Aleo»! Miliydre
L* alcool retient avec une telle énergie les dernières portions d*eaa, qa*il serait impossible de les éliminer directement; on n^y peut parvenir que par Tintervention de composés capables d'enlever Teau à Talcool et de la retenir à des températures plus élevées que celle de rébullition dé ce liquide. La cbaux vive remplit ces conditions : on met, 10 ou 12 heures d*avance, 1 alcool en contact avec la chaux en excès , dans une cornue de fonte, et comme l'hydrate de chaux qui se forme pourrait résister à une température voisine du rouge, on peut &cilement chauffer le mélange au bain-marie, recueillir la vapeur condensable dans un serpentin bien rafraîchi. Ce procédé sulBt pour préparer Talcool dit anhydre, tel qu^on Temploie dans quelques applications aux arts, notamment pour composer, avec 25 de son poids d'essence de térébenthine bien rectifiée, le liquide éclairant dit gaz liquide.
Mais Talcool dans ce cas retient toujours quelques millièmes d'eau; si Ton veut les lui enlever, il faut y faire dissoudre 5 à 10 pour 100 de potasse caustique, et en distiller immédiatement au bain-marie de chlorure de calcium ou à feu nu seulement les |. On parvient à obtenir de cette manière l'alcool anhydre doué des propriétés que nous avons indiquées plus haut, n est facile de constater que l'alcool est réellement anhydre en y jetant nn peu de sulfate de cuivre sec qui est blanc, et qui, s'il y avait de l'eau, s'en emparerait en prenant la coloration bleue du sulfate de cuivre cristallisé ou dissous.