G66 EXTRACTION
don plus facile, mais il présente plus de chauces de destruction partielle de la cellulose fibreuse.
Le bain se compose de 94 adde chlorhydrique fort (à 21^), plus 6 d'acide azotique ; l'immersion des rondelles, durant 6 à 12 heures, se fait dans des vases cylindriques en grès, d'une contenance de 900 litres (fabriqués à la Ghapelle-aux-Pots, près Beauvais) ; le bois absorbe environ 0,5 de son poids du liquide acide ; le surplus de cet acide, complété par un bain yierge, sert à une opération suivante: une partie des matières colorantes et résineuses se transforme en acide picrique ; la matière incrustante est dissoute ou devenue soluble ; la cellulose fibreuse n'est pas sensiblement attaquée, du moins au point de vue manufacturier.
2* Traitement a chaud par F eau régale étendue, — Ce traitement permet de mieux ménager les fibres résistantes et attaque plus régulièrement les substances étrangères, pour 100 de bois : Feau régale, composée de 6 d'acide chlorhydrique et 4 d'acide azotique, est étendue d'un volume d'eau suffisant pour que les rondelles de bois se trouvent complètement immergées (ce qui représente 25 d'eau pour 1 d'eau régale). L'opération a lieu dans une grande cuve en bois, munie d'un fond en granit avec joints en caoutchouc vulcanisé; on fait barboter pendant 12 heures de la vapeur d'eau au fond de la cuve, à Faide d'un conduit en bois, muni à sa partie supérieure d'un petit appareil de sûreté s'opposant à l'absorption du liquide acide dans le générateur. Après le traitement à chaud ou à froid par l'eau régale, ces rondelles sont lavées à l'eau froide renouvelée dans la même cuve, égouttées, puis extraites et réduites, sous des meules verticales en granit, à l'état d'une pulpe brune ; celle-ci est soumise à de nouveaux lavages, et ce qui peut rester d'acide interposé est saturé à Taide d'une petite quantité de lait de chaux.
Lesswage, — Cette opération a lieu sur 1500 kilogr. de bois, de paille ou de sparte dans la chaudière cylindrique à double enveloppe, de l'invention de MM.Neyret, Orioli etFrédet (décrite plus haut) ; on y emploie soit 3000 litres d'ammoniaque du commerce (*), soit par 100 kilogr. de bois sec l'équivalent de sel de soude à 75^, dissous dans 6 fois son poids d'eau, rendu
(*) L'addition à cette quantité de 25 ou 30 kilogr. de soude causti^e est utile, afin de maintenir la causticité de Tammoniaque et de concourir aux réactions.