SUCRE DE BETTERAVES CUITES
bustible était sensiblement la même; toutefois, l'emploi de ces appareils coniques ne s'est pas généralisé (*).
Quel que soit le procédé employé pour concentrer le sirop, il faut toujours l'amener à 25 ou 26*^ Baume ; à ce terme, le filtrer de nouveau sur du noir en grains neuf ou révivi6é ; puis procéder à la dernière évaporation ou cuite jusqu'au degré convenable pour la cristallisation. On filtre trois fois : 1° à 5 ou 6", sur du noir ayant servi à la filtration des sirops; 2°à 12°, et 3° à 25 ou 26^ lorsqu*on \eut obtenir le sucre blanc directement consommable.
yérification de la densité. — Les degrés aréomé triques peuvent être vérifiés dans les premières évapora tions, en extrayant le jus de la chaudière, mcme pendant Tébullition, et dans le vide, au moyeu du petit ustensile a (pi. XXXII, fig. 3) : cest une éprouvette mise en communication avec la partie supérieure de la chaudière par un tube à robinet bb' ; la communication avec le liquide est eioblie par un deuxième tube à robinet c. Ces deux robinets étant ouverts, le liquide coule dans Téprouvette; on ferme alors les deux robinets précités, et Ton ouvre le robinet à air ^; enfin, ouvrant le robinet^, le sirop s'écoule à Textérieur: on le reçoit dans une éprouvette ordinaire; il suffit de plonger un aréomètre dans celle-ci pour connaître à Tinsiant le degré du Hquide.
Compositions et températures d*ébuNition des différentes cuites. — Le tableau suivant donne les températures d'ébuUitîon du sirop correspondant aux preuves que nous allons indiquer, ainsi que? Ic-s quantités d'eaU et de sucre relaiives à chacun
(*) M. Péannvait,il yaplusdequinzeanSfîinaginéel employé dans les sucreries en France une chauclièrccvaporaloirc, produisant un effet semMable à celui des cônes de Lembeck. Celte cliaudièrc élait munie de deux fonds, entre lesquels circulait la vapeur sous 5 atmosphères dépression. Ces fonds, entourés de bords peu élevés, élaicnl inclinés de 3 à 6 centimètres sur une longueur de 2 mètres ; le bout élevé le ])lus large (66 centimètres) recevait dans toute cette largeur le sirop débordant d'une rigole crénelée, et coulant en nappe mince sur les cannelures du fond de la chaudière; Tévaporation abondante effectuée sous une aussi faible épaisseur permettait de réduire des -| le volume du Hquide : aussi le bout le plus bas de 1:i chaudière était-il rétréci à 50 centimètres. Deux ou trois écoulemcuis semblables suffisaient pour amener le jus an degré de cuite. Malhetireusenient on fut obligé de donner une grande épaisseur aux fondb, de les consolider par des boulons nombreux, et il fut très-diflicile de les maio' tenir exempts de fuite.
Ces appareils, auxquels on dut renoncer, ont inspiré l'idée d*cn appliquer de semblables qui fonctionnent avec succès pour TéAapoialion des solulioiii d'acide borique chez M. de Larderel, en Italie, non loin de Livournc (wr. la description daus le chapitre Acide iiouk^uf. du 1" volume, et pi. XII).