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HUILES ESSENTIELLES

l'eau gagne le fond et s'écoule par l'ouverture latérale, pendant que rhuile se rassemble à la partie supérieure.

Us/iGEs. — Les essences sont constamment employées dans la parfumerie. La facilité avec laquelle elles dissolvent les corps gras en fait utiliser plusieurs pour le dégraissage des étoifes. Quelques-imes enfin, comme Vessence de térébenthine, servent à la confection des vernis dits à l'essence.

•15. Essence de térébenthine (C^H*^). —C'est un liquide incolore, très-fluide, d'une odeur forte, d'une saveur acre et brûlante. Sa densité est 0,86. Elle bout à !56».

L'essence de térébenthine brâle à l'air avec une flamme très-fuligineuse.

— Exposée à l'air, elle en absorbe peu à peu l'oxygène et se transforme en une résine identique avec la colophane.

Soumise à l'action d'un courant de gaz acide chlorhydrique à basse température, elle donne naissance à un produit liquide brun ((?0H<6,HCi), et à un produit solide, blanc, cristallin, de même composition, qui par son aspect et son odeur a mérité le nom de camphre artificiel.

L'essence de térébenthine est employée à la confection des vernis dits à l'essence. Mêlée à l'alcool, elle sert à l'éclairage dans les lampes à gai liquide.

On la prépare en distillant la térébenthine^ liquide visqueux fourni par le pin maritime, et qui n'est qu'un mélange de colophane et d'essence de térébenthine.

•16. Camphre (C**H^^O'). — C'est un corps solide, incolore et transparent, doué d'une odeur vive et caractéristique, d'une saveur amôre.

— Sa densité est 0,986; il flotte à la surface de l'eau. Il fond à 175» et bout à 204.

Le camphre est très-volatil à la température ordinaire. Il est à peine soluble dans l'eau, mais il se dissout bien dans l'alcool et constitue alors l'eau-de-vie camphrée employée en médecine. On l'utilise aussi comme antiseptique.

On prépare le camphre en distillant avec de l'eau les feuilles et les branches du laurier-camphre. Le produit de cette distillation est gris, on le raffine en le sublimant dans de grandes fioles à fond plat.

•19. Béalnes. — Les résines sont des corps solides, généralement colorés en jaune ou en brun et plus ou moins transparents. Elles sont insolubles dans l'eau, mais solubles dans l'alcool , l'éther et les huiles volatiles. On les obtient ordinairement comme résidus de la distillation de sucs végétaux, où elles se trouvent dissoutes dans une essence. Elles se produisent constamment dans l'oxydation lente des essences au con tact de rah\

Los résines brûlent à l'air avec une flamme épaisse très-luligîneuse.

Chauffées, elles- se décomposent et donnent des carbures d'hydrogène, qu'on peut employer comme gaz de l'éclairage.

En présence des alcalis» les résines jouent le rôle d'acides faibles ; ainsi la colophane traitée par la soude du commerce donne un savon résineux employé dans le blanchiment et dans le collage du papier à la mécanique.

•18. ¥enito« — Les vernis sont des dissolutions de résines soit dans l'alcool (vernis à l'alcool pour meubles) t soit dans les essences (vernis à l'essence pour les métaux), soit enfin dans les huiles siccatives (vernis gras pour voitures) , La térébenthine qui coule du pin maritime est un vernis naturel. Appliquées en couche mince sur les corps , ces dissolutions sèchent à l'air et préservent les métaux de l'humidité et des autres causes de destruction.

•19. Caoatchoae. (C^H^). — Le caoutchouc pur est un corps solide plus léger que l'eau et d'un blanc de lait ; s'il nous arrive d'ordinaire avec une couleur brune, cela tient uniquement aux imperfections de son mode d'extraction. Il est inodore et sans saveur. L'eau et l'alcool ne le dissolvent pas, mais il se dissout dans la benzine et le sulfure de carbone.

Il est dur et cassant à basse température; il se ramollit aux températures ordinaires et peut se souder à lui-même vers 100<». Il fond vers 120*. Le caoutchouc fondu est employé comme lut dans les laboratoires ; il peut s'appliquer sur les étoffes et les rendre imperméables à l'eau.

Le caoutchouc résiste très-bien aux acides, aux alcalis et à la plupart des gaz employés en chimie.

Trempé dans du sulfure de carbone qui tient en dissolution du soufre, il s'imprègne profondément de soufre, augmente de poids, devient plus solide, plus imperméable, et acquiert une élasticité qui ne varie plus aux diverses températures de l'atmosphère. Le caoutchouc est alors dit vulcanisé.

On extrait le caoutchouc du ficus elastica et d'autres arbres analogues , aux Indes et à Geylan. Pour le recueillir, on fait à l'arbre des incisions qui laissent échapper un suc fluide que l'on applique sur des moules en terre glaise en forme de poires. On fait sécher le dépôt et on lui superpose une seconde couche, puis une troisième. Quand l'épaisseur est sulïisante, on casse le moule, on en extrait les fragments et on obtient les poires ou bouteilles de caoutchouc qu'on livre au commerce.

•ISO. Gatta-percha. — Celte matière, qui nous vient de Chine, présente beaucoup d'analogie avec le caoutchouc. Elle est plus dure que lui aux températures ordinaires, mais au contact de l'air chaud, elle devient molle, flexible et se travaille avec facilité. On l'emploie pour faire les moules destinés à la galvanoplastie, pour faire des cuvettes et des vases de toutes sortes.

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