COMBINAISONS
• On a démontré en physique que la compression et le choc dégagent de la chaleur ; on ne doit donc pas être étonné de voir ces actions mécaniques produire des combinaisons (oxygène et hydrogène), ou des décompositions (iodure d'azote).
4*» Lumière. — La lumière favorise quelquefois la combinaison ; le chlore et l'hydrogène, qui n'ont pas d'action l'un sur l'autre dans l'obscurité, se combinent lentement à la lumière diffuse, et instantanément à la lu-, raière solaire. Dans beaucoup de cas, au contraire, la lumière»détermine des décompositions : le daguerréotype et la photographie sont fondés sur la propriété que possède la lumière de décomposer certains sels d'argent.
5» Électricité.— -L'çtincelle électrique peut déterminer la combinaison de l'hydrogène et de l'oxygène, mais une longue série d'étincelles dédouble l'ammoniaque, et le courant de la pile est un des agents les plus puissmts de décomposition.
6« Etat naissant. — Au moment où un corps sort d'une combinaison, il est plus apte à se combiner avec un autre corps. C'est ainsi que si l'on met de l'oxyde de mercure dans un flacon plein de chlore, une partie de ce gaz s'empare du mercure pour former du chlorure de mercure, tandis qu'une autre portion s'unit à l'oxygène naissant pour former de lacide hypochloreux, qu'on tenterait vainement de produire en mettant en contact du chlore et de l'oxygène libres.
7* Action de présence. — Certains corps peuvent, par leur simple présence, déterminer des combinai, sons ou des décompositions qui, sans cela, ne se seraient pas produites. Telle est l'éponge ou mousse de platine. Si Ton fait pénétrer cette éponge de platine» fixée à l'extrémité d'un fil métallique, dans une éprouvette contenant un mélange de 2 volumes d'hydrogène et de i volume d'oxygène (fig. 4), on voit Tépongre devenir incandescente, par suite de la chaleur dégagée par la condensation et la combinaison des gaz dans ses pores ; et bientôt les deux gaz se combinent avec détonation. L'action de la mousse de platine pourrait ici être attribuée à l'influence de là chaleur ; mais il est un certain nombre d'uctions de présence qu'on n'a pu expliquer^.
Fig. 4.
Action de
réponge de
platine.
PRECIS DE CHIHIK
LOIS DES COHBINAISONS.
S. Lai de* polda. — Le poim >^ coaroff est tou. i u sont na poiKs DES covroriRTS. — L'évidEDce de cette loi n'est bien comprise que depuis qui; Uivuisier, en introduisant l'usage de la balance dans les latwratoircs, a doté Jes chimistes d'une méthode Trairoent scientifique, qui leur permet de suivre les corps dana les dÎTerses modifications qu'ils éprouvent ' soit en s'unissant, soit en se séparant, et de vérifier ainsi ce prindpe fondamental de la chimie : i Rien ne se pei-d, rien ne se crée, b
I*. IaOb it» proponloBa déanles ou loi de rrommt.— Deux coiri, Kum roïMbB nx ■£» coipoii, m coMtuiiAt todiocu dis* dei rio-
dan; un mélange d'oiygâne et d'hydrogène (/!j 5], onfaitpasser une étincelle électrique, les deux gaz se combinent dans le l'apport de 2 volumes d'hydi'ogène pour 1 volume d'oiygéuo. ï a-t-il un excès de l'un des deux gaz, cet excès reste
Koiis arrivons au même résultat, si au lieu des vohi- .
mesnous considérons les poids: j nousvorronstoryourslgiamme ] d'hydivifcènc s'unir avec S ' grammes d'oxygène pour former l'eau ; 1 (^mme d'hydrogène s'unir avec 3S'-,Sdeclilore piiur foi-mer l'acide chlorhy- ;
On peut multi]dier beaucoup leseiemptes; ainsi .'S grammes ng.5. — Combinaisna de l'oijgène Et de d'oxygène s'unissent toujouia l'hydrogène par l'étincelle électrique, avec 39 grammes de potassium pour former la polasse, avec 25 grammes de sodium pour former la soude, ou avec 53 grammes de ïinc pour (or-
' Quelque» chîmiales font encore ici inlertenir une forre inconiroe qu'ils