‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 294 sur 412 · Nonvelle Industrie des engrais de poissons · texte numérisé non relu

Nonvelle Industrie des engrais de poissons

Cette industrie, qui parait susceptible d'acquérir une grande importance et de rendre des sei*vices à l'agriculture, s'est déjà propagée dans les pêcheries étrangères; elle ajoute de l'intérêt aux données sur la composition des poissons.

Fabrication et un engrais de poissons. — M. de Molon avait, à plusieurs reprises, employé, comme engxais, sur ses propriétés du Finistère, des débris provenant de la préparation des sardines sur la côte de Bretagne (**). — Les résultats obtenus lui donnèrent l'idée que ces débris, et nue multitude de poissons de mer sans valeur commerciale, pouvaient fournir à Fagriculture une ressource importante. Ce fait, observé depuis longtemps dans les pays où la grande pêche est une industrie permanente, était, par sa nature même, restreint à l'agriculture des côtes, les poissons ou leurs débris ne pouvant être utilement transportés qu'à de courtes distances. D'ailleurs, ces matières éminemment putrescibles doivent être employées immédiatement, elles ne sont point susceptibles de conservation.

M. de Molon eut donc la pensée de tirer un meilleur parti de cette richesse inépuisable que la mer pouvait offrir à l'agriculture, si l'on parvenait à traiter les débris de la grande pêche et

(*) Vojr, l'ouvrage intitulé Substances alimentaires^ où sont réunis un grand nombre de faits relatifs à la composition, aux propriétés nutritives et organoliptiques des divers aliments, ainsi qu'aux ba&es du régime alimentaire aux différents âges; les rations récemment adoptées par suite d'un rapport au Comité consultatif d'hygiène et du service médical des hôpitaux publié par ordre du ministre de l'intérieur (4« édir., 1865, chez Hadiette).

(**) Une industrie plus facile à réaliser et moins dispendieuse a été établie par M. Laureau à la suite de la pèche des sardines : toutes les tètes de ces poissons, naguère éliminées en pure perte, sont recueillies, séchées, mélangées avec d'autres engrais pulvérisés (tourteaux, laine, sang coagulé, phosphates, etc.).

les immenses quantités de poissons communs, qui n*offrent aucun avantage aux pêcheurs, de manière à en assurer la consei*vation et à les rendre facilement transportables à de grandes distances, comtne le guano du Pérou, qui nous vient des mers éloignées. Le procédé mis en usage en vue de réaliser cette application consiste à faire cuire le poisson ; en extraire , autant que possible, Tcau et Thuile qu^il contient; le sécher et réduire en poudre. Celte poudre, analysée à 1 état sec, a donné les résultats moyens suivants sur 100 parties :

Eau 1 ,00

Matières organiques azotées 80,40

Sels solubles consistant principalement en chlorure de sodium,

en carbonate d'ammoniaque et traces de sulfote 4, &0

Phosphate de chaux, et de magnésie 14,10

Carbonate de chaux 0,06

Silice 0,0î

Magnésie et perte 0,33

En d'autres termes, les analyses indiquent, dans la poudre de poisson desséché :

tS pour 100 d'azote,

4 4,4 pour 1 00 de phosphates ;

richesse égale ou un peu plus grande que celle du guano de bonne qualité, qui ne contient guère, en moyenne, pour 100 que 10 d'azote et 14 de phosphates. Les applications de la poudre de poisson à raison de 400 Idlogr. par hectare pour le froment, dont moitié répandue à Tautomne et moitié au printemps en couverture, ont donné de très-bons résultats, comme on devait s'y attendre. Dès lors, M. de Molon chercha les moyens de rendre économique la fabrication d'un engrais qui fût susceptible de rivaliser avec le guano du Pérou.

Ses idées se portèrent d'abord sur l'île de Terre-Neuve, où, chaque année, les produits de la pêche de/ la morue s'élèvent à plus de 1 million de tonneaux (ou 1 milliard de kilogr.), à l'état frais.

La morue, avant d'être salée et séchée, est parécy c'est-à-dire qu'on lui enlève la tête, les intestins et la grosse arête, ce qui fait un peu plus de la moitié de son poids total. Ces débris, dont l'importance est d'au moins 700 000 tonneaux , sont jetés à la mer, où ils vont se perdre sans utilité directe pour nous.

M. de Molon arma, en 1850, un navire et fournit à l'un de ses frères les ustensiles nécessaires pour fabriquer de la poudre de poisson.

En 1851 , M. de Molon jeune repartit pour Terre-Neuve, emportant avec lui tous les moyens de fabrication, les matériaux nécessaires pour construire une fabrique et les logements de cent cinquante ouvriers qu^il emmenait avec lui , enfin tous les moyens nécessaires pour fonder un établissement permanent. Il rétablit à Kerpon, à l'extrémité de Tîle, près du détroit de Belle- Isle, dans une anse qui reçoit, chaque année, un grand nombre de navires de pèche, et dont les rives sont très- poissonneuses. Aujourd'hui, cet établissement marche avec régularité, et doit expédier en France, au mois d'octobre prochain, une notable quantité d'engrais-poisson.

Cet agriculteur manufacturier voulut avoir en France une fabriqué du même genre, et qui, placée immédiatement sous ses yeux, pût servir comme usine pour les essais en grand destinés à perfectionner les moyens de fabrication.

Il établit cette usine entre Lorient et Brest, à Concarneau ( Finistère )| chef-lieu de canton, à 1 kilomètre environ de Quimper.

Concarneau n'est guère habité que par des pécheurs. 300 à 400 bateaux y sont consacrés, chaque année, à la pèche de la sardine. La préparation de ce poisson est presque la seule industrie du pays.

L'établissement fut placé au fond du port ; les bateaux viennent charger et décharger sous les murs de l'usine.

Voici le matériel qu'elle renferme pour la fabrication de Tengrais-poisson :

Une machine à vapeur de la force de 10 chevaux et un générateur de vapeur de 18 chevaux ; deux chaudières à double enveloppe et à bascule pour cuire le poisson au bain-marie ; vingtquatre presses à percussion pour presser ces débris après cuisson ; une râpe semblable à celles employées pour les betteraves dans les fabriques de sucre ; une grande étuve ; un calorifère Chaussenot servant à chauffer cette étuve ; un moulin conique cannelé, comme les moulins à café.

Les poissons et débris sont introduits dans la chaudière (fig. 313] par la partie supérieure DD découverte.

La charge de 500 à 1000 kilogr., suivant les dimensions, étant opérée, on introduit par un tube F, entre la chaudière et sa double enveloppe C, C, C, un jet de vapeur chauffée sous la pression de 3 atmosphères -1, correspondant à 140* environ. La vapeur circule entre ces deux enveloppes écartées seulement de

5 centimètres, et dans un tubç de 20 centimètres de diamètre BB, faisant partie de la chaudière dont il continue les parois. A son extrémité close est adapté un robinet g qui sert à faire dégager

Tair chassé par la vapeur avant de placer le couvercle D D' D. Une heure suffit à la cuisson ; alors, on laisse échapper la vapeur par le robinet h (qui sert aussi à évacuer Teau de condensation); puis, par uo mouvement facile, on fait basculer la chaudière sur ses tourillons EE, et, le couvercle étant enlevé, le poisson cuit tombe sur Taire.

Aussitôt des ouvriers, au moyen de mannes, portent la matière soumise à la cuisson sous les presses, placées à côté des chaudières.

Sous chacune des presses est posé un cylindre en tôle, de 90 centimètres de hauteur et 33 centimètres de diamètre, percé de trous et consolidé par quatre cercles en fer.* On y place la chair cuite que Ton charge en deux fois de deux disques épais en bois ajustés à la circonférence intérieure du cylindre. On met deux ou quatre tasseaux sur le plateau ou disque supérieur ; dès que tous ces cylindres sont remplis, un homme fait mouvoir alternativement la vfs de chaque presse ; à mesure que ce prèssage s*opère, on voit sortir par les parois percées de chaque cylindre une grande partie de Teau et de Thuile que le poisson renferme. Ces liquides s'écoulent dans des rigoles pratiquées à cet effet et vont se réunir dans un réservoir commun, près du* quel sont placés des tonneaux échelonnés de manière que le trop-plein, par un tube partant du fond du premier, tombe à la partie supérieure d'un second, et successivement, sans autre main-d'œuvre. Après quelque temps de repos, Thuile surnage; elle est recueillie dans des barriques et mise en cave. La quantité moyenne d'huile ainsi extraite représente 2 à 2 | pour 100 du poids du poisson frais.

Quand la chair cuite est suffisamment pressée, on desserre les presses, on enlève les cyUndres et on les renverse près du réservoir, afin d'en faire écouler les parties liquides qui ont pu remonter à la surface ; puis, en frappant sur le plateau inférieiur, on extrait la chair pressée, qui sort du cylindre sous la forme de

deux tourteaux compactes dont Tépaîsseur est d'eaviron 10 ceotimètres.

Un ouvrier porte ces tourteaux dans la trémie de la r&pe ; cette râpe est mise en mouvement par la machine à vapeur, elle réduit le tourteau en une sorte de pulpe, qui est porte'e à Tétuve par des enfants.

L'étuve, placée au premier étage, est extérieurement longue de 20 mètres et large de 5 mètres ; elle est divisée en 5 couloirs de 85 centimètres de largeur.

Qiacun des couloirs contient, dans sa longueur, vingt cadres de 1 mètre de long sur 85 centimètres de large , à fond de toile grossière. Cinq cadres, dans chaque couloir, sont superposés les uns aux autres : ce qui fait cent cadres par couloir ; cinq cents cadres garnissent toute Fétuve.

Une ouverture fermée par une planchette mobile, à chaque extrémité de Fétuve, correspond à chacun des cinq étages du couloir ; et, à Fintérieur de Fétuve, chacune des séries superposées de tiroirs est placée sur des galets.

La chair cuite, pressée et divisée, est mise sur un cadre; on introduit ce cadre dans Fétuve par Fouvcrture dont nous avons parlé plus haut; puis on introduit le second cadre, qui pousse le premier, puis le troisième, qui pousse le second, et ainsi de suite jusqu^à ce que les vingt cqdres soient placés dans le premier tiroir. On en fait autant pour le second tiroir, puis pour le troisième, le quatrième et le cinquième, et ainsi de suite pour chaque couloir de Fétuve. Cette manœuvre dure deux heures un quart pour emplir Fétuve avec les cinq cents cadres qu*elle con* tient.

Un courant d*air chaud de 60 à 70 degrés, provenant du calorifère Chaussenot et activé par une cheminée d'appel, circule, en sens inverse des tiroirs, dans les cinq couloirs, à mesure que chacun d*eux est rempli par les cadres chargés de chair.

Aussitôt que Fintroduction du dernier tiroir est terminée, on procède à Fextraction des premiers cadres, en venant y placer de nouveaux cadres chargés de nouveaux produits du ràpage. L'opération est des plus simples : un enfant placé à Fextrémité supérieure de Fétuve introduit le cadre nouvellement chargé, lequel pousse, sans grand effort, toute la série des cadres rangés sur les galets, et fait sortir, à Fextrémité inférieure, le premier des vingt cadres où la chair est desséchée, qui est reçu par un autre enfant ; un nouveau cadre est introduit, un nouveau cadre

est extrait, et ainsi de suite pour toute Tétuye : de manière que dans un travail constant Tétuve marche sans interruption, se vidant, comme une toile sans fin, en même temps qu'elle se remplit, sans que les ouvriers soient en contact avec Tair chaud qui circule dans rëtuve.

100 kîlogr. de charbon suffisent, chaque jour, au chauffage du calorifère.

A mesure que la chair desséchée est extraite des couloirs, elle est déposée tout à côté, sur un plancher, d'où un enfant, au moyen d'une pelle, la jette dans la trémie du moulin.

Celui-ci réduit la chair desséchée en poudre suffisamment fine.

Elle est alors ensachée ou embarillée, pour être expédiée sous le plomb de T entreprise, afin qu on ne puisse y introduire une substance étrangère. La quantité d'engrais-poisson sec à Fétat pulvérulent correspond, en moyenne, à 22 pour 100 du poids du poisson employé frais.

Pour toutes ces manutentions, on n occupe, dans rétablissement de Concarneau, que six hommes, gagnant par jour 1 fr. 25 cent., et dix enfants, payés a raison de ôO à 60 centimes aussi par jour.

Dans ces conditions, sans ti-availler la nuit, rétablissement de Concarneau a pu produire 4 à 5000 kilogr. d'engrais sec, représentant à peu près 10 à 20000 kilogr. de poisson ou de débris de poisson à Tétat natiu'el.

Eu travaillant la nuit, un établissement semblable produirait, par 24 heures, 8000 à 10000 kilogr. d'engrais.

M. de Molon estime de 200 à 250 le nombre de jours pendant lesquels les pécheurs peuvent pécher dans le cours d'une année. En ne comptant que 200 jours de travail, l'établissement de Concarneau pourrait donc produire 1600 à 2000 tonnes d'engrais, ou 1 600000 kilogr. à 2 millions de kilogr., quantité suffisante pour fumer 5 à 6000 hectares, dans la proportion de 300 à 400 kilogr. par hectare.

Ce produit, à raison du rendement en engrais sec (de 22 pour 100 du poids de poisson frais), représente une pèche annuelle de 9 à 10000 tonneaux de poisson (9 à 10 millions de kilogr.).

lia pêche de la sardine et les débris des fabriques autrefois perdus peuvent en tburnir à peu près la moitié ; mais un fait semble présager la possibilité d'obtenir, à Concarneau, des quan-

tités de poisson encore plus grandes que celles signalées ci* dessus.

Lors des guerres de TEmpire, pendant le blocus, la morue était excessivement rare en France. On péchait alors, sur les côtes de Bretagne, un poisson dit merlue^ espèce de morue qui était parée et salée, et se veiïdait en immense quantité pour F usage des campagnes. Il y a des époques où, sur les côtes de Bretagne, ce poisson se rencontre par bancs. Aujourd'hui les pécheurs ne s'en occupent pas, parce qu'ils n'en trouveraient plus la vente; mais il semble arriver là précisément pour que Ton puisse aujourd'hui Tutiliser à d*autres applications (*).

Nous avons dit que le personnel de l'établissement se compose de six hommes et de dix enfants; la consommation du charbon de terre est de 230 kilogr. par jour : 1 30 kilogr. pour la machine à vapeur, qui donne le mouvement à la râpe et au moulin, et la vapeur nécessaire à la cuisson; 100 kilogr. pour le calorifère Chaussenot qui chauiFe Tétuve. L'huile de poisson est extraite au moyen des presses.

Enfin l'engrais sec se vend 20 francs les 100 kilogr. pris dans un des ports d'embarquement.

Ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, l 'engrais-poisson contient :

12 pour 100 d'azote et 14,1 kilogr. pour 100 de phosphate.

Les agronomes anglais estiment que le cultivateur ne doit pas payer l'azote plus de 5 deniers \ la livre anglaise, ou 1 fr. 25 c. le kilogr. ; les phosphates, plus de 1 denier la livre, soit 23 centimes

(*) Parmi les produits des pêcheries qui sooTent dépassent la consommation ou sont négligés comme aliments, se trouyent : l^* le merlus (^adus merluccius, Linn.) ou merluche^ poisson long de 65 centibaètres à 1 mètre, avec lequel on prépare, à l'aide de la dessiccation, le stocks fish dont la rigidité explique le nom ; 2^ les peaux bleues, comprenant deux espèces de wrac (Jabrus çetulla. Linn.}, sa longueur ne dépasse guère 25 à 30 centimètres; l'autre espèce, qui atteint une longueur de 60 à 75 centimètres, est une sorte de merlan appelé colin ou merlan noir {gadus ccu^bonarius)^ aussi abondant sur nos côtes que le précédent; enfin le sprat, nommé par Valenciennes liaraneula sprattus, en raison de sa ressemblance avec un petit hareng. Outre les divers poissons et leurs débris, on pourrait utiliser comme engrais un grand nombre de crustacés, d'échinodermes, d*oursins, d'étoiles de mer, de zoophytes mous et même de mollusques dont les coquilles seraient préalablement brisées. On sait que depuis la publication en France des notions précises sur les engrais, on utilise très-avantageusement aux colonies les morues avariées que l'on divise dans les moulinf i cylindres et dont on se sert pour fumer les champs de cannes à sacre.

le kilogr. ; Tacide phosphorique, plus de 3 deniers la livre, soit 69 centimes le kilogr.

Si Ton prend ces prix et qu'on les applique à Tengrais-poisson :

42 kilogr. d'azote à 4 fir. 26 c. le kilogr 1 5 fr. Ile.

* 4 kilogr. de phosphate à 23 c. le kilogr 3 22

Valeur *B fr. 84 c.

M. de Molon établit le prix de vente de Tengrais-poisson à 20 fr. les 100 kilogr.

Sur les mêmes bases, le prix du quintal de guano pourrait se calculer ainsi :

40 d'azote à I fr. 36 c. le kilogr 4 2 fr. 60 c.

4 4 de phosphate à 23 c. le kilogr 8 22

46 fr. 62 c.

Ainsi, 100 kilogr. de guano valent 2 fr. 52 cent, de moins que 100 kilogr. d'engrais-poisson, et se vendent environ 8 fr. de plus (28 à 30 fr. pris au Havre). En d'autres termes, Tengraispoisson ferait revenir aux cultivateurs Tazote à 1 fr. 26 cent, le kilogr. et le phosphate à 23 cent, le kilogr. ; tandis que, sous forme de guano, Tazote est payé 2 fr. 20 cent, le kilogr. et le phosphate 50 cent, le kilogr. On sait d'ailleurs qu'à ces derniers prix le guano est très-profitable à Tagriculture (*).

Les quantités de poissons que renferment certaines mers, à différentes époques de Tannée, sont telles, qu'on n'ose vraiment les apprécier, dans la crainte d*étre taxé d'exagération. Et cependant si Ton se reporte à l'immensité de TOcéan, on peut aisément se figurer les quantités innombrables d'animaux que renferment les mers, qui concourent avec les plantes marines à mettre sous formes de tissus organisés une foule de détritus pulvérulents, dissous ou gazéiformes et que la Providence n'a pas voulu mettre hors de notre atteinte ni dérober aux besoins toujours croissants de l'humanité. Nous devons dire cependant que les procédés pour la préparation de l'engrais de poisson n'ont pu donner en tous lieux des produits assez économiques pour laisser à cette industrie spéciale des bénéfices suffisants, et qu'une

(•) Le» premières extractions du guano des îles Chincha pour les expéditions en Europe eurent lien en 18^1 ; depuis cette époque jasqu*en 1856, on en a vendu 1 626 WSOOO kilogr. représentant une valeur vénale en Europe de 487921500 fr., ou, année moyenne, 3052000 fr. L'accroissement de la consommation a porté, en 1857, les quantités expédiées à 3045S9000 kilogr., dont la valeur était de 100 514 000 fr.

Page 1