‹ Précis de chimie industrielle (volume 4)Chapitre 213 sur 233 · COMPOSITION DU YKEBB DES GLACES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DU YKEBB DES GLACES

Sable très-blanc 300

Carbonate de sonde 400

Chaux éteinte à l'air 43

Calcin on groisil 300

On fait entrer dans la composition du verre à glaces des sables très-blancs et très-fins. A. défaut de sable, on se sert de grès tendres, blancs et bien pulvérisés. Les pierres à fusil, le silex ou le quartz calcinés, étonnés (c'est-à-dire jetés tout rouges dans l'eau froide qui les fait fendiller) et mis en poudre, peuveut servir à la formation des mélanges.

On ne saurait apporter trop de soins au choix et à la préparation dessables ; la blancheur n'est pas toujours un indice suffisant de pureté.

En général, il faut laver le sable par tpuillages et décantations à plusieurs eaux. Le lavage ne doit être considéré comme complet que lorsque le sable se précipite rapidement au fond, que l'eau surnageante n'est plus blanchâtre ou laiteuse, qu'elle est, au contraire, limpide.

Le sable bien lavé est mis à égoutter, puis desséché sur une aire formée de plaques en terre ou en porcelaine, chauffée par les gaz perdus de la combustion des divers fours.

On se sert dans plusieurs usines de plaques en fonte pour effectuer cette dessiccation. Cette méthode expose à des accidents de fabrication par suite de l'oxydation du fer et de l'introduction de parcelles ferrugineuses, qui colorent ou tachent la matière vitreuse en brun verdàtre.

U importe beaucoup d'employer dans les mélanges ou compositions du sable très-sec.

Le carbonate de soude doit être bien tamisé et offrir un degré alcalimétrique constant (*). Une surveillance attentive est nécessaire pour assurer aux mélanges une composition bien homogène ; il est bon que l'atelier spécial, dit chambre à composition, soit

(*) On a pu obtenir ayee le sulfate de soude raffiné de beaux produits» mais les ouvriers assurent que les glaces sont plus dures et plus difficiles à polir.

sous la clef du directeur ou du contre-maître, car les modifications dans les mélanges occasionnent souvent de graves perturbations dans la fabrication des glaces.

Le calcin n'est introduit dans les mélanges qu'après avoir été divisé : on fait rougir dans un four les morceaux de verre cassés, puis on les jette rouges dans des baquets pleins d'eau froide ; leur immersion subite dans ce liquide détermine une multitude de fissures et, par conséquent, une division rapide. On ajoute un centième de soude au calcin pour remplacer la quantité d'alcali perdue par l'évaporation. Les proportions de sable , de soude , de chaux, de calcin peuvent varier entre certaines limites.

Les précautions que nous venons d'indiquer, notamment l'emploi des matières homogènes bien épurées et desséchées , ont permis de supprimer le frittage et le tréjetage auxquels on avait recours autrefois.

On fait fondre et Ton affine dans la même cuvette et dans le même four.

Deux heures après la coulée des glaces, lorsque les cuvettes ont été réchauffées dans le four, on enfourne la composition destinée à une fonte suivante.

La matière diminuant beaucoup le volume par la fusion, on introduit d'abord dans les pots le tiers ou le quart de la quantité qu'ils peuvent contenu*; quand le premier tiers est fondu on y met le second, et après la fusion de celui-ci on ajoute le reste.

L'opération entière : fonte, affinage, braise, coulée, exige 24 heures, et même plus en se servant d'un four neuf. Dans quelques usines 20 heures suffisent.

Pendant les trois dernières heures, on cesse d'attiser le feu et d'ajouter du combustible ; on bouche tous les ouvreaux ; la matière acquiert le terme de son affinage et prend la consistance utile. On désigne cette opération en disant qu'on arrête le verre ^ qu'on fait la cérémonie.

Façon. — Afin de s'assurer que le verre est convenablement préparé pour la coulée, on plonge le bout d'une canne dans la cuvette, ce qui s'appelle tirer le verre; on laisse filer la portion enlevée, qui, d'elle-même et par son propre poids, prend la forme d'une petite poire ou larme de verre d'après laquelle on juge s'il a la consistance requise, et s'il ne contient plus de bulles. Lorsqu'il est au point convenable, il faut retirer les cuvettes hors du four et couler la matière dont elles sont remplies pour former

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