‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 66 sur 412 · Î62 CULTURE DE LA BETTERAVE · texte numérisé non relu

Î62 CULTURE DE LA BETTERAVE

profondeur ; quant à leur longueur, elle varie suivant les localités : dans certains endroits, la dimension n*est limitée que par la longueur du champ ; dans d'autres, au contraire, cette longueur est partagée par des séparations ou banquettes en terre, de 6 en 6 mètres, ce qui paraît convenable, car, les betteraves venant à se gâter, on évite ainsi que l'altération se propage dans toute la masse {*).

Prix de revient de la betterave pour 1 hectare de bonne terre,

Lojenf impôts, intérêts il 5 •

Engrais ^ 430 i

Deux labours, deax hersages 86 '. .9. ç

EnsemeDOement 48 ^ •-<'»'•

Sarclage et binage 36

Arrachage et transport 36

La production varie ordinairement de 30 à 45 000 kilogr., et par conséquent le prix de revient des 1000 kilogr. de 9 fr. 50 c. à 14 fr. La valeur des feuilles et des têtes utilisées comme aliment des bestiaux peut compenser quelques frais accessoires, non indiqués dans ces prix de revient (**).

On cultive plusieurs variétés de betteraves, dont les principales sont : 1® la betterave dite disette^ ou betterave à vaches; 2® la betterave rouge ; 3^ la jaune (ces deux dernières, soumises à la cubson dans des fours, concourent à Talimentation des hommes; toutes trois sont cultivées pour nourrir les animaux) ; et 4^ la

(*) Souvent dans les contrées où les froids rigoureux sont assez rares on conserve plus économiquement les betteraves en les disposant en tas volumineux représentant une pyramide tronquée ou une trémie renversée à parois peu inainées, ayant environ à la base 6 mètres de côté ou 10 à 12 mètres de longueur, 5 à 6 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur. Sous ces tas on creuse des rigoles espacées de 1 mètre 50^, maintenues libres à Taide de betteraves les plus longues posées en travers; l'air circule dans le tas et prévient les fermentations ; lorsque rabaissement de la température fait craindre de fortes geléei, on ferme les ouvertures des rigoles et Ton recouvre le tas avec quelques centimètres de paille.

Dans les contrées froides, comme en Russie, de vastes bâtiments ou cellier» servent à emmagasiner les betteraves en ménageant des conduits verticaux où l'air et les gaz circulent.

C^*^) Les feuilles tombées pendant la végétation et les petites racines restées dans le sol représentent environ 4800 kilogr. de fumier, les feuilles et létes enlevées par l'élétage pèsent au moins 5 à 8000 kilogr. ; ces produite en somme valent de 50 à 80 fr. par hectare. Dans beaucoup de localités en France où l'industrie saccharine a fait augmenter le prix de la main-d'œuvre et des loyers de la terre, le prix de revient des betteraves atteint 16 à 17 fr. les 1000 kilog[r.; ces racines doivent être vendues 18 à 20 fr. pour laisser un bénéfice suffisant au cultivateur.

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