‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 89 sur 412 · EXTRACTION DU SUCRE PAR DIFFUSION · texte numérisé non relu

EXTRACTION DU SUCRE PAR DIFFUSION

l'Exposition universelle, un procédé qu'il aurait mis en pratique depuis deux ans avec succès dans son usine.

Ce procédé ne diffère toutefois de la macération de Mathieu de Dombasie, perfectionnée par les systèmes deBeaujeuet de M.Dubrunfaut {yoy, au chapitre Alcool de ce volume l'article intitulé : Extraction du jus par macération) j que par la température à laquelle on opère : M. Robert emploie l'eau chauffée à 80^, mais en proportions telles que la température du mélange d'eau (ou de jus chauffé) et de tranches de betteraves ne dépasse pas 50^ afin d^éviter de transformer la pectose en pectine et de mêler celle-<i au jus ; au surplus, dans les deux cas le jus sucré est extrait par voie d'endosmose puisque la plus grande partie sort des cellules, ainsi que les sels, en traversant les membranes, tandis que plusieurs substances insolubles ou moins solubles ou de consistance mucilagineuse, telle que les phosphates et pectates de chaux, de magnésie, plusieurs matières azotées demeurent les unes interposées entre les cellules, les autres renfermées dans ces cellules elles-mêmes.

Voici le mode d'opérer, recommandé par M. Robert : les betteraves doivent être coupées très-net au coupe-racines, en trèsminces lanières, ayant au plus 1 centimètre de largeur (ce sont aussi les formes et dimensions antérieurement indiquées par M. Champonnois dans son système de macération) ; ces lanières de betteraves sont placées dans un vase extracteur ou macérateur avec de l'eau préalablement chauffée à 80* en quantités teUes que la température du mélange ne puisse dépasser 50*. Le liquide réchauffeur, eau ou jus faible, doit toujours être chauffé dans un vase à part et jamais en contact avec les betteraves découpées; on laisse le mélange en repos durant 15 minutes, temps qui suffit pour la macération (ou la diffusion, suivant M. Robert). Si la température du mélange était plus basse, à 40* par exemple, il faudrait prolonger la durée du contact. Deux réservoirs supérieurs, l'un à eau froide, l'autre à eau chaude ou jus réchauffé, disposés à 2 mètres au-dessus de la batterie, commandent à volonté chacune des deux séries de huit vases macérateurs. Tous les vases de chaque série communiquant de l'un à l'autre de bas en haut, le réservoir à eau (roide par un simple jeu de robinets suffit au déplacement successif des jus ; le jus sortant du huitième vase est assez chargé pour se rendre dans la chaudière à défécation, tandis que le liquide du septième vase est envoyé au chauffage pour servir à élever à 60* la température (l'une charge nouvelle de betteraves découpées, qui fournira le

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