EXTRACTION DU JUS PAR MACERATION
Le traitement de cette matière première varie suivant que l'on doit se servir des résidus pour la nourriture des bestiaux, ou qu'on ne peut leur donner cette destination.
Dans le premier cas, on placera la cossette sècbe dans un des cuviers de macération, on versera dessus cinq ou six fois son poids d'eau bouiUante, et lorsque cette eau absorbée aura gonflé la substance au point de la mettre dans un état analogue à celui des tranches fraîches, on commencera les lavages méthodiques avec de l'eau pour les premières opérations, puis avec de la vinasse pour toutes les autres.
On obtiendra ainsi, d'une part, le jus sucré propre à la fermen^tion continue, et, d'un autre côté, le résidu de cossette imprégnée de vinasse prêt à mélanger avec les menues pailles, siliques de colza ou fourrages hachés.
Si Ton ne pouvait utiliser les résidus de la macération, on épuiserait méthodiquement la cossette par virements successifs à l'aide des jus faibles et de l'eau, de manière à obtenir les solutions, à 7, applicables à la fermentation, et Ton ferait filtrer de Teau pure sur les cossettes déjà graduellement épuisées par des jus affaiblis.
Ces opérations pourraient convenir dans les grandes fabriques non annexées aux fermes ; elles se feraient ainsi :
On disposerait en une série sept cuviers en bois, ou mieux en tôle, munis d'un faux fond criblé de trous et communiquant tous, les uns avec les autres, par des tubes adaptés à la partie inférieure de chacun sous le faux fond et aboutissant à la partie supérieure (à 1 5 centimètres des bords) du cuvier suivant, comme dans l'appareil à série de trois cuviers décrit plus haut. Au moyen du robinet supérieur à trois eaux, on pourrait envoyer de chacun des cuviers, à tour de rôle, le liquide sucré déplacé par les solutions plus faibles, dans une, ou mieux dans plusieurs cuves simultanément, de façon à réaliser, par les procédés indiqués plus haut, les avantages de la fermentation continue.
ftUm Extraetlon du Jus par mAeératlon.
En employant le ^ytème de macération dû à Mathieu de Dombasle, et simplifiant l'appareil de déplacemei^t ou lessivage méthodique de M. de Beaujeu, M. Dubrunfaut a effectué l'extraction, par l'eau, du jus des betteraves découpées en tranches ou prismes.