‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 209 sur 412 · Inconvénients des liquides résidus des dIstiIlerleB · texte numérisé non relu

Inconvénients des liquides résidus des dIstiIlerleB

Déjà nous avons signalé plus haut les inconvénients graves que peut offrir au voisinage l'évacuation journalière de ces résidus liquides (vinasses et petites eaux des rectifications) : non-

(*) Les débitants emploient nn stratagème înofTensîf pour faire piraî(f^ \f* prunes d*un beau vert : ils mettent les fruits daus des bocaux m Terre Tfrt qui reflète une belle teinte verte sur les prunes vues au travers des parois.

EAUX DES DISnLLERIES. 593

seulement ces liquides répandeni directement une odeur désagréable, mais encore, s'ils arrÎTent dans des étangs, mares ou même dans des cours d'eau peu volumineux, ayant peu de vitesse, ils éprouvent spontanément des fermentations acides et putrides qui peuvent infecter les eaux dans ces situations, et Tair aux alentours.

Si, d'ailleurs, les terrains sur lesquels de telles eaux séjournent et se putréfient contiennent des sulfates, notamment du sulfate de chaux, si généralement répandu dans la nature, ce sulfate est réduit, sous l'influence désoxydante des matières organiques en fermentation (*), à l'état de sulfure de calcium, et ce composé, attaqué par les mêmes eaux acides, dégage de Tacide sulfhydrique, gaz des plus infects.

Pour éviter tous ces inconvénients, le meilleur moyen, sans doute, est d'adopter une méthode qui, comme celle de M. Champonnois décrite plus haut, permette d'utiliser les vinasses avec les pulpes et de n'écouler au dehors que les eaux de lavage des betteraves et des appareils, ces eaux étant à peine putrescibles.

Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser les vinasses, on peut essayer de les faire servir à des irrigations, directement, dans les terres abondantes en carbonate de chaux, et après les avoir saturées par la chaux pour les terrains dépourvus de calcaire.

On pratiquerait facilement ces irrigations à l'aide des tubes de drainage disposés en pente légère sous le sol, à une profondeur de 50 centimètres. Les tubes, placés bout à bout, seraient maintenus à l'aide de manchons embrassant chaque joint : système praticable même dans les terrains argileux drainés *, dans ce cas, les drains, à la profondeur de 1"* à l^i^b^ enlèveraient l'excès d'eau, après une filtration dans le sol qui y aurait laissé la plupart des principes fertilisants. On pourrait étendre ces irri* gâtions fécondantes au moyen des pompes foulantes et des tubes en tôle bitumée qui enverraient les liquides de niveau ou remontant une faible pente, moyennant une dépense minime de 2 centimes et demi par mètre cube et par kilomètre, suivant 1 expérience en grand faite par M. Mary au dépotoir de la Villeiie.

(*) ^ojr. le Mémoire de M. Chevreul sur les causes dUnfection du sol des ^iles, Bulletin de la Société impériale et centrale J* agriculture , ann^e 1853-;

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