‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 62 sur 412 · SUCRE DE LA BETTERAVE · texte numérisé non relu

SUCRE DE LA BETTERAVE

individu, qui en Angleterre s'élève à 15 kilogr. 34 et dans Paris à 11 kilogr. 29 (ou 19000 000 de kilogr. pour 1696000 habitants), descend au-dessous de 2 kilogr. dans d'autres pays, et représente, pour la consommation générale dans toute TEurope, seulement 4 kilogr. 73 par individu.

Ainsi la consommation devrait être presque doublée en France, plus que triplée dans toute l'Europe, pour atteindre le taux actuel de la consommation en Angleterre, où elle n'est pas arrivée au maximum, tant s'en faut. On pourra se faire une idée de l'accroissement probable de la consommation du sucre qui doit suivre les progrès de la richesse générale si l'on considère qu'en Australie, où tous les travailleurs sont dans une certaine aisance, la consommation^annuelledu sucre représente 48 kilogr. par individu (*); si l'on se rappelle d'ailleurs que chez nous la quantité moyenne de sel marin annuellement consommée s'élève à 8 kilogrammes par tète, c'est-à-dire dépasse encore la consommation du sucre. C'est que dans nos campagnes, où le rôle du sucre aurait une si haute importance au point de vue de Thygiène et de la conservation des fruits, cet aliment d'un prix trop élevé n'est pas à la portée du plus grand nombre.

S. Saere de la betterave t evllure de eeCle plante i ■es Tarlétéa*

Nous nous occuperons d'abord du sucre de betterave : quoique l'industrie qui le livre au commerce date à peine de cinquantecinq ans, elle est bien plus avancée que l'antique extraction du sucre de canne dans un grand nombre des habitations aux colonies.

La sucrerie indigène constitue l'une de nos plus importantes industries manufacturières et agricoles; sa matière première, la betterave, améliore le sol de plusieurs manières : par la grande profondeur à laquelle pénètre ses racines, elle remue et rend perméable le terrain où elle est cultivée ; la nourriture, puisée •dans une épaisseur de terre qui peut atteindre de 1 à 2 mètres, vient s'accumuler dans les feuilles en même temps que les

(*) Dans quelques contrées de rAmérique niéridionale on a pu composer la ration journalière du soldat en campagne de 500 grammes de sucre, plos de 500 grammes de fromage, ce qui correspond à une consommation annuelle de ld2^,5 de chacun de ces deux alimenu.

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