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CONSERVATION DU HOUBLON

jaune-orangé, à la base de chacune des folioles (bractées) des cônes du houblon. Cette sécrétion renferme, outre Thuile essentielle qui donne à la bière son odeur spéciale, le principe amer qui concourt à sa saveur.

Pour essayer les houblons, on frotte les cônes dans Tintérieur de la main : Todeur plus ou moins forte, plus ou moins agréa-* ble, qui se développe, éclaire le praticien exercé sur la qualité de ce produit.

Cette odeur varie avec la température moyenne des localités où le houblon végète, et selon la saison, l'époque de la récolte, le temps écoulé depuis Temmagasinage et les moyens employés pour sa conservation.

Le climat exerce une grande influence sur le développement et les qualités de Thuile essentielle du houblon, comme cela se remarque pour toutes les plantes aromatiques : dans les pays chauds cette sécrétion est très -abondante, mais d'une odeur moins suave que dans les pays tempérés (*).

Pour obtenir le maximum d'huile essentielle, il faut récolter les cônes du houblon lorsqu'ils sont d'un jaune encore légèrement verdàtre, avant que les graines soient complètement mûres.

Après la récolte, on doit faire sécher le houblon assez rapidement, pour éviter la déperdition de l'arôme, ainsi que sa transformation partielle en résine au contact de l'air. On le consei-ve •en le comprimant le plus possible, dès qu'il est suffisamment desséché. En France, on se borne généralement encore à piétiner le houblon dans des sacs ; cette pression est insuffisant^ pour assurer une longue conservation.

Dans quelques usines on a mis en usage la méthode suivante •qui est bien préférable.

En Amérique et en Angleterre, on se sert de presses hydrauliques, et Ton maintient la pression en cousant solidement les •plis des sacs, ou reliant les pains comprimés, à l'aide de bandelettes de fer et de cordes, entre deux planches ou encore entre <les châssis tendus d'un grillage et liés l'un à l'autre par de gros £ls de fer ; ces pains pèsent jusqu'à 300 kilogr. le mètre cube.

{*) On récoite en Allemagne un houblon dans de^ circonstances telles que très-généralement les graines sont avortées ; et Ton a remarqué que ce sont précisément ces cônes stériles qui offrent les sécrétions douées de Tarome le plus suaye.

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