PLÂTRAGE DES VINS
tiellement unies au tanin. Les marcs de raisin peurent être employés pour nourrir les moutons ou fumer les terres ; papfois on en sépare les pépins à l'aide d'un simple battage, et Ton emploie ces petites graines pour nourrir les faisans. Les rafles peuvent encore être données aux moutons; souvent les marcs de raisin sont mieux utilisés en les distillant afin d'en retirer l'alcool, et d'appliquer chaque jour le marc épuisé à la nour* riture des bestiaux {uoy. p. 489).
M. H. J. Mares, du département de l'Hérault, dans un compte rendu très-intéressant de ses expériences en grand sur la nourriture des moutons avec les marcs de raisin et la feuille automnale des mûriers, annonce que ces aliments lui ont donné des résultats avantageux. 100 kilogr. de feuilles de mûrier associés à 50 kilogr. de luzerne ont été plus favorables encore.
Dans cette alimentation mixte la quantité de marc, pour l'alimentation de 100 kilogr. de poids vivant, serait de 5,27, et le marc excédant la ration d'entretien pour produire une augmentation de poids vivant de 1 kilogr. serait 5,65, équivalent dans le premier cas à 3^,04 de luzerne, et dans le second à 3^,03. [yoy. dans le chapitre suivant Fappareil à distiller les marcs de raisin.)
Dans le midi on fabrique du verdet (acétate de cuivre) en interposant entre des couches de marc de raisin des lames de cuivre. L'alcool restant dans le marc ne tarde pas à se transformer en acide acétique. Sous son influence et sous celles de Toxy-^ gène de l'air, de l'eau, et d'une température douce, le cuivre s'oxyde ; il se forme un mélange d'oxyde et d'acétate de cuivre que l'on extrait à l'aide d'un battage et en radant la superficie attaquée des lames de cuivre.