‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 290 sur 412 · ÉQUIVALENTS POUR L · texte numérisé non relu

ÉQUIVALENTS POUR L

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supérieure de l'allonge est ajustée la douille d'un petit ballon Ci

deux tubulures, dont l'une, latérale, reçoit un tube coudé, qui,

par l'autre bout, s'adapte au ballon inférieur; Tautre tubulure,

qui est verticale, porte un tube de sûreté b à trois boules.

L'appareil ainsi disposé, la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon A, si l'on cbauffe ce ballon jusqu'au point d'ébuUition du liquide, la vapeur, passant par le tube latéral a, viendra se condenser dans le petit ballon fixé à la partie supérieure de l'allonge, le liquide condensé tombera dans l'allonge, traversera la matière en se chargeant des substances solubles et retombera

animaux, bien que, sous certaines conditions, les subsunces fécalentes et sacrées puissent concourir à la production adipeuse chez les animaux , sans toutefois pouvoir jamais procurer seules un engraissement économiaue.

(*) Je dois dire cependant que les matières grasses extraites aes poissons i Taide de Tétber par une filtration et une distil'

' par une filtration et une distillation simultanées dans Tappareil ci-après sont plus ou moi us colorées, tandis qu'obtenues par un traitement des mêmes tissus adipeux dans l'eau bouillante, elles sont presque incolores: c'est que dans le ptemier cas leur faible coloraUon normale prend une intensité notable ; dans le deuxième cas, au contraire, elles se uécolorent sensiblement*

ESSAIS DES SUBSTANCES ALIMENTAIRES

vns le ballon inférieur. Pour que Topération soît continue, il ,uffit donc de maintenir le ballon à la température d'ébuUitioD du liquide extracteur : on y parvient aisément en le chauffant au moyen d'un bain-marie DD, ou d'un bain d'huile, suivant le point d'ébuUition du véhicule. Le bain d'eau ou le bain d'huile pourra être chauffé avec une lampe à alcool I, dont on réglera facilement la flamme de manière à entretenir la température voulue.

Le tube de sûreté à trois boules b est aussi très-commode, puisqu'il permet de verser directement le liquide extracteur, et de faire rentrer facilement dans l'appareil le liquide condensé dans ses deux boules, en ver froidissant un instant le ballon. A.

Le liquide qui se condense et filtre continuellement sur la matière pulvérulente se charge des principes fixes solubles, les accumule dans le ballon inférieur, tandis qu'il s'élève de nouveau en vapeur pour se liquéfier et redescendre encore. Enfin, la matière s'épuise, et la solution retenue dans le ballon est versée dans une capsule, où une évaporation spontanée la met en état d'être pesée, après, toutefois, l'avoir lavée à l'eau, puis desséchée à 100*.

On appréciera les avantages de celte méthode et de cet appareil lorsqu'on saura que pour épuiser de matière grasse, par l'éiher, 10 grammes de subsance organique pulvérisée, on a mis 30 heures et employé 80 grammes d'éther, sans consacrer plus d'une heure à la surveillance de l'appareil, tandis que par les procédés ordinaires il eût fallu, pour obtenir le même résultat, environ 1 Htre d'éther, en consacrant à l'opération presque tout son temps pendant deux jours.

Cet appareil, qui présente dans les travaux de laboratoire de notables avantages, pourrait être employé dans l'industrie, en sabstituant aux pièces de verre dont il se compose des chau-

Kig. 812.

724 ESSAIS DES SUBSTANCES AUMENTAIRES

br&]ant dans les réactions pulmonaires, ne pouvaient être dosés fiicilenient; je suis parvenu à rendre leur extraction plus simple et moins dispendieuse au moyen d'un petit appareil que je vais décrire, après avoir indiqué les applications générales qu'il peut recevoir.

Loi*sque, dans des recherches expérimentales et certaines applications, on se propose d'extraire les principes solubles de substances organiques difficiles à mettre en poudre et que cependant on veut épuiser, on soumet ces substances à des lavages nombreux ; les solutions obtenues ne donnent qu'après des évaporations ou distillations successives les principes qu'elles ont entraînés. Ce mode d'opération exige une attention soutenue, un temps assez long ; il est dispendieux quand on se sert de véhicules d'un prix élevé , tels que Téther et Falcool , et en l'employant on expose les produits dissous à Faction de l'air, qui peut les modifier ou même les altérer profondément.

Ces inconvénients disparaissent ou s'amoindrissent en Aisant usage de l'appareil représenté ci-après ((ig. 312] (*). Cet appareil se compose d'une allonge B, dans laquelle on place la matière à épuiser; la partie inférieure est engagée dans le col d'un ballon lubulé Â , et pénètre jusqu'à moitié du col du ballon ; à la partie supérieure de l'allonge est ajustée la douille d'un petit ballon Ci deux tubulures, dont l'une, latérale, reçoit un tube coudé, qui, par l'autre bout, s'adapte au ballon inférieur; l'autre tubulure, qui est verticale, porte un tube de sûreté b à trois boules.

L'appareil ainsi disposé , la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon A, si l'on chauffe ce ballon jusqu'au point d'ébullition du liquide, la vapeur, passant par le tube latéral a, viendra se condenser dans le petit ballon fixé à la partie supérieure de l'allonge, le liquide condensé tombera dans l'allonge, traversera la matière en se chargeant des substances solubles et retombera

animaux, bien qne, sous certaines conditions, les substances féculentes et sucrées puissent concourir à la production adipeuse chez les animaux, sans toutefois pouvoir jamais procurer seules un engraissement écoDomiorae.

(*} Je dois dire cependant que les matières grasses extraites aes poissons à Taide de Téther par une filtration et une distillation simultanées dans Vappareii ci-après sont plus ou moins colorées, tandis qu'obtenues par un traitement des mêmes tissus adipeux dans Teau bouillante, elles sont presque incolores: cW que dans le piemier cas leur faible coloration normale prend une intensité notable ; dans le deuxième cas, au contraire, elles se aécolorent sensiblement.

ESSAIS DES SUBSTANCES ALIMENTAIRES

dans le ballon inférieur. Pour que l'opération soit continue, il suffit donc de maintenir le ballon à la température d*ébullitioD du liquide extracteur : on y parvient aisément en le chauffant au moyen d'un bain-marie DD, ou d'un bain d'huile, suivant le point d'ébuUition du véhicule. Le bain d'eau ou le bain d'huile pourra être chauffé avec une lampe à alcool I, dont on réglera facilement la flamme de manière à entretenir la température voulue.

Le tube de sûreté à trois boules b est aussi très-commode, puisqu'il permet de verser directement le liquide extracteur, et de faire rentrer facilement dans l'appareil le liquide condensé dans ses deux boules, en refroidissant un instant le ballon. Â.

Le liquide qui se condense et filtre continuellement sur la matière pulvérulente se charge des principes fixes solubles, les accumule dans le ballon inférieur, tandis qu'il s'élève de nouveau en vapeur pour se liquéfier et redescendre encore. Enfin, la matière s'épuise, et la solution retenue dans le ballon est versée dans une capsule, où une évapora tion spontanée la met en état d'être pesée, après, toutefois, l'avoir lavée à l'eau, puis desséchée à 100*.

On appréciera les avantages de cette méthode et de cet appareil lorsqu'on saura que pour épuiser de matière grasse, par l'étber, 10 grammes de subsance organique pulvérisée, on a mis 30 heures et employé 80 grammes d'éther, sans consacrer plus d'une heure à la surveillance de l'appareil, tandis que par les procédés ordinaires il eût fallu, pour obtenir le même résultat, environ 1 Utre d'éther, en consacrant à l'opération presque tout son temps pendant deux jours.

Cet appareil, qui présente dans les travaux de laboratoire de notables avantages, pourrait être employé dans l'industrie, en substituant aux pièces de verre dont il se compose des chau-

V'ig, S12.

724 ESSAIS DES SUBSTANCES AUMEMTAIRES

br&]ant dans les réactions pulmonaires, ne ponyaient ètie dosés fiicilenient; je suis parvenu à rendre leur extraction plus simple et moins dispendieuse au moyen d'un petit appareil que je vais décrire, après avoir indiqué les applications générales qu'il peut recevoir.

Lorsque, dans des recherches expérimentales et certaines applications, on se propose d*extraire les principes solubles de substances organiques difficiles à mettre en poudre et que cependant on veut épuiser, on soumet ces substances à des lavages nombreux ; les solutions obtenues ne donnent qu après des évaporations ou distillations successives les principes qu'elles ont entraînés. Ce mode d'opération exige une attention soutenue, un temps assez long ; il est dispendieux quand on se sert de véhicules d'un prix élevé , tels que Téther et l'alcool , et en l'employant on expose les produits dissous à l'action de l'air, qui peut les modifier ou même les altérer profondément.

Ces inconvénients disparaissent ou s'amoindrissent en ftisant usage de l'appareil représenté ci-après (fig. 31 2) (*). Cet appareil se compose d'une allonge B, dans laquelle on place la naatlère à épuiser ; la partie inférieure est engagée dans le col d'un ballon lubulé A , et pénètre jusqu'à moitié du col du ballon ; à la partie supérieure de l'allonge est ajustée la douille d'un petit ballon C à deux tubulures, dont l'une, latérale, reçoit un tube coudé, qui, par l'autre bout, s'adapte au ballon inférieur; l'autre tubulure, qui est verticale, porte un tube de sûreté b à trois boules.

L'appareil ainsi disposé, la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon Â, si l'on chauffe ce ballon jusqu'au point d'ëbullition da liquide, la vapeur, passant par le tube latéral a, viendra se condenser dans le petit ballon fixé à la partie supérieure de Tallonge, le liquide condensé tombera dans l'allonge, traversera la matière en se chargeant des substances solubles et retombera

animaux, bien que, sous ocrtaiiies conditions, les subslances fécolenles et sucrées puissent concourir à la production adipeuse chez les animaux, sans toutefois pouvoir jamais procurer seules un engraissement économique.

(*) Je dois dire cependant que les matières grasses extraites des poissons i l'aide de Téther par une filtraUon et une distillation simultanées dans Viqppareii ci-après sont plus ou moins colorées, tandis qu'obtenues par un traitement des mêmes tissus adipeux dans Teau bouillante, elles sont presque incolores: c'est que dans le piemier cas leur faible coloration normale prend une bitensité notable ; dans le deuxième cas, au contraire, elles se aécolorent sensiblement.

ESSAIS DES SUBSTANCES ALIMEM'AIRES

dans le ballon inférieur. Pour que l'opération soit continue, il saffit donc de maintenir le ballon à la température d'ébuUilion du liquide extracteur : on y parvient aisément en le chauffant au moyen d'un bain-marie DD, ou d'un bain d'huile, suivant le point d'ébuUition du véhicule. Le bain d'eau ou le bain d'huile pourra être chauffé avec une lampe à alcool I, dont on réglera facilement la flamme de manière à entretenir la température voulue.

Le tube de sûreté à trois boules b est aussi très-commode, puisqu'il permet de verser directement le liquide extracteur, et de faire rentrer facilement dans l'appareil le liquide condensé dans ses deux boules, en re?

froidissant un instant le ballon. Â.

Le liquide qui se condense et filtre continuellement sur la matière pulvérulente se charge des principes fixes solubles, les accumule dans le ballon inférieur, tandis qu'il s'élève de nouveau en vapeur pour se liquéfier et redescendre encore. Enfin, la matière s'épuise, et la solution retenue dans le ballon est versée dans une capsule, où une évapora tion spontanée la met en état d'être pesée, après, toutefois, l'avoir lavée à l'eau, puis desséchée à 100*.

On appréciera les avantages de cette méthode et de cet appareil lorsqu'on saura que pour épuiser de matière grasse, par l'éiher, 10 grammes de subsance organique pulvérisée, on a mis 30 heures et employé 80 grammes d'éther, sans consacrer plus d'uue heure à la surveillance de l'appareil, tandis que par les procédés ordinaires il eût fallu, pour obtenir le même résultat, environ 1 litre d'éther, en consacrant à l'opération presque tout son temps pendant deux jours.

Cet appareil, qui présente dans les travaux de laboratoire de notables avantages, pourrait être employé dans l'industrie, en substituant aux pièces de verre dont il se compose des chau-

Fig. S12.

724 ESSAIS DES SUBSTANCES AUMEfTTAIRES.

br&lant dans les réactions pulmonaires, ne ponyaient être dosés &ciienient; je suis parvenu à rendre leur extraction plus simple et moins dispendieuse au moyen d'un petit appareil que je vais décrire, après avoir indiqué les applications générales qu'il peut recevoir.

Lorsque, dans des recherches expérimentales et certaines applications, on se propose d'extraire les principes solubles de substances organiques difficiles à mettre en poudre et que cependant on veut épuiser, on soumet ces substances à des lavages nombreux ; les solutions obtenues ne donnent qu'après des évaporations ou distillations successives les principes qu'elles ont entraînés. Ce mode d'opération exige une attention soutenue, un temps assez long ; il est dispendieux quand on se sert de véhicules d'un prix élevé, tels que l'éther et l'alcool, et en remployant on expose les produits dissous à l'action de l'air, qui peut les modifier ou même les altérer profondément.

Ces inconvénients disparaissent ou s'amoindrissent en fiusant usage de l'appareil représenté ci-après (fig. 31 2) (*). Cet appareil se compose d'une allonge B, dans laquelle on place la matière à épuiser; la partie inférieure est engagée dans le col d'un ballon tubulé A , et pénètre jusqu'à moitié du col du ballon ; à la partie supérieure de l'allonge est ajustée la douille d'un petit ballon C à deux tubulures, dont Tune, latérale, reçoit un tube coudé, qui, par l'autre bout, s'adapte au ballon inférieur; l'autre tubulure, qui est verticale, porte un tube de sûreté b à trois boules.

L'appareil ainsi disposé , la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon A, si Ton chauffe ce ballon jusqu'au point d'ébulhtion da liquide, la vapeur, passant par le tube latéral a, viendra se condenser dans le petit ballon fixé à la partie supérieure de l'allonge, le liquide condensé tombera dans l'allonge, traversera la matière en se chargeant des substances solubles et retombera

animaux, bien que, sous certaines conditions, les substances féculentes et sacrées puissent concourir à la production adipeuse cbez les animaux, sans toutefois pouvoir jamais procurer seules un engraissement économique.

(*) Je dois dire cependant q^ue les matières grasses extraites des poissons à Taide de Téther par une filtraUon et une distil'

> par une filtraUon et une distillation simultanées dûs i^'aqppftreii ci-après sont plus ou moins colorées, tandis qu'obtenues par nn traitement des mêmes tissus adipeux dans Teau bouillante, elles sont presque incolores : cW que dans le pxemier cas leur faible coloration normale prend une iiiten-site notable ; dans le deuxième cas, au contraire, elles se décolorent sensiblement.

ESSAIS DES SUBSTANCES ALIMENTAIRES

dans le ballon inférieur. Pour que Topération soit continue, il suffît donc de maintenir le ballon à la température d'ébullitîoD du liquide extracteur : on y parvient aisément en le chauffant au moyen d'un bain-marie DD, ou d'un bain d'huile, suivant le point d'ébuUition du véhicule. Le bain d'eau ou le bain d'huile pourra être chauffé avec une lampe à alcool I, dont on réglera facilement la flamme de manière à entretenir la température voulue.

Le tube de sûreté à trois boules b est aussi très-commode, puisqu'il permet de verser directement le liquide extracteur, et de faire rentrer facilement dans l'appareil le liquide condensé dans ses deux boules, en refroidissant un instant le ballon. A.

Le liquide qui se condense et filtre continuellement sur la matière pulvérulente se charge des principes fixes solubles, les accumule dans le ballon inférieur, tandis qu'il s'élève de nouveau en vapeur pour se liquéfier et redescendre encore. Enfin, la matière s'épuise, et la solution retenue dans le ballon est versée dans une capsule, où une évaporation spontanée la met en état d'être pesée, après, toutefois, l'avoir lave'e à Tenu, puis desséchée à 100*.

On appréciera les avantages de cette méthode et de cet appareil lorsqu'on saura que pour épuiser de matière grasse, par i'éther, 10 grammes de subsance organique pulvérisée, on a mis 30 heures et employé 80 grammes d'éther, sans consacrer plus d*uue heure à la surveillance de l'appareil, tandis que par les procédés ordinaires il eût fallu, pour obtenir le même résultat, environ 1 litre d'éther, en consacrant à l'opération presque tout son temps pendant deux jours.

Cet appareil, qui présente dans les travaux de laboratoire de notables avantages, pourrait être employé dans Tindustne, en substituant aux pièces de verre dont il s© compose des chau-

Fig. S13.

724 ESSAIS D£S SUBSTANCES AUMEIHTAIRES.

br&lant dans les réactions pulmonaires, ne pouvaient être dosés &cilenient; je suis parvenu à rendre leur extraction plas simple et moins dispendieuse au moyen d*un petit appareil que je vais décrire, après avoir indiqué les applications générales qu'il peut recevoir.

Lorsque, dans des recherches expérimentales et certaines applications, on se propose d'extraire les principes solubles de substances organiques difficiles à mettre en poudre et que cependant on veut épuiser, on soumet ces substances à des lavages nombreux ; les solutions obtenues ne donnent qu'après des évapora* tions ou distillations successives les principes qu'elles ont entraînés. Ce mode d'opération exige une attention soutenue, un temps assez long ; il est dispendieux quand on se sert de véhicules d'un prix élevé , tels que l'éther et l'alcool , et en l'employant on expose les produits dissous à l'action de l'air, qui peut les modifier ou même les altérer profondément.

Ces inconvénients disparaissent ou s'amoindrissent en Aîsant usage de l'appareil représenté ci-après (fig. 312) (*). Cet appareil se compose d'une allonge B, dans laquelle on place la matière à épuiser ; la partie inférieure est engagée dans le col d'un ballon tubulé A , et pénètre jusqu'à moitié du col du ballon ; à la partie supérieure de l'allonge est ajustée la douille d'un petit ballon G à deux tubulures, dont l'une, latérale, reçoit un tube coudé, qui, par l'autre bout, s'adapte au ballon inférieur; Tautre tubulure, qui est verticale, porte un tube de sûreté b à trois boules.

L'appareil ainsi disposé , la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon Â, si l'on chauffe ce ballon jusqu'au point d'ébullition du liquide, la vapeiur, passant par le tube latéral a, viendra se condenser dans le petit ballon fixé à la partie supérieure de l'allonge, le liquide condensé tombera dans l'allonge, traversera la jnatière en se chargeant des substances solubles et retombera

animaux, bien que, sous certaines conditions, les substances féculentes et sacrées puissent concourir à la production adipeuse chez les animaux, sans toutefois pouvoir jamais procurer seules un engraissement économique.

(*) Je dois dire cependant que les matières grasses extraites des poissons i Taide de Téther par une filtration et une distillation simultanées dans Tapp^ reil ci-après sont plus ou moins colorées, tandis qu'obtenues par un traitement des mêmes tissus adipeux dans Teau bouillante, elles sont presque incolores: c'est que dans le premier cas leur faible coloration normale prend, une intensité notable ; dans le deuxième cas, au contraii^, elles se décolorent sensiblement.

ESSAIS DES S13BSTANCES ALIMENTAIRES

dans le ballon inférieur. Pour que Topération soit continiie, il suffît donc de maintenir le ballon à la température d'ébullitîoD du liquide extracteur : on y parvient aisément en le chauffant an moyen d'un bain-marie DD, ou d'un bain d*buile, suivant le point d'ébuUition du véhicule. Le bain d'eau ou le bain d'huile pourra être chauffé avec une lampe à alcool I, dont on réglera facilement la flamme de manière à entretenir la température voulue.

Le tube de sûreté à trois boules b est aussi très-commode, puisqu'il permet de verser directement le liquide extracteur, et de faire rentrer facilement dans l'appareil le liquide condensé dans ses deux boules, en refroidissant un instant le ballon- Â.

Le liquide qui se condense et filtre continuellement sur la matière pulvérulente se charge des principes fixes solubles, les accumule dans le ballon inférieur, tandis qu'il s'élève de nouveau en vapeur pour se liquéfier et redescendre encore. Enfin, la matière s'épuise, et la solution retenue dans le ballon est versée dans une capsule, où une évaporation spontanée la met en état d'être pesée, après, toutefois^ l'avoir lavée à l'eau, puis desséchée à 100*.

On appréciera les avantages de cette méthode et de cet appareil lorsqu'on saura que pour épuiser de matière grasse, par l'ëtfaer, 10 grammes de subsance organique pulvérisée, on a mis 30 heures et employé 80 grammes d'éther, sans consacrer plus d'une heure à la surveillance de l'appareil, tandis que par les procédés ordinaires il eût fallu, pour obtenir le même résultat, environ 1 Htre d'éther, en consacrant à l'opération presque tout son temps pendant deux jours.

Cet appareil, qui présente dans les travaux de laboratoire de notables avantages, pourrait être employé dans l'industne, en substituant aux pièces de verre dont il s© compose des chau-

Vig. S13.

724 ESSAIS DES SUBSTANCES AUMEOTAIRES

br&]ant dans les réactions pulmonaires, ne ponyaient être dosés &cilenient; je suis parvenu à rendre leur extraction plus simple et moins dispendieuse au moyen d'un petit appareil que je vais décrire, après avoir indiqué les applications générales qu'il peut recevoir.

Lorsque, dans des recherches expérimentales et certaines applications, on se propose d'extraire les principes solubles de substances organiques difficiles à mettre en poudre et que cependant on veut épuiser, on soumet ces substances à des lavages nombreux ; les solutions obtenues ne donnent qu'après des évaporations ou distillations successives les principes qu'elles ont entraînés. Ce mode d'opération exige une attention soutenue, un temps assez long; il est dispendieux quand on se sert de véhicules d'un prix élevé, tels que l'éther et l'alcool, et en l'employant on expose les produits dissous à l'action de l'air, qui peut les modifier ou même les altérer profondément.

Ces inconvénients disparaissent ou s'amoindrissent en faisant usage de l'appareil représenté ci-après ((ig. 312] (*). Cet appareil se compose d'une allonge B, dans laquelle on place la matière à épuiser; la partie inférieure est engagée dans le col d'un ballon tabulé A , et pénètre jusqu'à moitié du col du ballon ; à la partie supérieure de l'allonge est ajustée la douille d'un petit ballon C à deux tubulures, dont l'une, latérale, reçoit un tube coudé, qui, par l'autre bout, s'adapte au ballon inférieur; l'autre tubulure, qui est verticale, porte un tube de sûreté b à trois boules.

L'appareil ainsi disposé, la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon A, si l'on chauffe ce ballon jusqu'au point d'ébuUition du liquide, la vapeur, passant par le tube latéral a, viendra se condenser dans le petit ballon fixé à la partie supérieure de l'allonge, le liquide condensé tombera dans l'allonge, traversera la matière en se chargeant des substances solubles et retombera

animaux, bien que, sous certaines conditions, les subsUnces féculentes et sucrées puissent concourir à la production adipeuse chez les animaux, sans toutefois pouvoir jamais procurer seules un engraissement économiaue.

(*) Je dois dire cependant que les matières grasses extraites aes poissons à Taide de Téther par une filtration et une distillation simultanées dans Tappareil ci-après sont plus ou moins colorées, tandis qu'obtenues par un traitement des mêmes tissus adipeux dans Teau bouillante, elles sont presque incolores: c^etX que dans le piemier cas leur faible coloration normale prend une intensité notable ; dans le deuxième cas, au contraire, elles se aécolorent sensiblement.

ESSAIS DES SLBSTANCES ALIMENTAIRES

dans le ballon inférieur. Pour que l'opération soit continue, il suffit donc de maintenir le ballon à la température d'ébullition du liquide extracteur : on y parvient aisément en le chauffant au moyen d'un bain-marie DD, ou d'un bain d'huile, suivant le point d'ébullition du véhicule. Le bain d'eau ou le bain d'huile pourra être chauffé avec une lampe à alcool I, dont on réglera facilement la flamme de manière à entretenir la température voulue.

Le tube de sûreté à trois boules b est aussi très-commode, puisqu'il permet de verser directement le liquide extracteur, et de faire rentrer facilement dans l'appareil le liquide condensé dans ses deux boules, en refroidissant un instant le ballon. A.

Le liquide qui se condense et filtre continuellement sur la matière pulvérulente se charge des principes fixes solubles, les accumule dans le ballon inférieur, tandis qu'il s'élève de nouveau en vapeur pour se liquéfier et redescendre encore. Enfin, la matière s'épuise, et la solution retenue dans le ballon est versée dans une capsule, où une évaporation spontanée la met en état d'être pesée, après, toutefois, l'avoir lavée à l'eau, puis desséchée à 100*.

On appréciera les avantages de cette méthode et de cet appareil lorsqu'on saura que pour épuiser de matière grasse, par l'éther, 10 grammes de subsance organique pulvérisée, on a mis 30 heures et employé 80 grammes d'éther, sans consacrer plus d'une heure à la surveillance de l'appareil, tandis que par les procédés ordinaires il eût fallu, pour obtenir le même résultat, environ 1 htre d'éther, en consacrant à l'opération presque tout son temps pendant deux jours.

Cet appareil, qui présente dans les travaux de laboratoire de notables avantages, pourrait être employé dans l'industrie, en substituant aux pièces de verre dont il se compose des chau-

vi g. ai2.

726 COMPOSITION IMMEDIATE DES POISSONS

dières à robinets et des réfrigérants de grande dimension, tels qu*on les dispose dans les fabriques. D serait utile, par exemple, pour l'extraction des matières colorantes des bois de teinture et du tanin des écorces^ car il conserverait à ces principes immédiats leurs propriétés, que l'action de l'air ou les eaux calcaires ou séléniteuses leur font perdre en partie dans les procédés usuels.

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