BOIS. S9D
à des produits volstik dont les plus importants «ont : l'acide acétique, la goudron et l'esprit-de-boîs. Cliaund au contact de l'air, le bois brille avec flarame et laisse un résidu, ^ipelê cendre, qui est composé de carbonate de potasse, de silice et d'aiumii^e.
Les boit durs brûlent moins vite et avec moins de Jlamroe que les bois tendres.
. BAS. Altéi-Blkm etwMBervBtloadaa bttl». — Le bois, exposé & l'air humide, subit a la longue une véritable combustion lente, et se convertit en une masse friable qu'on appelle Amniu ou terreau. —Celte décomposition du bois est activée par les insectes et par les végétaux inlérieurs, qui trouvent dans les matières aiotées les aliments nécessaires i. leur déieloppemenL
Ptg. lus. — Injection du bois {Procédé Ui'éant}.
Pour proléger le bois contre cesDauses de destruction, il faut faire pénétrer dans son tissu des matières antiseptiques, qui le rendent impurescible et vénéneux. — Les substances que l'on emploie le plus (ré- <|uemmenl sont ; le pyrolignite de (er, le sulRite de cuivre, le chlorure de linc et le goudron.
Pour introduire ces malières dans le bois, on peut eroplojer divers procédés ;
1' On profite de l'aspiration vitale [procédé Boucherie) : pour cela on
PRËCI5 DB CHiyiE.
fait sur r*Ti>re debout une indsion circulaire que l'on fait communiquer nec un récipient rempli de In dissolution antiseptique. Peu i peu le liquide E'ËIÉve i travers les conduits de lu sève et pénètre les différentes parties du tronc et des branches.
S* On entoure l'eitrémité inférieure de l'arbre récemmenl abattu avec un sac imperméable contenant la substance préservatrice soumise & une assez forte pression ; celle-ci dùpJsce peu k peu la sé'eet imprègne touke la masse du bois.
S^On obtient une pénétrai ion plus complète (procédé Bréanl) en plaçant les bois qu'on veut iniécter dans un grand cylindre de fonte A {flg. S03} od Von fait pénétrer ensuite de la vapeur d'eau qui chasse l'air et gonDe le tisP'j végélal. 11 suflil de fermer alors l'ouverture qui amène la vapeur et de laisser reiroidir l'appareil mis en communication par un luhe avec la dissolution antiseptique. Le vide se lait cl le liquide remplit tout le cjUndre en pénétrant dans les libres du bois. — On rend la pénétration plus complète en comprimant le liquide i l'aide d'une pompe B, sous une pression de 10 atmosphères.
CoioruTios. — Ces divei-s procédés peuvent également servir iila coloralioD des bois. Une dissolution d'acétate de cuivre donne des bois cohirés en vert. En injectant successivement une dissolulioii de sel de ter et une dissolution de noix de galle, on obtient une coloration noire, etc.
FÉCULE, AMIDON (C"H"»0'û)
seV. Propriété*. — On appelle substance amylacée, une matière
formée de petils granules ovoïdes {fig. 303) insolubles dans l'eau (hkide.
et qui gonflent {/Ig. Ï04) dans 1 L'iode colore celte matière ei ' '
bouillante en formant l'etBpoii. —
Celte réaction est caractéristique. La
DEXTRINE. • 501
coloration disparaît à la température de 60* et reparaît par refroidissement. — La matière amylacée prend le nom de fécule^ lorsqu'on la retire de la pomme de terre; elle prend le nom d*amidonf lorsqu'elle provient des fruits des céréales (froment, seigle, orge, maïs, riz), ou des légumineuses (haricots, lentilles, pois, etc.).
Chauffé à 200*, l'amidon se transforme en une substance de môme composition élémentaire, mais soluble dans l'eau, et qu'on appelle dextrine. L'acide sulfurique étendu change l'amidon d'abord en dextrine, puis en glucose.
Les alcalis transforment, à la température ordinaire, l'amidon et la fécule en empois.
Traité par l'acide azotique à la température de TébulUtion, l'amidon donne de l'acide oxalique.
SVO. Extraefion de la féenle de pomme de terre. — Les tubercules sont lavés, puis soumis à l'action d'une râpe qui les réduit en pulpe. La pulpe tombe sur un tamis où un courant d'eau continu détermine la séparation entre la fécule qui passe à travers le tamis et les débris de cellules qui restent sur la toile. Les grains de fécule, entraînés par Teau, sont reçus dans des cuves où ils se déposent. Cette fécule, bien lavée, est mise à égoutter sur du plâtre, qui en absorbe l'humidité. On la dessèche d'abord par un courant d'air froid, puis par un courant d'air chaud.
511. Extraetion de ramidon do blé. — Le blé renferme de Famidon, avec une substance azotée qu'on appelle gluten. L'extraction de l'amidon du blé peut s'obtenir par deux procédés différents :
1* On délaye les farines dans des eaux sures ayant déjà servi à d'autres opérations. Au bout d'un certain temps, une fermentation se développe, le gluten se détruit, tandis que l'amidon se dépose au fond des cuves. Le dépôt lavé et tamisé est ensuite séché, d'abord à l'air libre, puis à l'air chaud. — Ce procédé est très-bon pour les farines avariées; appliqué aux bonnes farines, il a l'inconvénient de détruire le gluten, qui pourrait être utilisé. — Il donne, dans tous les cas, des émanations fétides et insalubres.
2* On retire l'amidon des bonnes farines en délayant celles-ci avec de Teau, de manière à en former une pâte que l'on soumet à un lavage méthodique, dans un pétrin garni de toiles métalliques. L'eau et l'amidon passent à travei^ les toiles, et il reste du gluten, que l'on emploie pour la confection du vermicelle, des p&tes d'Italie, etc.
DEXTRINE (C»II*oO»o)
SVft. Propriétés. — La dextrine, dont la composition est la même que celle de l'amidon, est une substance d'un blanc jaunàti^ soluble dans
l'eau et formant avec elle une matière agglutinante analogue k la gomme. Elle doit son nom à la propriété qu'elle possède de dévier à droite le plan de polarisation de la lumière. La dextrine donne avec l'iode une coloration rouge fauve. Sous l'influence des acides étendus, elle s'empare de quatre équivalents d'eau et se convertit en glucose (G^^H^O^*).
SIS. Préparation. — On prépare la dextrine :
1<* Chaleub seule. — En portant l'amidon (S69) à une température de 200«; •
2* Acides étendus. — En chauffant la fécule avec de l'eau et de l'acide sulfurique. Il faut avoir soin d'arrôtei* l'opération dès que la liqueur refroidie ne se colore plus en bleu par l'iode : une action prolongée transformerait la dextrine en glucose.
S*» Orge gebmé. — L'orge germé mis en suspension avec de l'amidon dans de l'eau à la température d'environ l(y*, détermine la transformation de l'amidon en dextrine. Ce résultat est dû à l'influence d'un principe particulier appelé diastaset qui s'est développé dans la germination de l'orge.
894. llMige* — La dextrine est employée dans les arts pour l'apprêt des tissus, pour le gommage des couleurs, pour préparer les boisson« mucilagineuses et les bandes agglulinatives employées en chirurgie.