HUILES DITES DE POISSONS
temps. Les vingt récipients en cuivre étamé sont chauiFcs ensemble par un seul bain-marie en tôle.
Au bout de 1 2 heures de repos, on soutire au siphon le suif fluide pour le faire couler dans des rafraîchissoirs en cuivre étamé, d'où on le tire à la cannelle, soit dans de petits baquets mouillés, dits jalots, où il se prend en masse en une nuit et forme les pains Uvrables au commerce, soit directement dans les moules préparés pour confectionner la chandelle.
Les solutions alcalines et les liquides aqueux soutirés de la première fonte sont écoulés dans des réservoirs débordant du fond de Tun dans la partie supérieure de Tautre, fonctionnant ainsi comme des récipients florentins afin de' retenir à chaque décantation la graisse surnageante {i^oy. une disposition semblable décrite plus loin, dans la préparation des Acides gras par saponification sulfurique^ laçages et distillation).
Les liquides, séparés de la graisse qu'ils entraînaient, contiennent encore les acides gras odorants dissous par Talcali ; on les fait couler dans de grandes cuves en bois où Ton en sépare les acides gras en saturant Talcali par un léger excès d'acide sulfurique ; les acides gras viennent surnager, ils forment de | à 1 ^ pour 100 du suif pur; on les extrait par décantation à l'aide de vases à déversement ou florentins semblables aux récipients indiqués ci-dessus. Ces matières grasses, acides, colorées et odorantes s'emploient pour confectionner des savons conununs.