‹ Précis de chimie industrielleChapitre 81 sur 215 · Désinrccticn · texte numérisé non relu

Désinrccticn

L'odeur excessivement désagréable et forte de l'acide sulfhydriqac, SCS propriétés délétères, l'action qu'il exerce soit sur les peintures à base de carbonate de plomb, soit sur les pièces d argenterie qu'il noircit promptement, ont fait depuis quelques années reconnaître l'utilité des procédés désinfectants capables de combattre ces effets. Tels sont ua dégagement ménagé de chlore agissant comme nous venons de le dire, et mieux encore l'emploi des solutions d*hypochlorite de chaux ou de soude.

On desinfecte économiquement les matières fécales en décomposant l'acide sulfhydrique et le suUliydrate d'ammoniaque que ces matières renferment par des solutions de sulfate de sesquioxyde de fer et d'oxyde <de cuivre (résidus de diverses opérations de décapage ou de cristallisation des couperoses), ou à l'aide du sulfate, ou encore du chlorure de zinc, etj'pn fait absorber le surplus des gaz infects et véhicules d'autres mauvaises odeuj's, au moyen d'une poudre de terre végétale ealcinée envases clos ou d'argile, charbonneuse, en employant, par exemple, le résidu de la distillation du schiste bitumineux appelé bogheoA (voyez à la fin du IP volume, Engrais, Huiles de schistes et Gaz d'éclairage).

1. Composition. — 2. Yuriclés commerciales, propriéU^s. — 3. ÉUt naturel, extraction. — 4. Fabrication. — 5. Compositions comparatives el Applications des aluns et du sulinto d'alamine crislallisé. — 6. Alumînate do soude — 7. Composition, propriétés du sulfate de fer; préparation et appliciitions dus "sulfates de fer du commerce. — 8. Encre usuelle*.

i. Compoflidon.

L'alun, qui est un des sels les plus anciennenient employés dans une foule de recettes empiriques des arts industriels, est formé de deux sulfates : 1 équivalent de sulfate. d'alumine jouant dans la combinaison le rôle d'acide, et 1 équivalent de sulfate de potasse représentant une base ; ce dernier est souvent remplacé par 1 équivalent de sulfate d'ammoniaque. L'alun, livré presque toujours en cristaux, contient 24 équivalents d'eau.

On peut représenter par les formules suivantes les aluns de potasse et d'ammoniaque :

Alun de potasse (KO,SO») -h (ArO',3 SO») 4- 24 IIO.

Alun d'ammoniaque (AzlP,HO,SO') + (A1»0',3SO')-h24HO.

Ces deux aluns, parfois simultanément formés dans les fabriques où l'on mélange les deux sulfates de potasse et d'ammoniaque, peuvent, en effet, cristalliser ensemble en diverses proportions.

Les sulfates des sesquioxydes basiques de fer, de manganèse et de chrome isomorphes avec l'alumine peuvent également constituer des aluns avec des sulfates de potasse et d'ammoniaque, s'adjoindre aux aluns précités, et donner lieu à des aluns de composition plus ou moins complexe (voyez plus loin Soude, Alumine et Alumînate de ioude).

%• ¥auriétés commcrctaleay propriétés*

Alun à base de potasse. — On en distingue trois variétés : Vaiun ordinaire, le plus usuel, Valun de Rome ou cubique, et Valun alumine.

L'alun ordinaire est en cristaux octaédriques blancs, diaphanes, nu peu efflorescents à l'air sec; son poids spécifique est égal à 1,710 (l'eaa pesant 1,000 sous le même volume); il a une saveur acide, astringente; sa réaction est acide; iOO d'eau à la température de 15* en dissolvent environ 6,5 et jusqu'à 153 à la température de rébullition. L'alun peut être fondu à chaud dans son eau de cristallisation, et se prendre en masse par le refroidissement ; il constitue alors Valun de roche. Chauffé de façon à vaporiser l'eau de cristallisation, il se boursoufle beaucoup, acquiert une opacité due à l'air interposé, et une rcsistance notable à l'action dissolvante de l'eau. Calciné au rouge, l'alun perd l'acide sulfurique (décomposé en oxygène et acide sulfureux) qui était uni avec l'alumine ; celle-ci reste avec le sulfate de potasse. Si l'on poussait la température au rouge blanc, la réaction de la potasse sur l'alumine pourrait déterminer la décomposition du sulfate de potasse et ferait disparaître l'acide sulfurique.

L'alun de Rome ne diffère du précédent que par sa forme cristalline, cubique, et un léger excès d'alumine ; il se conserve dissous dans l'ean froide et jusqu'à la température de 42^; mais la solution, chauffée à 45* et au-dessus, laisse précipiter de l'alun alumine insoluble, et conserve à l'état soluble l'alun octaédrique ordinaire.

L'alun de Rome ou cubique est moins acide que l'alun ordinaire, su^ tout lorsque ce dernier retient quelques traces d'eaux mères contenant presque toujours un excès d'acide. L'alun de Rome obtenu au contraire en présence d'un petit excès d'alumine et d'oxyde de fer, exclusivement à l'état de peroxyde, ne contient jamais de sel de fer soluble. Ces deux conditions lui donnent une plus grande valeur, surtout pour les teintures en nuances délicates.

Dans les localités où on le prépare, notamment à la Tolfa, près de Rome, on emploie comme matière première une roche (alunite, pierre d'alun) composée de sulfate de potasse et de sous*sulfate d'alumine (K0,S0»)-|-(A1«0%S0»). Afin de déterminer la séparation d'une partie de l'alumine et la formation de l'alun soluble, on chauffe dans des fours cette sorte de minerai jusqu'à ce qu'il dégage un peu d'acide sulfureux.

On peut alors faire dissoudre dans l'eau l'alun

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