‹ Precis de chimieChapitre 17 sur 152 · EAU. 3Ï · texte numérisé non relu

EAU. 3Ï

décrit [§ 4) et qu'on appelle un voltamètre. Dès que le courant passe {flg. 41), on Toit des bulles se produire autour des fils et se réunir sous les petites éprouvetles; on constate ainsi que le Toluma de l'hjdrogËne est double de celui de i'oiygène. '

SS. Synlhéae en ««Imums. — 1° Cest encore LavoUier qui a le premier fait la synthèse de l'eau. Aidé de Meuanier, il fit arriver un courant conïenablement réglé de chacun des deu\ gai oiygéne et hydrogène dans UQ ballon [fiif. 4!) où la combinaison s'eftectuait sous l'influence de l'étincelle tiectrique jaillissant entre deux boutons métalliques placés au centre du ballon et communiquant l'un avec une machine électrique et l'autre

Kig. a. — Sjr-thise de l'eau par l'eudionnétrE.

2* Gay-LuEsac et de Humboldt ont fait la synthèse de l'eau à l'aide de l'eudiouiètre. Si, dans l'eudioraètre i mercure {pg. 43) on fait passer 100 volumes d'oiygéne et 100 volumes d'hydrogène, on trouve qu'après îa détonation déterminée par le passage de l'étiucelle éleoti-ique, il ne reste que 50 volumes de gaz qui sont de l'oiygénc, car ils peuvent être absoités par le phosphore. Il a disparu 150 volumes de gai contenant 100 volumes d'hydrogène et 50 volumes d'oxygène; ces gaz ont formé 1 m ïolumts de vapeur d'oau qui se sont liquéfiés. L'eau est donc formi* de 2 volumes d'hydrogène et de 1 volume d'oxygène condensés en 3 vo-

SS. Sfitlhé>e par les poldH, — Aulîeu de cherclier le» volumes d'oxygène et d'hydrogène qui se conih-"»nt pour former l'eau, oiipeutse

38 l'KËCI» UË CHIMIE.

Iiroposer de déteriiiiner [wr l'cipérience cciiibien un poids dumié il'ea

reiifeiine d'hyilrogène

et d'oxygéiie.

Ct'ttc inëtlKide, due i Uerzelius et Dulong, consiste II faire passer lin courant d'hydrogène sec et pur sur un poids connu d'oxyde de cuivre chauffé dans un tube deverre.

L'oxyde ae réduit, U se forme de l'eau que l'on recueille et qu'on pèse; la perte de poids do l'oiyde donne le

poids de l'oxygène; le ^

poids de l'hydrogène ^

est égal à U différence :

entre le poids de l'eau ^

et celui de l'oiygéne. 4

Ce procéda a étii ap- j

piiqué par M. Duma» i

av ic toutes les prècau- I

tiiDS nécessaires poor I

assurer aux réfuluts 3

une exactitude abso- e

lue. Dans ses expé- ''

riences, l'hydrogène, bien débarrassé dea carbure [fig, 44), Bul fureetarséniured'hydrogène, est desséché par de J'acide pbosplioi'ique anhydre re- ^idi. Un ballon de verre très-peu fusible eoutientl'oiydedecui- ' vre, et communique avec un second ballon refroidi dana lequel l'eau va se condenser. Des tubes en V, pleins J'acide pliospliorique anhydre, aiTPtent la vi

peur d'eau ijui m se serait pas condensée dans le ballon. Le poids de l'oxygène est fourni par la diminution de puids du ballon à oiyde de cuivre ; l'augnienlallon de poids du second ballon et des tubes donne le poids de l'eau produite; la différence entre le poids de l'eau cl celui de l'oiygène représente le poids de Thydrogëne. C'est ainsi que H. UBiniis a ti'Ouvé que l'eau esl formée de

Hydrogène. . . 11,11 j 1 j

Oïygéne. . . . 88,80 j ^"''' °" g f-

BV- Coaaposldon de l'eau ordinaire. — Nous venops de liiire cotniallre la composition de l'eau pure. Or, dans ta nature, ce liquide ne se trouve jamais à l'état de pureté. L'eau de pluie elle-même contient en dissolution les gaz de l'atmosphère, et souvent, pendant les orages, de l'azotate d'ammoniaque. L'eau des sources, des ritiéres, des fleuves contient non-seulement des gaz, mais dillérents sels dont la nalurc dépend du terrain qu'elle a tri>versè.

fiS. Ou disaoïiM daB> l'enn. — four recueillir les gai qu'une eau tient en dîssolution,on remplit de cette eau un ballon d'un litre lermé par un bouchon qoe traverse un tube également pleîD Ueau et abou-

êprouvelte pla-

à mercure ffig.

45). En chauffant peu à peu

jusqu'à l'ébulli- f,g ^, Eitraction de» gai de l'eau.

lion, on voit ap

liaraitru les bulles de gaz qui vont se rendre sous l'éprouve lie. Au bout ■d'un quart d'heure d'ébullition, l'cïpérience csl tci-minée. — On ohsorljc

l'acide carbonique par la potasse, et on analyse le résidu pai' reudioiiiôlLc,

1 litre d'eau ordinaire a donné à M. Peligot environ 5Ï,1 ccntimélixS

cubes de gai contenant :

Acide carbonique ii.6

Aiol il.*

Oiygéne iO.l

les vdumes de l'oïygène et de l'azote sont donc a peu près eiili-euu.i omme 35 et C7 dans l'air dissus dans l'eau; ce rapport est bien Uil-

férent de celui de ces gaz dans l'air atmosphérique : cela tient à la

différence des coefficients de solubilité de ces deux gaz dans l'eau.

Presque tout l'acide carbonique obtenu existait en combinaison avec le carbonate de chaux à l'état de bicarbonate soluble. L'acide carbonique n'existe jamais qu'en petite quantité à l'état de simple dissolution. Ainsi l'eau de pluie ayant séjourné à l'air ne donne guère que 25 centimètres cubes de gaz contenant moins d'un centimètre cube d'acide carbomque.

L'air dissous dans l'eau sert à la respiration des poissons, des mollusques, des zoophytes et des plantes aquatiques.

59 Sel» dissous dans l'can.— Les maUères sohdes que 1 eau ordinaire 'tient en dissolution peuvent y exister, soit en vertu de leur solubilité propre, comme les sulfates de chaux et de magnésie, les chlorures de potassium et de sodmm, les traces d'azotates; soit, grâce à la présence de Facide carbonique, comme la silice et les carbonates de chaux et de

""l/rau'soumise à une ébuUition prolongée se trouble par suite du dçpôt de ces derniers corps. - Pour recueillir les premières substances, il faut évaporer l'eau à siccité.

Le poids total varie de 0«',1 à 0»',5 par litre d eau.

Quelques réactions très-simples permettent de constater la présence des

^"LLTélenœ'du bicarbonate de chaux se reconnaît à l'aide de quelques gouttes d'une teinture alcoolique jaune de bois de campêche qui se colore

alors en rouge violacé.

S'il y a des sulfates, on le reconnaît en versant quelques gouttes d^azotate de baryte qui donne un précipité blanc de sulfate de baryte.

S'il y a des thlorures, il suffit de verser dans l'eau quelques gouttes 6! azotate d'argent; il se forme un précipité blanc, cailleboté, de chlorure

^ ""-Uchaux peut être précipitée par Voxalate d; ammoniaque, à l'état d'oxa-

late dé chaux. , rxu.,!

Dans le cas où il y a des matUres organiques, l'eau portée a lébullition avec un peu de chlorure â!or prend une coloration brune.

L'eau distillée ne donne de précipité avec aucun de ces réactifs. .

60 Eau sélénlteiise, Eau potable. ^ On appelle sélëmteuse une eau qui contient beaucoup de sulfate de chaux; telle est leau des nuits de Paris. Cette eau forme avec le savon des grumeaux insolubles, ce L la rend impropre au savonnage; elle produit avec la matière azotée des végétaux un corps dur qui nuit à la cuisson des légumes. On peul corriger cette eau à l'aide du carbonate de soude, qui précipite la chaux a l'étet de carbonate de chaux ; elle peut alors servir au savonnage. ^

Une eau est bonne comme boisson quand elle est bien aérée et qu eUe ne donne par r cvaporation qu'un résidu au plus égal à Or,5 par litre ; si U

Fig. iS. — DisULlBliDa de l'e

Fie. *T. ~ Alambic ordinaire.

On rccoiinoit fflellcmcnt une eau pùtbble & ce qu'elle ne se cdorc que failjli-ment en violet parla teinture de campScIic, et ne ionne pas Uc grumeaux avec le savon.

I.CS eaux qui contiennent beaucoup ilc tnalières organiques sont msunises. rlk'S ec corrompent trop facilement.

48 l'RËCIS DE CIIIUIE.

•I . Eau distillée , — Pour avoir de l'eau distOlte, on peut te servir,

foit (l'une petite ccrnue communiquant avec un bslton retroidi (/!;. 46), soitde l'alambic ordinaire décrit dans tecoursdephy^que [fig. 47), On ne fccueitle pas tes premières gouttes d'eau qui distillent, elles peuvent contenir les impuretfe provenant des parois du réfrigérant. 11 faut d'ailleurs s'arrêter quand les trois quarls de l'eau ont passé à la distilUtian ; afin d'éviter la projection de matières entraînées à l'état solide, et la production de l'acide chlorhydrique gazeux qui pourrait résulter de la décomposition des dilorores par la silice.

CUàPiTIlE II

AZOTE (Ai) Cqnlr. en poids = 11 ÉqnÎT. ta vol, — î**'

1,'Biote s êlé découvert en 1772 par Rollieilord.

6t. Proprlëtéa phyaliiDea.— L'azote est un gaz p^monmf, incolore, inodore et sans saveur. — Sa densité, par rapporta l'aii-, est 0,0713; parauite, un litre d'aiolepèse !•', 283x0. 97 15=1 ",250.

I.'eau n'en dissout que ^ de son volume; un litre de ce liquide dissout donc 25 centimètres cubes d'aioie.

81. Propriété cblmlqnca. — l.'azole se distingue facilement des ^ai oiygène et hjdrogène que noua avons étudiés : il ne s'enflamme pas

au contact de l'air, il n'est donc pas combustible; il n'est pas davantage comburant, car il éteint les corps en combustion, 11 parlago o%tt» dernier*

Page 1