ACIDE AZOTIQUE
tique en Adsant passer une série d'étincelles dans mesdVoteetde7 valûmes d'oxygène, en présence de la potasse Iftg. 95). A la Qd de l'expérience, U ne reste que 3 volumes d'oiy^ne.
L'acide est donc (orme de 2 volumes d'azote pour 5 volumes d'oiy-
gène.
■ SI, fitel Batarel. ~ On
trouTe souvent de l'acide azotique
avec d'autres composés oxygénés de
l'aiote dans l'atmosphère, où ils
cité des nuages ; aussi les pluies d'orages c
l'atotate d'ammoniaque.
11 existe dans la nature des aiotatès de potasse, de soude, de chaux et
dcinagnésie, dont la production parait due à Toiydation par l'oxygène
de l'air des matières organiques azotées ou des composés ammoniacaux
en présence des terres poreuses et des bases alcalines.
~ iUmi. — Haut les {B^vâ/oirM, on prépare l'acide uo-
formcnt sous l'influence de l'éleclri-
Fig. 3t. — Préparallon de l'acide aïollque di
t lei libortloiKi.
lique en cbaulTant dans une comnc de verre poids égaux de nitie et d'acide sulfurique concentré. L'acide azotique, volatil, ù la teinpéi-alui-e de l'expérience, est déplacé par l'acide sulluriquc, qui l'est moins, et se dégage. On le recueille dans un batltHi de vcrro refroidi par de l'oau, ainsi <]uc l'indique la ligure OC.
M PRÈCI DE CHEUIE.
Comme danscetiertactian le sulfate, aussiUt terme, rencontre un eues
d'acide et passe à l'étal de biaulfale, il faut, si l'on veut décomposer complètement le nitre à une température peu élevée, mettre la quantité d'acide nécesMire à la transformation de la potasse en bisulfate : •
KO, AiO>+ÎSO>, HÛ^AiO», HO-t- (KO,HO,'iSO*). '
lin commencement de l'opération on voit apparaître des vapeurs ruti- V lanles, dues à ce que l'acide siotique, ne pouvant prendre l'eau qui lui est nécessaire et que l'excès d'acide sulturique retient énergiquement, se décompose en oiygène et acide hypoazotiquc.
Vers la fin de l'opération, des vapeurs rutilantes se produisent encore; elles sont dues à ce que pour maintenir en fusion le bisulfate formé et et assurer ainsi le contact de l'acide sulfurique avec les dernières parties du nitrate, il faut chaufTer à une température oii l'acide nitrique monohjdraté se décompose lui-même partiellemeuL " '
Daas Vinduitrie, où l'on n'a généralement pas besoin d'acide très-pur, on remplace l'aiolate de potasse par l'azotate de soude, qui coûte moîiœ cher et donne, i égalité de poids, plus d'acide azotique. On introduit dlDG
tig. 97. — Fréparalion jnduBlrUlle de l'acide ditrique.
une chaudiéi-e 550 kilogi-ammes d'azotate de soude avec iSO kilogrammes d'acide snifnrique du commerce (BO* Baumèl Pg. 97). On ferme la chaur dière et l'on chauffe. Les vapeurs d'acide nitrique se dégagent par une tubulure latérale et se condensent dans des bouteilles ou boubonnet de gi-ès placées les unes ï la suite des autres ■
NaO, AïOî + aSO", ilO = AzO', HO ■+ NaO, UO, SSO». Les proportions ci-dessus indiquées donnent 440 kilogrammes d'teida
GAZ ÂMMOMÀG. 07
nitrique ordinaire à 5C<* Baume ; on n'en aurait obtenu que 370 kilogrammes avec le même poids d'azotate de potasse.
1 55. Pnrlfleatlom. — L'acide nitrique du commerce contient d'ordinaire un peu d'acide chlorhydrique, parce que les azotates contiennent souvent des chlorures alcalins. On peut encore y trouver un peu d'acide sulfurique entraîné par l'acide azotique. Pour lé purifier, on le soumet à la distillation après y avoir egouté un ou deux centièmes d'azotate de plomb, qui donne avec l'acide chlorhydrique du chlorure de plomb et avec Facidé sulfurique du sulfate de plomb. Pour chasser les vapeurs nitreuses on fait passer dans l'acide un courant d'acide carbonique.
156. Usages. — L'acide nitrique [est employé dans l'industrie pour la préparation des- azotates d'argent, de njercure, de plomb et de cuivre ; dans la fabrication de Tacide sulfurique et de l'acide oxalique; pour la gravure sur cuivre, la fabrication du coton-poudre et la teinture en jaune sur soie et sur laine.
Hèlé avec l'acide chlorhydrique, il forme Teau régale qui dissout l'or et le platine.
GAZ AMMONIAC ^AzH*).
Équiv. en poids »= 17 Équiv. en vol. s= V»*
159. Historique. — Le gaz ammoniac a été préparé et étudié pour la première fois par Priestley ; Scheele a reconnu la nature de ses éléments; Rerthollet a fixé sa composition en 1785.
158. Propriétés physiques. — Ce gaz est incolore, d'une odeur vive et piquante, qui provoque les larmes ; il a une saveur acre.
Sa densité est 0,596; par suite un litre de ce gaz pèse 1«% 293x0,590 = 0»',770.
11 est excessivement soluble dans l'eau, qui en dissout 1000 fois son volume â 0*. A 15"», l'eau n'en dissout plus que 740 fois son volume. La dissolution chauffée .perd tout son gaz avant d'avoir atteint 70°; exposée dans le vide, elle abandonne également tout le gaz ammoniac.
On démontre son extrême solubilité en ouvi ant sur l'eau une éprouvette qui a été remplie de ce gaz sur la cuve à mercure. L'eau se précipite dans réprouvette, et en brise souvent le sommet.
On peut encore faire l'expérience de la manière suivante : Un flacon A {fig. 98) rempli de gaz ammoniac sm^ la cuve à mercure a été bouché par un bon bouchon de liège traversé par un tube de verre effilé et fermé à son extrémité inférieure. Si on casse cette extrémité sous l'eau, on voit le liquide se précipiter dans le flacon en formant une gerbe et le remplir en quelques instants. — Un morceau de glace, mis dans une éprouvette pleine de gaz ammoniac, y fond rapidement, en absorbant le gâz.
GMUUE. 6
M PRËCIS DE CHIMIE.
U disfolution dn gai dans l'eau est appelée ammmiague ou aUafi votalil. Sa densité est 0,S55. Getle dissolution est un causiique trèsénergique; elle attaque la peau.
Le gaz ammonisc est absorM par le chlorare d'argent, qui en peut dissoudre 320 fois son volume i il est également absorbé pal- le charbon, qui en prend 90 fois son volume, et par le chlorure de calcium.
Il a été liquéfié par H. Bussj à — 40'. Fai-oday l'a liquéUé i 10* sous la pression de 6 } atmosphères, l'our répéter celte expérience, on place du chlorure d'argent dans un tube en verre vert recourbé et on lui fait absorber du gaz ammoniac, jusqu'i saturation. Le tube esl '■ ensuite fermé à la lampe et chauffé à M> à l'une de ses P,, g^
eitrémités, pendant que l'autre Solubilité du°eai ammoniac,
plonge dans la glace ifiy. 99). Le gaz se liquéfie peu à peu, par suite du la pression qu'il exerce nir loi-mSme. (^ peut le solidiiier en faisaut
évaporer ce liquide dam le vide; on obtient ainsi à — 80» une maau cristalline incolore, d'une fliible odeur.
>(•• Pr«pcléW« «Uaali|«M — Le gaz a m moniac ett décomposa