Composlllon Immédiate
Afin de mieux faire apprécier les résultats de la fabrication, ainsi que les applications des résidus , nous avons indiqué cidessous la composition immédiate moyenne des tubercules.
Composition immédiate de la pomme de terre (des bonnes Tari^tés).
Ean 74,00
Féeak «0,0*
î.p\âeniie, tissu de celloloie, pectose, pectine, pectates de chaux, sabstance co*
lonUe en bmn 4,6&
Albnmiiic, aspangîne et autres madères asoties 3,4S \ ,
Madàes grasses 0,H f
Socre, résilie, liuile essentieUe (et solanine?) *i^^} *j^
Gtrate de poUsse, phosphates de poUsse, de chaux, de magnésie, ) j o6 l silice, oxydes de fer et de manganèse ( ' ]
Essai des tubercules, — * Pour déterminer approximatiTemenC la quantité de fécule contenue dans une variété de pommes de terre, on coupe en tranches minces plusieurs tubercules, puis on les desséche; déduisant du poids obtenu 6 pour 100 de la matière employée, le reste indique la quantité de fécule sèche.
Si Ton ne découpait qu'une portion des pommes de terre , il faudrait avoir le soin de prendre, proportionnellement à la masse de chaque tubercule, les parties centrales ou médullaires et les zones corticales , car celles-ci renferment jusqu'à 3 ou 4 pour 100 de fécule de plus que les premières.
s. CrraBalatioB et deasfeeatioB des pommea de terre.
Depuis longtemps on était parvenu à dessécher les pommes de terre, réduites en une substance pulpeuse, par la cuisson à l'eau bouillante, ou mieux encore à la vapeur. Temaux avait fait, vers 1820, de cette opération la base de plusieurs préparations alimentaires d'une conservation facile ; malheureusement, on ne put rendre les manipulations assez économiques pour généraliser cette méthode. M. GhoUet a résolu le problème à l'aide des ingénieux appareils qui diminuent considérablement les dépenses, en rendant mécanique et continu Tépluchage, ainsi que la graduation et la distribution de la pulpe sur les châssis à porter aux séchoirs. Les figures 1 , 1 bis et 2 de la planche XXIII montrent les. principales dispositions introduites dans cette industrie; nous les indiquerons successivement en décrivant les opérations suivant l'ordre où elles s'effectuent.
Les pommes de terre à leur arrivée, ou prises dans les magasins de la fabrique, sont élevées, à l'aide d'une chaîne à godets, à la hauteur d'un premier étage où se trouvent deux laveurs mécaniques : cylindres à claires-voies, semblables à ceux décrits plus loin, usités dans les féculeries et les sucreries de betteraves.
CHIVn WDUSTH. II — 9
no AMIDON OU FÉCULE AMYLACÉE.
Entre les deux laveurs, on dispose un plan incliné sur lequel roulent les tubercules, afin que le triage de ceux qui seraient altérés par la maladie spéciale ou pourris puisse se faire aisément. Des femmes sont ordinairement chaînées de ce soin. Au fur et à mesure du triage, les pommes de terre saines passent au deuxième laveur, d'où elles sortent pour entrer dans Tatelier de cuisson, sis au rez-de-chaussée.
La cuisson s'effectue à la vapeur, dans des caisses de tôle zinguée, ayant 60 cent, de large, 80 cent, de haut et 1 mètre 60 cent, de long. Les tubercules y sont introduits au moyen de petits chariots sur rails, remplissant presque tout le volume et portant une charge de 22ô kilogr. On ferme avec un obturateur à vis le devant de Tétuve. En 40 minutes la cuisson est ordinairement complète ; on s'en assure m passant dans un petit trou une mince tige de fer, qui doit entrer et passer au travers des tubercules cuits sans rencontrer une trop forte résistance ; on prolongerait de quelques minutes si ce terme de la cuisson n'était pas atteint. On ouvre la caisse alors, et le chariot qui en est retiré roule sur un petit chemin de fer, régnant le long des caisses et aboutissant à une grande salle dallée ou bitumée, destinée a Tétendage et au refroidissement des pommes de terre cuites. Cette opération a pour but de rendre plus friable ou moins adhésive et pâteuse la pulpe des pommes de terre {*), L'étendage dure de 12 à 18 heures, suivant la température extérieure et réchauffement du sol par les opérations qui se succèdent.
Au bout de ce temps, à l'aide d'une chaîne à godets, on élève les tubercules (cuits et refroidis) au-dessus d'une trémie a (fig. 1 et 2, pi. XXIII). En tombant au fond de cette trémie les pommes de terre se trouvent entraînées entre les deux cylindres horizontaux i, écartés de 20 mill. et ayant chacun 30 cent, de diamètre et 90 cent, de longueur; en tournant en sens contraire, ces cylindres concassent les tubercules en menus fragments; deux lames tangentes, suivant une génératrice, à la surface de chaque cylindre, enlèvent la pulpe adhérente et la forcent à tomber avec les fragments dans la trémie inférieure c; au fond de celle-ci se trouvent des cylindres creux ^, en laiton, inclinés à 30% ayant 40 .cent, de diamètre et 60 cent.
(*) On pourrait peut-être éviter ce refroidissement en efTectuant la cuisson par un courant de vapeur surchaufTce qui, enlevant un peu d*eau, rendrait moins pâteuse ou moins farineuse la masse des tubercules cuits.
de longueur. Ces cylindres soDt criblés de trous de 4 millim. au nombre de 15 000 sur chacun d'eux, leur écartement n'é* tantque de 2 millim.; on comprend qu^en tournant en sens contraire, ils compriment fortement les fragments de tubercnlei engagés entre eux ; que la pulpe , passant au travers des trous, entre dans Tintérieur de chaque cjlîndre et s*écoule vers leur extrémité la plus basse, où elle tombe dans un conduit vertical h h\ tandis que les pellicules ou épidermes des pommes de terre laminés passent entre les deux cylindres, entraînant une certaine quantité de pulpe adhérente. Deux lames de couteau, tangentes à la surface de chaque cylindre, détachent continuellement les portions adhérentes et les font tomber dans la trémie e, entre deux cylindres f semblables aux précédents, inclinés de même et d'égales dimensions, mais criblés d'un plus grand nombre de trous plus petits, 20 000, ayant 3 millim. de diamètre; Técartement entre les cylindres, également moindre, est seulement de 1 millim. et demi. Les pellicules, en passant fortement comprimées entre ces deux derniers cylindres-passoires, sont dépouillées de la presque totalité de la pulpe, qui se réunit à la précédente dans le conduit vertical hh! ; tandis que les peU licules tombent, détachées par deux lames de couteau tangentes, dans un caniveau g^ où une vis d'Archimède horizontale les pousse continuellement au dehors, dans un conduit vertical audessous duquel se trouve le récipient de ces pellicules.
Quant à la pulpe qui est sortie des deux paires de cylindrespassoires, elle tombe spontanément dans la trémie i (6g. 1, 1' et 2), au fond de laquelle deux cylindres/ y (fig. 1 bis)^ tournés, en fonte, ayant 20 cent, de dÛamètre et 80 cent, de longueur, tournant en sens contraire, l'engagent entre eux et la refoulent continuellement dans une caisse ^, dont les côtés, munis de couteaux, raclent la superficie des cylindrées. Le fond de cette caisse est percé de trous par lesquels la pulpe est poussée sous forme de vermicelle court ; à mesure que cette sorte de pâte moulée tombe, des châssis tendus en canevas l'enlèvent successivement posés sur une double chaîne sans fin / /ti, mue d'un mouvement de translation dont on modère à volonté là vitesse par des roues à courroies de différents diamètres, de façon à charger, durant leur passage, les châssis chacun de ô kilogr. de pulpe.
Ces châssis, posés vides â l'un des bouts par une femme, sont, à l'autre bout, repris pleins par une autre femme qui les empile
sur un chariot, d'où un inonte-chargc les enlève et les porte à Tatelier supérieur des étuves.
Là, 40 étuves doubles, sous forme de caisses ou de grandes armoires rectangulaires, reçoivent chacune, sur autant de doubles coulisses horizontales, deux rangées verticales de 22 châssis, ou 44 châssis, portant ensemble 220 kilogr. de la pulpe de pomme de terre cuite.
Au-dessous des 40 étuves règne un conduit, ou gros tnbe compdun, de 60 cent, de diamètre, apportant Tair chauffé à 50 ou 60^ par un calorifère, et Vefoulé par des ventilateurs. Cet air travet-se dans chaque étuve la double rangée de châssis, entraînant Thumidité vers la partie supérieure où il passe dans un autre conduit ou tube commun qui peut, soit le diriger au dehors, soit le faire circuler dans des conduits destinés à entretenir une douce température dans des ateliers voisins.
La dessiccation s'achève en 3 heures, de sorte qu'en 24 heures, effectuant 7 opérations, y compris le temps de charger et de retirer les châssis, on peut, avec les 40 étuves, dessécher 61 600 kilogr., ou, en nombres ronds, obtenir le produit de 60 000 kilogr. de pommes de terre, pesant sec 13 000 kilogr.
Dans l'usine en question on consomme pour la force mécanique dOOO kilogr. de houille, et pour le séchage 10 000 kilogr., qui, s'appliquant à Tévaporation de 47 000 kilogr. d'eau (sur les 60000 kilogr. de pommes de terre), représentent 4 kilogr. 7 d'eau évaporée pour 1 kilogr. de houille brûlée.
On réaliserait une économie plus grande en employant la vapeur pour l'effet mécanique d'abord, puis en l'utilisant une deuxième fois au chauffage par sa condensation autour des tubes à air.
On prépare dans plusieurs usines des pommes de terre faciles à conserver en faisant éplucher à la main les tubercules à l'aide de couteaux à talons qui limitent presque à l'épiderme et au tissu herbacé la portion corticale enlevée; les pommes de terre épluchées sont réduites en prismes au moyen d'un coupe-ra* cines; elles tombent directement dans l'eau froide (parfois aiguisée d'un demi-millième d'acide sulfurique ou chlorhydrîque qui prévient la coloration brune), puis on les étend aussitôt sur une touraille double ou simple {poy. larticle Bière et les figures 1 , 2, 3, 4 de la planche XXXYI), où elles se dessèchent en prenant on retrait d'environ 0,75 et une demi-transparence qui rend leur aspect agréable.
AMIDON OU FECULE AMYLACEE. 133
La pomme de terre granulée ou desséchée en prismes se conserve fisicilement. Elle est utile pour les approvisionnements, jusqu'aux récoltes suivantes, les exportations et la consommation durant les voyages. On en fait un commerce important avec TAngleterre, cette substance formant la base de la partie végétale de Falimentation des travailleurs émigrants transportés aux colonies.
•• Extraetlon de la féenle t série des opératloBS*
Trempage des pommes de terre^ — lavage^ — épierrage^ — râpage^ — râpe noui^elUy — tamisage de la pulpe^ — dessablage de la fécubs^ — épuration ^ tamisage fin^ — premier égouttage^ — deuxième égouttage sur plâtre^ — cassage, — dessicca" tien à Pair (pu égouttage forcé dans la turbine) , — séchage à Fétutfe^ — écrasage^ blutage^ emmagasinage, procédés et appareils d'extraction continue. — jimidon des marrons dinde.
Trempage. — Les pommes de terre des sols argileux doivent être, avant le lavage, immergées dans Teau pendant quelques heures, afin de délayer la terre et les corps étrangers adhérents qui deviennent alors plus faciles à enlever. Le trempage se fait dans de grandes cuves en bois ou des bassins en maçonnerie, munis de bondes pour le départ des eaux sales, et de vannes pour la vidange des pommes de terre.
Lavage. — Le laveur mécanique est un cylindre creux tournant sur un axe, et formé de liteaux en fer ou en bois de 1 à A centimètres de largeur, séparés par des intervalles del5.millimètres, pour donner passage à la terre et aux petites pierres. Ce cylindre, un peu incliné, plonge jusqu'à la moitié de son diamètre dans Feau d'une caisse; il est animé d'un mouvement de rotation de 10 à 15 tours par minute qui fait frotter les pommes de terre entre elles et contre les liteaux du cylindre laveur. Les tubercules, chargés dans le laveur par le bout le plus élevé, sortent par Tautre extrémité, à Taide d'une grille en hélice adaptée sur l'axe et les parois intérieures : relevés ainsi par-dessus les bords de la caisse, ils roulent sur un grillage en plan incliné qui les conduit à l'épierreur par une table en pente légère (*).
'*) Il serait probablement avantageux d*effectuer un nettoyage plus énergique: par exemple à Taide d'un cylindre armé de brosses rudes tournant sur ion axe au milieu d^un cylindre creux en i6!e ou de deux disques horizon-
Epierrage. — On emploie maintenant dans les féculeries bien installées répierreur imaginé par M. Joly de Compiègne et que représente la figure 183 : une auge demi-cylindrique maintenue
à demi pleine d'eau, suivant le niveau AB; un arbre en fer CD garni de tronçons (fig. 184 et 185} en fonte formant une sorte de râteau en hélice reçoit, par un pignon E, un mouvement de rotation qui agite les tubercules tombant du laveur en A, et
poussés par le râteau en hélice, sortent par une ouverture latérale vers Tautre extrémité pour se rendre dans la trémie de la râpe. Les pieires, plus lourdes que les tu- Fijr. 185. bercules, roulent vers Textrémilé inférieure de l'auge d'où on les relire de temps à autre en enlevant l'obturateur qui ferme le trou (t homme.
Fîfï. 184.
taux également garnis de brosses ; entre les deux cylindres ou entre les deux disques un intervalle libre serait ménagé, suffisant pour engager un tubercule de grosseur moyenne (le9 plus petits et lei plus gros ayant, au préalable, été séparés par un criblage et réservés pour d'autres épurateurs à brosses}. L'énergique friction ainsi produite sur les tubercules arrosés par un (ilet d*eau sufUrait pour enlever lépiderme et les substances grises y adhérentes. On obtiendrait
{)lus facilement ensuite de la fécule plus blanche tout en réduisant la durée ou e nombre des opérations de lavage.
AMIDON OU FÉCULE AMYLACÉE. i^S
RâpcLge* — La râpe A (pi. XXIV) est un cylindre armé de lames de scie écartées de 2 centimètres les unes des autres par des barres ou liteaux de fer.
Ces lames dentées sont placées dans le sens de Taxe normalement à la superficie du cylindre qu'elles dépassent de 2 millimètres. La râpe cylindrique en fonction tourne avec une vitesse de 700 à 800 tours par minute. Ces dispositions ont pour but d'atteindre et de déchirer le plus grand nombre possible des cellules de la pomme de terre.
On doit pouvoir faire cesser le contact entre les dénis et les tubercales dès que certains corps durs (cailloux, morceaux de fer, etc.), accidentellement mêlés aux tubercules B, sont atteints par la râpe. On y parvient â Faide d'une bascule qui, à Tinstant où elle, est poussée, écarte le bas du volet CD tournant sur un axe au-dessous de D et ouvrant la trémie.
Pendant le râpage, un filet d'eau E coule constamment sur la surface du cylindre dévorateur ; il concourt, avec la force centrifuge, à dégager ce cylindre de la pulpe adhérente. Toute la pulpe des pommes de terre tombe dans un récipient G, d'où elle est distribuée sur le tamis par une chaîne sans fin.
Râpe nouvelle, — M. Champonnois vient d'introduire dans deux féculeries une râpe particulière qui, sans doute, se propagera dès la prochaine campagne chez les manufacturiers , car elle donne une pulpe plus régulière et plus fine(*), d'où l'on extrait, pour 100 kilogr. de tubercules, 17 à 19 de fécule sèche au lieu de 15 à 17, c'est-à-dire un dixième environ du produit commercial au delà de ce que l'on peut obtenir de la même variété (patraque jaune) en employant la râpe ordinaire. ,
{*) Exempte de ces tranches de pomme de terre, plus ou moins épaisses, que font passer par une sorte de laminage les cylindres à denture externe vers la fin du râpage de chaque tubercule.
Durant la première application de cette râpe les lumières étroites (1 millimètre) entre les couples de 2 liteaux en fer, maintenant chaque lame, étaient en quelques heures engorgées par une incrustation qui, réduisant à | millimètre llntervalle, s'opposait au passage de la pulpe : consulté par Tinventeur, j'ai reconnu, au microscope, que Tincrustation était produite par des plaques supeqxMées de Tépiderme; ces incrustations desséchées contenaient, pour 100 parties, diaprés une analyse que j'en ai faite avec M. Champion, 8,44 de cenares, renfermant elles-mêmes 0,045 de phosphate de chaux plus de Toxyde de fer. Il a suffi de chauffer à l'aide ae quelques charbons Tintérieur de la rftpe pour rendre faciles à détacher les fragments d'épiderme, en passant une ûme mince dans les lumières, puis achevant le nettoyage par un simple Ivossage snr toute la superficie.
AMIDON OU FECULE AMYLACÉE.
Cette nouvelle râpe, représentée par les figures 186 et 187, se compose d'une sorte de boisseau cylindrique fixe A dans lequel on adapte, suivant les génératrices, des lames de scies dentées (des deux côtés) et dont la denture dépasse seulement de ^ millimètre la surface interne du cylindre, celui-ci ayant 30 centimètres de diamètre. Les dents ont à la base 1 millimètre {• de large, leur longueur est de 2 millimètres, Tépaisseur des lames est de 1""',5, les liteaux ont 1 centim. de large, 4 millimètres ^ d'épaisseur et 21 centim. ^de longueur. Les lames de scie ont 20 centim. de long ; maintenues chacune entre deux liteaux, elles se trouvent
Kig. 1 87.
Fig. 186.
Fig. 188.
distantes Tune de l'autre de 12 millimètres (un tambour mobile en tôle régularise l'affleurement des lames au moment de la monture), chaque lame est intercalée entre 2 liteaux; entre chaque assemblage est un intei*valle (lumière) de 1 millimètre , dispositions indiquées sur des échelles plus grandes en A (fig. 1 88 et 1 89]. Suivant l'axe du cylindre, un arbre également horizontal, mû par une poulie à courroie (droite ou croisée, à volonté, pour changer le sens de la rotation), porte une double palette épaisse en fonte c, c, garnie d*aspérités et tournant avec une vitesse de 800 à 900 tours par minute, imprime cette vitesse aux tubercules qui, énergiquement frottés ainsi contre la denture interne
i3t la Tape , se rédaîsent en pulpe assez fine pour passer par tJOQtes les étroites lamières (1 millimètre) longues de 20 centim. ; ■Jin arrosage oonstant par un filet d'eau (15 à 20 pour 100 des tuft)ercules) facilite la sortie de la pulpe. De 1 2 en 1 2 heures d'abord, ^t le deuxième jour de 6 en 6 heures, on change le sens de rotation de sorte que la denture se trouve spontanément afi*ùtée.
Les lames de scie, dentées sur les deux côtés, peuvent être usées successivement dans toutes leur longueur de chaque côté. Après ^8 heures de travail on démonte la râpe afin de la nettoyer.
La quantité de pommes de terre réduites en pulpe est de 13000 kilogr. en 10 heures représentant 200 hectolitres; en traraillant jour et nuit on pourrait donc facilement râper 400 hectolitres en 24 heures, temps de repos, pour nettoyages, compris. Tamisage. — Le tamisage a pour but de séparer la fécule de la pulpe; il s'opère mécaniquement d'une manière continue et soit Faction de fa râpe.
M. Saint-Etienne, dans le but de rendre plus usuel le tamis inventé par Laine, et perfectionné par M. Dailly, dispose les toil^ métalliques sur des châssis superposés. La pulpe arrive sur le tamis inférieur a (pi. XXIV). De là, une double chaîne sans fin munie de traverses, ou tringles en fer, qui glissent parallèlement an tamis dans l'épaisseur de la pulpe, la montent sur les tamis superposés, «', a*, a'"..., jusqu'au dernier a*, où elle se trouve épuisée complètement par les jets d'eau /, /, et tombe dans un caniveau c. L'eau chargée de fécule, avant de couler dans les cuves de lavage ou sur les plans inclinés, passe au travers d'un tamis tronconique plus fin ddj mû par le même moteur et dont la fonction est de séparer les débris de cellules qui ont traversé avec la fécule les tamis supérieurs.
Les débris des cellules (ou pulpe fine) s'écoulent dans un réservoir par un caniveau «, tandis que le liquide tamisé charriant la fécule tombe dans une auge /*d'où une danaïde g (et g') tournant avec Taxe du tamis conique puise ce mélange et le verse dans une gouttière conduisant aux cuves.
Les tissus des toiles métalliques sont graduellement plus serrés à partir du haut; ainsi, les premières toiles sont du n? 30; les dernières du n® 50, et celles du tamis tronconique épurateur, du n* 60. Ces numéros indiquent le nombre de fils parallèles existant dans ces toiles sur une largeur de 27 millimètres. A chaque étage de tamis se trouve interposée une plaque en tôle lingVLéemym'jm" , courbée de façon à retenir une partie de Veau d'égouttage; cette
eau tombe en caBcade, à partir des jets i i sur les tamis superposés; elle délaye la pulpe au passage, désagrège les agglomérations et facilite l'issue de la fécule à travers les tamis suivants.
M. Huck et M. Stoltz construisent des tamis formés de trois cylindres de diamètres différents sur un même axe, recevant à rintérieur une pluie fine et continuelle qui fait également sortir la fécule des cellules ouvertes et Tentraine à travers les toiles métalliques. Nous décrirons plus loin le tapiis Huck avec ses récentes améliorations.
Dessablage. — L'eau et la fécule étant parvenues dans les cuves, on procède au dessablage, opération qui doit éliminer le sable et les matières terreuses. A cet effet, on agite et Ion met en suspension la fécule dans Teau, puis on laisse reposer quelques minutes. Les matières les plus denses se déposent; on décante le liquide qui surnage et entraîne en suspension la fécule épurée. La décantation se fait à Taide d'un gros siphon* ou d'un robinet placé un peu au-dessus du fond des cuves. Si Ton veut opérer mécaniquement le délayage., on dispose un agitateur ai (pi. XXV, fig. 1 et 2) qui puisse s'enlever facilement à l'aide d'une bascule cd : on le fait monter avec son axe creux , avant que la fécule se dépose.
Epuration. — Après le dessablage, on laisse déposer pendant 4 heures la fécule dans d'autres cuves, et l'on décante le liquide éclairci. Il s'est formé, à la superficie du dépôt, une couche grisâtre que l'on enlève à l'aide de racloirs, et qui est délayée à part et passée au tamis de soie afin d'en extraire une partie de la fécule blanche qu'elle contient. La fécule débarrassée de celte couche, que l'on nomme gras de fécule^ est remise en suspension dans l'eau claire et passée dans un tamis de soie ou toile métallique du n*' 90.
On débarrasse la fécule grise {gras de fécule) de débris de tissus et autres corps trop légers, en l'étendant de A en B (fig. 132 et 133) sur une table ayant 7 mètres de long et 1 mètre de large, inclinée de 1 millimètre \ par mètre , munie de rebords. Une deuxième table DE, inclinée en sens inverse, et une troisième GF sont disposées sur le même bâti.
On fait couler, par un tube transversal S, une pluie très-fine d'eau en ouvrant un robinet R.
Un ouvrier agite très-légèrement la superficie au moyen d une brosse,, et l'eau, qui s'écoule lentement, entraîne toutes les substances plus légères et les membranes offrant plus de surface que
AMIDON OU FÉCULE AlvnLÂGEE. 439
k fécule : celle-ci prenant une marche bien plus lente se trouve épurée avant d'arriver à Textrémité F de la troisième table. On
¥ig. 191
place alors sous celle-ci un caniveau U en travers du cuvier H, afin que Teau entraînant de la fécule soit dirigée vers un deuxième récipient H'. On fait écouler avec une raclette toute la fécule éporée dans le cuvier H'. Les trois tables étant lavées ainsi, on ôte le caniveau IJ, on décante Teau du cuvier H dans un troi^ sième H', et Ton peut recommencer une autre opération semblable (*).
Quand la fécule de l'opération principale, comme celle de Tépuration sur les plans inclinés, est suffisamment épurée, on la délaye dans une très-petite quantité d'eau. On verse cette sorte de bouillie dans des bachots^ petits baquets en bois dont les parois offrant une multitude de trous sont garnies intérieurement d'une toile humectée.
M. Huck s'est proposé d'extraire par un deuxième rapage {voy^ p. 142) une partie notable de la fécule qui reste engagée dans les morceaux de pommes de terre échappés aux dents de la T4pe : les prix élevés des tubercules ainsi que de la fécule ont rendu ces nouveaux moyens profitables, surtout en 1855 et 1856.
(*) Cette méthode, que j*avats expérimentée et décrite dans les 2^ et 3* éditions dtk Précis de chimie industrieîte^ a été appliquée par M. Huck au traitement de la totalité de la fécule, f'oy, ci-après la description des ingénieuses dispoflitioos qui ont permis de réaliser cette pensée, et plus loin Tappareil des plans inclinés à vannes régulatrices du déyersement appliqué, depuis lors, à Textraction de l'amidon des céréales comme à l'extraction économique de» fécoles et amidons de difTéreutes origines.
uo
Tamis Huck, — Nous décrirons ici le principal ustensile de cet appareil a6n de mieux faire comprendre Tensemble. La
figure 1 92 indique par une coupe le tamis en question. Il est composé de trois troncs de cylindres de différents diamètres A, B, C, suivant Téchelle.
La première partie A est garnie extérieurement d'une toile métallique du n® 25, la pulpe sortant de la râpe y est amenée par une pompe (rotative D, fig.
138, ou à piston et boulet B', fîg. 139, p. 73), versant cette pulpe suffisamment fine et délayée dans la trémie a par une ouverture latérale.
Un cylindre concentrique au premier autour de Taxe i, b^ perforé de trous, verse sur la pulpe l'eau qu'il reçoit d'un réservoir supérieur par le tube J fl.
La pulpe partiellement tamisée arrive dans le cylindre B recouvert d'une enveloppe en feuille de cuivre pleine. Ce cylindre plus grand retient Teau mêlée à la pulpe et facilite le délayage de celle-ci ; le mélange d'eau et de pulpe s'engage ensuite dans le tamis cylindrique (du n"" 35) C, où elle reçoit encore une pluie d'eau par les trous </, d^ d'une sorte de tube évasé dans lequel cette eau est dirigée par un tuyau a!" (*).
La pulpe est d'ailleurs agitée dans les deux parties A et C du
Kig. 19'2.
(*) Ce dernier, 8*il est en communication avec uu résenroir éleré àt 2 o" 3 mètres au-dessus du tamis, peut lancer Teau assez avant pour permettre de supprimer le tube évasé </', d.
tamis : pai' deux agitateurs à brosses indiques sur la figure^ et dans la partie B par un agitateur en tiges de fer à T. Ces trois agitateurs sont montes sur Taxe DD' mû par la poulie G en sens contraire du tamis ÂBC, celui-ci étant mù par un eûgrenage ff sur le bout du tube dd\ qui reçoit la communication du mouvement par un pignon denté fixé au bout de Taxe I d'un deuxième tamis HH' mù à l'aide de la poulie y (y' poulie folle). Tout le corps du tamis cylindrique tourne avec une vitesse de 22 tours par minute. L'agitateur à trois branches en T tourne en sens contraire avec une vitesse de 35 tours par minute.
Le tamis HH' du n^ 50 sert à repasser les eaux chargées de fécule qui s'y écoulent en suivant la pente du demi-cylindre récepteur KK'. Ces eaux y laissent les débris de cellules qui avaient traversé les tissus des premiers tamis AC. Ces eaux s'écoulent par le récepteur LL' soit dans les cuves, soit sur les plans inclinés où la fécule doit être séparée de leau par un dépôt spontané continu. Les pulpes retenues par les tamis AC et HH' s'écoulent à l'extrémité inférieure ouverte, C et H' de chaque tamis tombant dans les caniveaux M du premier et M' du deuxième.
Une disposition utile pour éviter l'engorgement des toiles métalliques est indiquée dans la figure 193 par des flèches montrant
la direction des jets d'eau et le sens de rotation des tamis; elle consiste en un arrosage de la surface externe par des jets d'eau.
Ceux-ci sortent de tubes latéraux, ^^^' *^^" parallèles aux axes des tamis ;
lancés horizontalement ils doivent toucher la toile de façon à ce que le mouvement de rotation tende à entraîner l'eau vers la partie supérieure du tamis ; par conséquent , le tube qui arrose le tamis AC doit être sur la partie latérale opposée à celle qui convient pour le tamis HH', puisque ces deux tamis , dont le mouvement se transmet par l'arbre I à l'engrenage yVjP', tour-. nent en sens contraire.
Les figures 194, 195 et 196 ci-contre (p. 142) montrent une disposition qui économise l'eau dans les localités où elle serait insuffisante : la râpe A alimente (par l'intermédiaire d'une pompe rotative à garniture de cuir D, fig.196) le tamis H,B, c,D. Toute la fécale tamisée en plus grande abondance par la première partie HB oonle dans le tamis épurateur par le récepteur et le con-
AMIDON OU FECULE AMYLACEE.
duit à sa suite EF/, tandis que l*eau peu chargée de fécule^ de la portion D du tamis HBD, passe dans le conduit GG' et re-
Fîg. 194.
tourne à la râpe, délayant la pulpe neuve, remontant par la pompe au premier tamis HB et servant à séparer la fécule de cette pulpe. G*est, comme on le voit, un deuxième emploi méthodique de la même eau.
Fi g. 195.
Fig. 190.
Appareil double pour F extraction de la /èctt/c— La figure 1 97 (p. 143) indique comment on peut extraire une plus forte proportion de fécule à Taide d'un double râpage et d'un tamisage plus complet. Les quatre tamis cylindriques et la deuxième r&pe sont montés sur un seul bâti :
La première râpe (mue par une des poulies à courroies Â) opérant sur les tubercules , comme nous Tavons dit plus haut
AiVIIDON OU FÉCULE AIVITLaCÉE,
(p. 135 et 136)
, les réduit en pulpe qui tombe dans le récipient B. La pulpe coule sur le fond • incliné de ce récipient, aspirée par une pompe B, dont le piston est mû à Taide d'un excentrique sur Taxe du premier tamis. Cette pompe à boules refoule par un tube ascendant BB la pulpe vers la trémie alimentant le premier tamis (construit comme le montre la 6gure 197). La pulpe, après avoir été lavée par les jets d'eau des tubes a, a", a" y et délayée dans les parties DjD'D", tombe par un caniveau de décharge dans ' la trémie d'une • deuxième râpe F (*) ; là les morceaux échappés à la première râpe sont divisés en pulpe fine d'où de nouvelles quantités de fécule peuvent s'échapper (**). On extrait cette fe-
(*) Cette seconde râpe peul être supprimée lorsqu'on emploie la nouvelle râpe Champonnoift décrite page 136.
(**) M. de Callias, en soumettant les marrons d'Inde frais et sans les décortiquer aux procédés appliqués aux tubercules féculents, est parrenu k en extraire avec économie une sorte d'amidon préférable à l'amidon de blé sous le rapport de la quantité d'empois qu'on en peut obtenir; il a cie plus imaginé d'écraser les menus fragments écbappés k la râpe en faisant passer la pulpe lavée entre deux cylindres en fonte animés de vitesses différentes suivant le rapport de 100
à 66. Celte sorte de lamin.ige avec déchirement s'applique avantageusement
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cule par un tamisage que facilitent les injections d'eau (des tubes dd") dans le tamis G E'Ë'' ; la pulpe épuisée tombe dans un récipient à vis sans fin qui It conduit à un réserroir spécial.
Les liquides chargés de fécule des premlei's tamis DE et du deuxième GE" s'écoulent par les récepteurs inclinés E, E'E' et les caniveaux à leur suite dans le premier tamis épurateur KL. Le liquide chargé de fécule s'écoule à l'extrémité du récepteur de ce tamis par un récepteur J, conduisant à une pompe N qui le remonte dans un deuxième et dernier épurateur O par un tube recourbé, vers l'autre bout de ce tamis. La fécule , après ces deux opérations, toujours en suspension dans le liquide, s'écoule par le récepteur PP et le caniveau P' ; elle peut être recueillie soit par la méthode ci-dessus décrite , des dépôts et décantations, soit par le système plus expéditif et qui la débarrasse plus nettement des matières floconneuses à l'aide de l'appareil des plans inclinés (p. 145), ce qui rend continue la séparation de la fécule.
Pour effectuer le dépôt de la fécule, comme nous venons de le voir, extraite de 200 hectol. de tubercules, en 12 heures, il faut employer un plan incliné ayant 1"*,10 de large et une longueur de 80 mètres : sa pente est de 1 à 1 1 millimètre par mètre.
Mais pour rendi^e l'installation et le service de cet appareil plus faciles, on le divise ordinairement en trois plans, avec vannes régulatrices (Gg. 198, p. 145).
Le premier plan FG est établi en maçonnerie sur le sol et recouvert d'une couche de mastic de bitume; il a, conlme les autres, une pente de 1 à 1 | millimètre par mètre.
Le deuxième plan DC, situé à 60 centimètres du premier, offre la même pente en sens contraire ; il est, comme le troisième BA, formé de planches épaisses solidement assemblées et bordées d un liteau de bois ou de zinc, ayant 20 à 25 centimètres de hauteur; les vannes régulatrices B et D s'élevant à volonté par les vis de rappel permettent de maintenir la pente quoique la fécule se dépose en couche plus épaisse à la partie supérieure A et C des deux plans. On peut employer un autre moyen de régularisation de la pente en soutenant le milieu de chacun des plans avec un arbre transversal sur lequel on les fait basculer, puis en les calant près des deux bouts sur les traverses fixées entre les montants.
aux pommes de terre et agit comme les cylindres écraseurs et déchiqueteurs da caoutchouc brut : voj. le l^*" voluoie, p. 203.
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La manœuvre est très-simple : le liquide tenant la fécule en suspension coule directement sur le haut du plan A.B, au fur et
Fig. 198.
à mesure de sa sortie de l'appareil^ tamiseur, et de lavage de la pulpe.
Chaque jour, le matin, avant de reprendre le travail, on enlève avec une pelle toute la fécule déposée sur le plan supérieur.
On enlève de la même manière la fécule sur le deuxième plan^ mais seulement deux fois par semaine.
Le premier plan sur le sol recevant moins de fécule, il suffit d'enlever celle-ci une fois par semaine.
Le liquide à peu près épuisé de fécule s'écoule au dehors du bassin G; mais il est avantageux de l'entreposer successivement dans plusieurs citernes, où peuvent être recueillies les petites quantités de fécule accidentellement entraînées.
La fécule déposée sur ces plans peut être livrée directement au commerce pour certains usages, mais généralement on Tépurc par les lavages usuels : 6 ou 8 cuves suffisent, au lieu du trèsgrand nombre de cuves employées dans les féculeries avant Tinstallation des plans inclinés.
Egouttage forcé, — La fécule épurée est facilement égouttée en la mettant dans le tambour tournant d'un appareil Sejrig (voj. la figure et la description de cet appareil dans le chapitre Sccee), il ne reste plus alors que 0,30 d'eau d'hydratation et in-
CHIHTE nrOlTSTR . " 10
terposée qu'il suffit de réduire à 0,18 par le séchage à Tair ou directement à l'étuve pour obtenir la fécule commerciale dite sèche qui retient en général 4 équivalents d'eau ou 18 pour 100 {yoy. plus haut, p. 118).
Séchage a F air libre, — Le séchoir à air libre doit être autant que possible à Tabri de la poussière, et par ce motif éloigné des grandes routes.
Ix)rsque la fécule est destinée à la fabrication de la glucose, on l'emploie souvent à Tétat humide. On la désigne alors dans le commerce sous le nom de fécule inerte; elle contient les \ ou les 0,66 de son poids de fécule dite sèche (celle-ci retenant 4 équivalents ou 0,18 d'eau). On a pu même conserver la fécule plus humide en masses considérables mouillée avec de l'acide sulfurique faible à 0,01 et accumulée dans des citernes pour le travail durant une année.
Séchage à rétui^e. — Au bout de trois ou quatre jours d'exposition dans le séchoir ou directement après Tégouttage forcé, on porte la fécule dans l'étuve à courant d'air chaud. Il faut éviter d'élever subitement la température à 60^ ou au-dessus, car la fécule contient parfois encore as§ez d'eau interposée pour donner à cette température un empois épais qui pourrait souder entre eux un grand nombre de grains et former des grumeaux.
MM. Lacambre et Persac ont construit une étuve méthodique continue (pi. XXXVI, fig. 4), qui chauffe graduellement la fécule de 40® à Tétage supérieur jusqu'à 80 ou 90® au dernier étage inférieur.
Cette étuve s'applique également à la dessiccation du malt des brasseurs {yojr, plus loin le chapitre Bière); elle se compose d'une chambre au rez-de-chaussée ou sous le sol, dans laquelle est monté un calorifère. Cet appareil de chauffage en fonte est muni d'un foyer A surmonté d'un tronçon de cheminée AA', large de 0"*,50 et profond de 1",50. Huit rangées de tuyaux A, c, d, tf...., partant du haut A' de cette courte cheminée close, dirigent la fumée alternativement descendante et montante jusqu'en A, où les huit rangées aboutissent à un coffre de tôle i/\ conduisant en j la fumée vers une cheminée traînante. L'air afflue dans cette chambre par des ouvertures latérales, s'échauffe sur la surface du calorifère, monte par l'ouverture D dans l'étuve, et, suivant les directions qu'indiquent les flèches, passe successivement au-dessus des tablettes C, C, C,..., pour sortir chargé de vapeur au haut du bâtiment en C*V La fécule suit
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uae directioa contraire : étendue humide sur les tablettes C, €•, C*, par les portes de service B', B'", B",..., elle se dessèche de plus en plus et arrive sur la dernière tablette au bas de Tétuve C, c\ d'où elle tombe dans des sacs, ou mieux dans un magasin spécial.
Une étuve des mêmes constructeurs, indiquée planche XXV, figure 3, est chauffée par un calorifère AB, semblable à celui que nous venons de décrire : Tair chaud s* élève, entre par la trappe C, suit les directions sinueuses marquées par des flèches sur la figure, et sort au haut du bâtiment en c'. La fécule est étendue humide sur une toile sans fin dy à Tétage supérieur, tendue entre deux cylindres, e^ /*, et supportée par des rouleaux i, /, /. D'autres toiles cf, rf", d!'\.,,y d? ^ disposées de même par étage, au-dessous, sont mises en mouvement alternativement par des roues d'engrenage adaptées sur l'axe de chaque cylindre ^, e^ e.
On conçoit aisément que toutes ces roues, engrenant de l'une à l'autrCi sont animées simultanément d'une égale vitesse qu'elles communiquent en sens contraire à chacune des toiles sans fin ; la fécule étendue sur la première toile se distribue régulièrement sur toutes les toiles inférieures; rencontrant l'air de plus en plus chaud et sec, elle se dessèche graduellement et tombe dans le récipient H à l'état convenable pour être livrée au commerce. On règle d'ailleurs la dessiccation en modérant ou en accélérant la vitesse des toiles, ce qui permet d'exposer plus ou moins de temps la fécule au courant ascensionnel d'air échauffé (*).
Ecrasage^ blutage^ emmagasinage, — Lorsque la fécule a été séchée, on écrase les morceaux légèrement agglomérés à l'aide d'un rouleau en fonte, ou entre des cylindres en bronze, puis on la fait passer au blutoir, opération après laquelle elle est prête à
(•) M. Dailly a dernièrement modifié et rendu plus économiques ces disposltionsen intercalant, suivant le système Langlois, entre les rouleaux à chaque étage de toiles k. récepteurs de vapeur (analogues aux chauffe-pieds des wagons de voyageurs); chacune des toiles sans fin en passant sur ces récepteiurs échanfTe la fécule à une température convenable pour opérer la dessiccation ao point voulu ; cet habile insénieur et agriculteur- manufacturier met à profit pour cet étuvage la vapeur a échappement d'une locomobile, ce qui n^a joute sentibiement rien à la dépense de combustible pour la force mécanique. Le nombre des toiles superposées dans ce cas est réduit à ^ ; la vapeur distribuée par des tubes verticaux à l'un des bouts des récepteurs sort condensée à l'anire bout, et Tean de condensation alimenunt les générateurs amoindrit 00 annule les chances d'incrustations.
être vendue sous le nom de fécule sèchcy bien qu'elle contienne environ 4 équivalents d'eau ou 18 pour 100 de son poids.