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POTERIES

496. CompositloB. — L'argile forme ^ base de toutes les poteries grâce â sa plasticité et â la dureté qu'elle acquiert par la cuisson ; mais elle ne peut pas être employée seule, parce qu'elle subit un retrait en se desséchant; on est obligé d'ajouter à l'argile un ciment, substance dégraissante, qui diminuant sa plasticité, diminue en même temps son retrait. On recouvre en général les poteries d'un enduit fusible, espèce de vernis destiné tantôt â rendre la poterie imperméable aux liquides, tantôt â lui donner une surface plus polie.

On divise les poteries en deux groupes : 1* les poteries dont la pâte a subi un commencement de ramollissement pendant la cuisson, et qui sont imperméables aux liquides ; telles sont les porcelaines et les grès; 2* les poteries à pâte poreuse, telles que les faïences et les poteries communes ou terres cuites.

POTERIE DEMI-VITRIFIÉI

499. Porcelaines. — La porcelaine est fabriquée avec du kaolin [argile pure) mêlé avec du sable qui en diminue le retrait et du feldspath appelé fondant, qui lui fait éprouver un commencement de fusion et rend la masse translucide.

Ces matières, finement pulvérisées, sont délayées dans l'eau de manière

à former une pâle, que l'on malaie pendant loiigtcinjis, aQji de la reiidie parrailement bamogène.

Lu ptle ainsi préparée est eniplo>ée à la conCeciion des divri-s objels ; le travail se fait soit au lour, soit par le montage ou le coulage. Les ptiices fasonnées sont ensuite eoumises i une première cuisson ou dégouTdi qui les dessèche et leur donne un certain degré de consistance, toul en leur laissant une grande porosité. C'est alors qu'on les enduit de leur couverte qui doit s'étendre à la surface de la porcelaine demi-vilriÛée et y former une glaçure. Ce vernis est formé par la pegmalile, mélange de quarti et de feldspath, qu'on réduit en poudre impalpable, et qu'on délaye dans Tenu de manière à taire une bouillie claire ou barbotine. On plonge dans cette bouillie l'objet à vernir, et on l'en retire aussiiAl ; l'eau est sbsoibée par la p&te, et laisse à la surlace une couche mince d'une poudre vilriliable.

Les pièces dois en t alors subir la seconde cuisson. Pour cela on les place dans des caxltes ou cylindres en terre réfraciaire {flg. 193) que l'on cm-

Fig. 193. — Pièces enfournées.

pile les uns au-dessus des autres dans le four. Cei caietles protègent )■ ïui-face de la porcelaine conire l'aclion de la fumée et des matières entraînées.

Le Four ù porcelaine est k trois étages. L'é1a$« supéileur, où la température est la moins élevée, sert t dégourdir les pièces^ les deux autres élsgei, où s'opère la cuisson, ttmt cliauFlés par quaire foyers citérieuii

274 PRECIS DE GHIITIE.

ou alandiers. Lorsque la cuisson est terminée, on laisse le four se refroidir très-lentement, puis on y pénètre par des ouvertures que l'on avait eu soin de murer avec des briques réfractaires au commencement de l'opération.

498. Grès céramea. — Les grès cérames difîèrent de la porcelaine en ce qu'ils ne sont pas translucides; ils sont d'ailleurs comme elle, demivitrifîés, durs et imperméables.

Les grès sont formés avec des matériaux un peu moins purs que pour la porcelaine, aussi sont-ils en général légèrement colorés par de l'oxyde de fer. On les cuit à une très-haute température, et pour les vernir, on projette dans le four, lorsque la chaleur est maximum, une certaine quantité de sel marin humide. Le sel réduit en vapeur se décompose en présence de Teau au contact des parois argileuses; il se dégage de l'acide chlorhydrique, et il se forme un silicate de soude qui, combiné au silicate d'alumine, produit un vernis fusible donnant aux grès leur lustre ordinaire.

POTERIE A PATE POREDSE.

4fl9. P«I«B«ei. — Les faïences sont formées avec de l'argile plastique et du quartz réduit en poussière impalpable. Après avoir façonné les pièces, on les soumet à une première cuisson à haute température pour leur donner de la dureté, puis on les recouvre d'un vernis fusible formé de quartz, de carbonate de potasse et d'oxyde de plomb. Ce vernis fond pendant la seconde cuisson, et recouvre la surface d'une couche vitreuse et impeiméable de silicate double de potasse et d'oxyde de plomb. Ce vernis transparent ne convient que pour les faïences fines dont la pâte est blanche. Pour les faïences communes, dont la pâte est colorée par de l'oxyde de fer, on emploie un yérilable émail, vernis rendu opaque par de l'oxyde d'étain.

MO. Poteries eommvnes. — Les poteries communes employées •dans les usages culinaires sont faites avec des argiles très-ferrugineuses mêlées de sable et de marne. Leur couverte est formée par un silicate double d'alumine et de plomb.

SOI . Terres évites. — Les briques, les tuiles, les fourneaux portatifs, les moules à sucre, les pots à fleur, etc., sont faits avec des argiles marneuses mêlées de sable. La matière, réduite en pâte, est façonnée dans des moules ou sur le tour, puis soumise à la cuisson à une températui-e peu élevée.

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