ALCALIS ORGANIQUES
56t.C}éiiéMilIiés«» Serlu^ner a le premier tiré du règne organique une substance cristalline ayant les caractères des alcalis. Depuis la découverte de cette substance appelée morphine et tirée de l'opium, on a trouvé dans les végétaux un grand nombre d'autres alcalis, tels que la nicotine dans le tabac, la strychnine dans la noix vomique, la quinine et la cinchonine dans i'écorce des quinquinas. — Indépendamment de ces alcalis naturels, on prépare par des réactions de laboratoire un grand nombre d'alcalis artificiels.
Tous ces alcalis naturels ou artificiels se comportent comme l'ammoniaque, ils peuvent s'unir directement aux hydracides, mais ils ne se combinent avec les oxacides qu'en prenant un équivalent d'eau.
Les alcalis naturels sont en général solides et fixes. Quelques-uns cependant sont liquides et volatils comme la nicotine. — Ils sont peu solubles dans l'eau, mais très-solubles dans l'alcool et dans l'éther. Ils ont une saveur acre et amère.
Ce sont des poisons très-énergiques, c'est à leur présence que certaines plantes doivent leurs propriétés vénéneuses.
Tous ces alcalis contiennent de l'azote, aussi se décomposent-ils sous l'influence de la cbaleur en dégageant des vapeurs ammoniacales. Nous n'étudierons ici qu'un alcali trè^-impoitant par ses applications.
QUININE (C*0H«*Az«0*)
S6ft. Propriétés. — La quinine a été découverte en 1820 par Pelletier et Gaventou ; c'est une poussière blanche, cristalline, inodore, d'une saveur amère, très-peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et dans l'éther. Sa dissolution aqueuse verdit le sirop de violette.
Elle forme avec presque tous les acides des sels cristallisubles. Le plus important de ces sels est le sulfate de quinine, employé en médecine comme fébrifuge.
56S, État naturel» eaiLtractloii. — La quinine existe ainsi que la cinchonine dans I'écorce des quinquinas, où ces deux bases sont saturées par un acide organique auquel on a donné le nom d'acide quinique.