‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 90 sur 412 · EXTRACTION DU SUCRE PAR DIFFUSION · texte numérisé non relu

EXTRACTION DU SUCRE PAR DIFFUSION

jas pour une autre défécation, puis subira les effets du déplacement méthodique par Teau froide.

On voit que sur les huit vases macérateurs, six sont sans cesse en fonction, tandis que deux se trouvent à tour de rôle vidés et remplis. En combinant les effets d'une double série de macérateurs, douze sont constamment soit en travail, soit en voie de vidange et de chargement.

Cet appareil fonctionne donc évidemment comme les anciens macérateurs qui déjà avaient été imités dans les lévigateurs méthodiques, étages ou horizontaux, pour le raffinage de la SOUDE {yoy. ce chapitre dans le 1" volume). L'expérience paraît avoir montré que dans les conditions précitées, 100 kilogr. de betteraves donnent en liquide sucré l'équivalent de 90 ou 91 kilogr. de jus normal. Si Ton active assez l'opération, on parvient en temps ordinaire à maintenir entre 37 et 40' la températare du dernier vase où le liquide se trouve chargé au maximum.

Quant aux betteraves en rubans, successivement épuisées par Teau froide, on les enlève de chacun des macérateurs à son tour; ces résidus jetés sur un plancher en tôle, criblé de trous, subissent un égouttage que l'on achève en faisant passer lentement, sur cette sorte de pulpe étendue, un lourd rouleau analogue à ceux qui servent pour comprimer le macadam. Il parait qu'alors la pulpe ne retient guère plus de 60 centièmes de son poids d'eau, qu'elle peut se conserver et servir de nourriture au bétail, sans doute en y ajoutant une quantité convenable de fourrage sec. Il sera toutefois utile pour apprécier la valeur nutritive de ce résidu encore très-humide de déterminer les proportions de substances (azotées, grasses, salines et sucrées) qu'il peut retenir, et de reconnaître en quelles doses il peut entrer dans la ration alimentaire des bœufs et des moutons; peut-être une expérience plus prolongée dans des conditions variées de la température atmosphérique ne sera-t-elle pas inutile en vue de constater si, durant les phases du déplacement des jus par l'eau froide,il ne se développera pas des ferments susceptibles d'altérer une partie du sucre (une des causes qui ont fait abandonner le lévigateur après 2 ans d'usage), peut-être aussi laddition de 1 miUième de chaux, à l'eau de déplacement, serait-elle utile pour prévenir ces altérations (*).

(•) En effet, nous devons dire que sou» ces difierenl» points de vue le pro

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