‹ Précis de chimie industrielle (volume 4)Chapitre 54 sur 233 · COKSOMMATIOW ANNUELLE DU SOUFRE BRUT EN PBANCB · texte numérisé non relu

COKSOMMATIOW ANNUELLE DU SOUFRE BRUT EN PBANCB

J792 5 600 000 kil.

4869 .' 64 639 678 kil.

D00 000 kil. de soufre, équivalent des uiquer 60 000 000 d'acide sulfurique.

comprenant, cette dernière année, 47 < 42 600 000 kil. de pyrites brûlées pour fat

L'exportation du soufre en 1863 ne se composait que de 1 042734 kilogr. à l'état brut; les produits du raffinage exportés comprenaient 2 278 152 kilogr. de soufre en canons et 2 461 199 kilogr. de fleur de soufre.

£• État naturel*

Le soufre se rencontre abondamment dans la nature sous divers états : combiné aux métaux, il constitue les différents sulfures et des minerais exploitables ; uni à l'oxygène et aux bases, il forme des sulfates répandus dans plusieurs terrains et dans la plupart des sols cultivés ; les matières neutres azotées (l'albumine, la fibrine, la caséine, de l'organisme des deux règnes, les poils et l'épiderme des animaux, la matière cornée) en renferment des quantités appréciables, tandis que la soie, la peau, les tendons, la gélatine n'en renferment pas (*). Les huiles des graines de crucifères (colza, navette, cameline, moutarde, etc.) contiennent à l'état normal du soufre que l'on reconnaît par les moyens précités. Les huiles à* œillette (pavots), de noix, de sésame, d'arachide n'en renfermant pas, ne donnent pas lieu aux mêmes réactions.

On rencontre à l'état natif, dans les produits volcaniques, du soufre cristallisé ou amorphe, pur ou mêlé avec des substances étrangères. Son principal gisement le présente en amas irréguliers dans des marnes bitumineuses, des couches de gypse et de

(*) Le corps de l'homme représente, en moyenne, 11 kilogr. de substance organique sèche, renfermant presque 1 centième de ce poids ou 100 gr. de soufre. On reconnaît la présence du soufre dans la laine, la corne, l'albumine, la fibrine, etc., par la calcination avec la soude caustique pure : on obtient un résidu charbonneux que Ton traite par l'eau, puis dans la solution filtrée on verse quelques gouttes de nitroprussiate de soude qui produit une coloration rouge avec les sulfures alcalins. La soie et la gélatine ne contenant pas de soufre, ne donnent pas lieu à cette coloration.

calcaire de la formation crayeuse. Les plus grandes exploitations ont lieu sur ce gisement en Sicile. On exploite à la cordillère centrale des Andes un gisement de soufre placé dans un schiste micacé (au Quindia, Nueva Grenada). On a récemment mis en exploitation en France un minerai, près d'Apt, Yaucluse (*). Le soufre se rencontre à la Réunion, à la Guadeloupe. Il existe en Chine des mines abondantes de soufre, mais leur exploitation est encore très-restreinte, de même que les industries chimiques dans le céleste Empire. Le soufre se dépose journellement dans les terres et pierres poreuses, où l'hydrogène sulfuré (acide suifhydrique) est décomposé ou brûlé par l'oxygène de Pair. Il se produit, dans cette oxydation, de l'eau et de l'acide sulfureux : 1 équivalent de celui-ci, réagissant sur 2 équivalents d'acide suifhydrique, donne naissance à de l'eau et isole le soufre :

2HS + SO,=2HO-4-3S.

C'est ainsi que le soufre se dépose dans les terrains humides que les fumaroles traversent, notamment autour des lagonis à acide borique de la Toscane. L'influence de l'oxygène contenu dans l'air, s'exerçant au milieu des tissus humides, peut aussi brûler l'hydrogène sulfuré, en produisant de l'acide sulfurique et de l'eau, ramenant ainsi sur le sol le soufre que la putréfaction exhale dans l'atmosphère sous forme de gaz hydrogéné (Dumas). On a trouvé du soufre natif en cristaux bu en masses informes, translucides ou opaques, dans les terrains secondaires, intermédiaires, et parmi les roches primitives. Ce corps simple, utile à la constitution des êtres organisés, est donc contemporain des premiers âges du monde ; il se rencontre dans toute l'épaisseur de la croûte du globe.

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