dans quelques usines les barriques, caisses et sacs pleins de sucre brut (*). Au milieu du plancher de chaque grenier, et au-dessus de Templi, on ménage une ouverture d'un mèti*e ou l^^SS en carré, entourée de garde-fous, et qu'on appelle tracas. Une chaîne sans fin, nommée monte^pains ou monte-charges^ garnie de supports en forme de cercles, circule par les tracas dans toute la hauteur des greniers, et sert à faire monter de rempli aux greniers, ou d'un grenier à Tautre, et redescendre à volonté les formes et divers objets nécessaires au. travail (**).
Les formes étaient anciennement placées dans les greniers, chacune sur un pot; on a remplacé cette disposition incommode par les planchers lits de pains construits d'abord par M. Bayvet et modifiés par M. Leroux -Duffié : ils consistent (pi. XXXI, fig. 6 et 6 bis) en un plancher double i, i', dont la partie supérieure est trouée de façon à recevoir la pointe des formes a, a'\ des lames de zinc doublent le fond intérieur du double plancher, qui est incliné en gouttière; les sirops sont ainsi dirigés dans des conduits c, </, e, dont certaines portions sont mobiles, afin qu'on puisse les nettoyer et changer la direction de l'écoulement vers les réservoirs particuliers à chacune des sortes de sirops. Les formes se rangent par huit de front, sur ces doubles planchers ou coffres qui sont séparés par un chemin occupant la place d'un rang de formes ; les formes rangées sur chacun des coffres, entre deux chemins, forment un lit de pains dont l'étendue varie suivant les emplacements.
Les formes pleines passent habituellement de huit à douze heures dans l'empli et sont montées ensuite dans les greniers.
On met en mouvement le monte-pains dans les supports duquel un ouvrier pose les formes sur leur pointe ; l'ouviier qui les reçoit à chaque étage des greniers, ôte le tampon de linge
(•) On préfère parfois dissoudre celui-ci au rezp-de-chaus&ée , puis éleyer par un monte- jus le sirop au quatrième ou cinquième étage pour le clarifier, {^ojr. plus loin les grandes raffineries modernes,)
(**) On peut faire monter à la fois les formes pleines sur un bâti suspendu à une traverse entre deux chaînes sans fin. Ces monte -charges peuvent rece- ▼oir le mouvement de Tune des machines à Taide d'un simple embrayage.