CULTURE, VARIÉTÉS
éléments empruDtés à Tair et aux matières gazeuses des fumiers; les feuilles, soit indirectement soit directement, s'ajoutent ellesmêmes aux engrais : une partie des composés et des sels solubles, qui seraient perdus pour les cultures suivantes, sont ainsi ramenés à la superficie du sol. Cette culture n est pas épuisante, lorsque tous les résidus : tête et feuilles des betteraves, pulpes, écumes^ charbon d'os, mélasse, peuvent être les uns consommés par les animaux de l'exploitation, les autres répandus sur le sol comme engrais, car les produits extraits des betteraves et qui ne retournent pas à la terre, les sucres bruts et raffinés^ sont presque dépourvus d'azote ou très-pauvres en matières azotées comme en substances minérales, et par conséquent à peu près sans valeur pour des terres où les matières purement végétales surabondent.
Malgré les avantages de cette culture, il ne faudrait pas qu'elle devînt exclusive dans une localité : car les insectes et les plantes parasites vivant aux dépens de la betterave se développeraient outre mesure et compromettraient gravement les récoltes ; mais lorsque la betterave à sucre revient dans Fassolement au bout de trois ou quatre années seulement, elle constitue sans contredit l'une des meilleures cultures sarclées qui prépare le sol pour d'antres cultures et peut accroître la production des prairies artifidélités et des céréales.
La betterave peut être semée à la main ou avec un semoir et en lignes, ce qui fecilite toutes les façons ultérieures.
Les jeunes betteraves sont souvent attaquées par les insectes (*) : pour éviter leurs ravages, il peut être utile de faire développer les graines rapidement; on y parvient en les laissant tremper dans Tean pendant 24 heures, les mettant ensuite en tas jusqu*à ce que la germination commence. Avant de les semer, il est
(*) Parmi les insectes qui exercent les plus grands ravages dans les champs de betteraTes on peut citer : l^Ies vers Mânes, larves des hannetons (coléoptères kmellicomes); 2^ les larves de plusieurs espèces de mouches du genre Phyto^ m^m: ces larves d*œufs éclos sur les feuilles s^introduisent dans le parenchyme qu'elles dévorent entre les cuticules épidermiques des deux faces du limbe ; 3^ les chenilles coureuses, notamment des nociua segetum, n. oleracea, n, promuèa, qui entament la racine autour du collet et y creusent des rigoles plus ou moins profondes (le jus sucré mis à nu attire en ces endroits des millegraiies, jruUu punetaius qui étanchent la plaie seulement et que l'on a souvent contidéi^à tort comme étant cause du mal); 4* plusieurs espèces d'altises, notaaunent les altiea oleracea, coléoptère (du mot grec ocXtivoc» sauteur) qui •attaque plus encore les feuilles des Crucifères et surtout du colza.