MATIERES PREMIERES
boue 0,44..., plus de Thydrogène et de Toxygène 0,55..., ces deux derniers éléments combinés entre eux suivant les rapports qui constituent Teau, c'est-à-dire comme 12,5 d'hydrogène est à 100 d'oxygène.
Une condition que doit, en outre, remplir cette substance organique après avoir subi l'action des agents chimiques (eau, soude, chaux, chlore) qui Font débairassée des subâtances étrangères (matières azotées, grasses, colorantes, salines, etc.), c'est qu'elle demeure sous la forme de filaments assez souples pour se feutrer en s'entre- croisant.
On doit donc reconnaître aujourd'hui trois grandes classes de matières premières : le coton (poils de la graine des cotonniers, GossYPiuM herbaceum^ indicum^ arboreum^ etc.), formé de tubes visibles au microscope, à parois tellement minces que, sous la moindre pression, ils se dépriment en rubans. Dans la seconde classe, on peut ranger les fibres textiles corticales ou disséminées dans les tissus cellulaires de diverses plantes (chanvre, lin, Aga\fe am.^ Phormium tenax^ j^^tc. Cor chorus capsularis^ bananier Musa textilisy China grass, Urtica niusea ou Bœhmeria), Ces fibres, très-longues, sont caractérisées par leurs parois épaisses formées de couches concentriques de cellulose douée d'une cohésion graduellement moindre de la superficie plus anciennement sécrétée, jusqu'aux parois internes déformation plus récente; il se rencontre même parfois, dans la cavité tubulaire, des granules amylacés isomériques avec la cellulose, mais plus faiblement agrégée, attaquables par l'eau bouillante et susceptibles de bleuir par l'iode. Toutes ces fibres à parois épaisses gardent, sans se déprimer sous le microscope, leur forme cylindroïque ou prismatique, et se distinguent aisément par la, même engagées dans le feutrage du papier, des minces tubes du coton aplatis et contournés en rubans.
Les fibres textiles précitées ont un diamètre plus ou moins fort, et sont plus grossières ou plus fines suivant qu'elles proviennent de plantes plus ou moins développées, et sont ellesmêmes plus ou moins jeunes (*). On peut ranger dans la même classe les feuillets du liber, formés de fibres anastomosées plus
{*) CVst ainsi, par exemple, que Ton peut obtenir les plus déliés et flexibles filaments de lin, propres aux fins tissus de battste, à Taide d'une culture seirée de la plante, qui donne des tiges grêles et qu'on a le soin de récolter en fleur» ou avant la formation de la graine. On comprend que les débris de ces tissas paissent donner un papier fin et résistant.