‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 329 sur 412 · PRESSION A FROID · texte numérisé non relu

PRESSION A FROID

et G^*^, de Londres, à Talde d*une température dépassant 200^. En faisant intervenir 3 de chaux pour 100 de stéarine, on pourra représenter ainsi Topération bien plus facile instituée par M. de Milly :

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D'après cette dernière réaction, la matière grasse neutre étant considérée comme formée de 3 équivalents d'acide stéarique pour 1 de glycérine, en substituant à celle-ci Téquivaïent de chaux, on commence un mouvement moléculaire qu'achève l'eau à la température élevée de 172^, en ooroplé* tant rhydratation de l'acide gras et de la glycérine; on pourrait admettre, suivant M. Pelouze, que le savon formé agit lui-même par son affinité pour l'acide gi*as, et tend à isoler celui-ci de la glycérine.

Cristallisation. — Suivant le procédé ancien et le nouveau procédé de M. de Milly, après la saturation par l'acide sulfurique et les lavages par l'eau, les acides gras, privés, autant que possible, de chaux et d'acide sulfurique, sont enfin soutirés dans des moules enfer-blanc de la contenance de trois litres et demi à peu près, et un peu évasés; les pains d'acides solidifiés en sortent facilement, et leurs dimensions doivent correspondre à la section de Tauge des presses horizontales, afin qu'on puisse les placer après la première pression à froid, et tout enveloppés de laine, directement entre les étendelles de la presse à chaud. Ces pains, dont le poids est à peu près de 2 kilogr., ont une teinte fauve qui tient à l'acide oléique liquide, interposé entre les cristaux des deux acides solides, stéarique et margarique : il suffit donc, pour obtenir ces deux derniers, d'exprimer par une forte pression l'acide oléique, coloré par plusieurs substances étrangères qu'il tient en solution.

Pression à froid. — Les pains d'acides gras sont alors enveloppés dans une serge et placés sur le plateau d'une presse hydraulique verticale ordinaire. On pose alternativement une plaque épaisse de zinc et un lit de ces pains enveloppés, jusqu'à ce que la presse soit chargée à la hauteur d'un tnètre environ^ on dispose le plateau supérieur, puis on procède à une pression trèsgraduée durant 5 ou 6 heures.

Une grande partie de l'acide oléique s'écoule à firoid| mais les dernières portions ne peuvent être extraites que dans une

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autre presse à Faide d'une température peu à peu élevée jusqu'à 40*.

Pression à chaude — Il est nécessaire, pour répartir la chaleur, d'employer des presses disposées horizontalement, semblables à celles qui fonctionnent dans les huileries, et dans lesquelles les pains se placent verticalement dans des étendelles en crin disposées entre deux plaques chaudes en fonte.

Les presses horizontales se composent de la bâche où la pression a lieu, du piston presseur et de plaques épaisses en fonte, que Ton plonge à chaque opération dans une caisse pleine d'eau bouillante ou de vapeur, et que l'on place ensuite entre les pains d'acide enveloppés de serge, et renfermés chacun entre les mâchoires d'une étendelle en tissu de crin épais.

Dans quelques usines, toutes les parois de la bâche qui contient les pains sont doubles, et l'on y peut introduire à volonté un jet de vapeur qui entretient une température plus régulière; dans d'autres, on réussit plus simplement à chauffer toutes les plaques et les parois de la presse, au moyen de deux tubes latéraux qui parcourent toute la longueur de la presse et distribuent par de petits trous la vapeur dkin bout à l'autre : on fait cette injection après avoir couvert la bâche avec des plaques, et quelques instants avant de charger la presse. On est encore parvenu à éviter de retirer les plaques en fonte à chaque opération : elles peuvent rester dans la bâche, car elles sont creuses et reçoivent, par la partie supérieure, un jet de vapeur qui se distribue dans toutes, à l'aide de tubes articulés glissant dans une sorte d'étui communiquant avec chaque plaque, et se rapprochant à mesure que la pression resserre les plaques.

La figure 1, pi. XLIV, montre en élévation cette presse horizontale à plaques creuses chauffées par la vapeur (^).

Le tube a&, communiquant avec un générateur, amène, dès qu'on ouvre le robinet a, la vapeur qui se distribue dans tous les tubes cdef^ et passe dans l'épaisseur des plaques hi.

Une articulation en c et une deuxième en f (fig. 1 et 2) permettent de faire mouvoir chacune des plaques isolément. Ces tubes s'allongent sans difficulté lorsqu'ils s'écartent à droite et à gauche de la perpendiculaire. On voit par la coupe (fig. 2) com-

(*) Le nombre det plaque» fit et des étendelles interposées doit être double ■ou triple de celui indiqué dans cette figure, c'est-à-dire égal i 24 ou 36 enU'e le plateau k, que pousse le piston, et la plaque x.

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