Extrmelion en grand de l*amldon et du glnten
Le nouveau procédé est plus facile et plus économique que l'ancien; cependant, il a d'abord présenté des difficultés sérieuses. Les produits sont aussi beaux et plus abondants; le gluten est extrait intact, et toute l'opération est plus salubre, tellement que, d'après l'avis du conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine, l'administration a rangé dans la deuxième classe des établissements incommodes ou insalubres, les amidonneries qui emploient ce procédé, tandis que les anciennes amidonneries resieui dans la première classe, et doivent être éloignées des habitations.
Pour entraîner l'amidon par le lavage, on fait une pâte contenant de 46 à 60 d'eau pour 100 de farine. On pétrit cette pâte, *ort à bras, soit dans un pétrisseur mécanique, et lorsqu'elle est bien homogène, on laisse l'hydratation se compléter pendant
25 minutes en été, et pendant une heure en hiver. La pâte est alors soumise au lavage mécanique.
Pour opérer ce lavage, on se sert d*un appareil nommé ami* (lonniére, espèce de pétrin ou d'auge demi-cyUndrique, dont les parois sont garnies latéralement de deux bandes de toile métallique. Un cylindre cannelé, disposé dans toute la longueur de Tauge, est animé d'un mouvement de va-et-vient qui fait rouler la pâte sur les parois, tandis qu'un tube étendu au-dessus de l'appareil projette de petits filets d'eau qui accomplissent le lavage de la pâte en détachant les granules amylacés ; en même temps les particules du gluten se rapprochent, adhèrent entre elles, offrent une masse graduellement plus élastique, adhésive et résistante.
Dans une amidonnière de 2" de longueur et 1",25*^ de largeur ainsi construite, on peut traiter par heure 160 kilogr. de pâte, produit de 100 kilogr. de farine. La quantité d'eau nécessaire pour le lavage est d'environ 5 fois ce poids.
Le liquide, chargé de grains d'amidon, passe à travers les deux bandes de tissu métallique et s'écoule par deux rigoles latérales dans une cuve.
L'inventeur a perfectionné cette première amidonnière en doublant les auges cylindriques dans lesquelles s'effectue le lavage de la pâte, et faisant baigner dans Teau la moitié inférieure des toiles métalliques au travers desquelles se tamise l'eau chargée d'amidon; il évite ainsi l'engorgement des toiles, que l'on nettoie d'ailleurs facilement à l'aide d'une brosse en chiendent sous Teau pendant l'opération. Les figures 152, 153, 154 ci-contre indiquent la construction de cette machine qui double les produits naguère obtenus dans le même temps. Les lettres indiquent les mêmes pièces dans les trois figures suivantes :
La figure 210 représente une coupe transversale; fig. 21 1, vue à vol d'oiseau de l'amidonnière double; fig. 212, élévation, vue longitudinale de l'amidonnière. FF, sorte de vase en bois solide, de2'^delonget l™,50de large, dont le fond est composé dedeux portions cyhndriques et les côtés offrent des parois cylindrique» relevées à partir des toiles métalliques. L'axe de ces parois cylindriques latérales se trouve dans un plan perpendiculaire aux plans parallèles entre eux, qui passent par chacun des axes des deux auges formant le fond du vase. CC, toiles métalliques en cuivre des n^' 60 et 80 affleurant les parois intérieures et fixées sur des châssis qui s'adaptent dans les ouvertures latérales. DD, larges
gouttières dans lesquelles le niveau de leau chargée d'amidon se maintient à moitié de la hauteur des toiles, Texcédant s'écoule à Taide d^une bonde cylindrique qu'on élève ou qu'on abaisse à volonté. E, jonction des deux auges surmontée d'une lame de zinc courbée qui reçoit et repousse la vague de liquide dans le mouvement des rouleaux. AA\ deux arbres en fer reposant et
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Fig. 210.
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