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LOIS DES COMBINAISONS

Équitalents. — Ces poids d'hydrogène, de potassium, de sodium ou de zinc, qui se combinent a^ec le même poids d'oxygène, sont ce qu'on appelle les nombres proportionnels y ou encore les équivalents de ces corps. Ils ne représentent pas des quantités absolues, mais simplement les poids relatifs des corps qui se combinent. L'un d'eux étant choisi conventionnellement, tous les autres sont déterminés; ce sont les poids des différents corps qui peuvent se combiner, par exemple, avec 1 gramme d'hydrogène ou avec 8 grammes d'oxygène.

1 1 . liOi des proportions multiples ou loi de Dalton. — Deux corps peuvent, en se combinant en diverses proportions, former plusieurs corps différents. Dalton a montré (en 1807) que, dans ce cas, il y a toujours UN RAPPORT SIMPLE ENTRE LES DIFFÉRENTES QUANTITÉS DE l'uN DES GORPS^ QUI

SE COMBINENT AVEC UN MÊME poms DE L'AUTRE Si uous prouons pour oxemple les composés de l'azote, nous voyons que

14 grammes d'azote peuvent se combiner avec 8 gr. d'oxygène.

14 — — avec 16 —

14 — — avec 24 ~

14 — — avec 32 —

14 — — avec 40

Ainsi, les différents poids d'oxygène, qui se combinent avec un même poids d'azote, sont entre eux comme les nombres : 1, 2, 3, 4, 5.

En ctudiantles combinaisons oxygénées du manganèse, on trouve cinq composés, qui, pour une même quantité 26 de manganèse, contiennentS, 12, 16,24,28 d'oxygène ; poids qui sont entre eux comme 1, 3/2, 2, 3, 7/2.

Cette loi ne s'applique pas seulement aux combinaisons binaires, elle a été étendue aux sels par Wollaston. Ainsi la soude forme avec l'acide carbonique trois sels :

Le premier contient 31 de soude pour 22 d'acide carbonique. Le second • — 31 — 53 —

Le troisième — 31 — 44 —

Ces quantités d'acide carbonique sont entre elles comme 1, 3/2, 2.

t%. liOl de Gay-Lussac ou loi des Yoiumes. — Quand on recherche les poids des corps qui se combinent, il est généralement impossible d'y constater un rapport simple, mais il n'en est plus de même si au lieu des poids on considère les volumes des corps amenés à l'état gazeux. Gay-Lussac a reconnu que les volumes des gaz qui se combinent sont tou- JOURS en rapport simple.

Ainsi, 2 vol. d'hydrogène se combinent toiyours {fig. 5) avec 1 vol d'oxygène pour former 2 vol. de vapeur et eau ;

2 vol. de chlore se combinent toujours avec 2 vol. d'hydrogène et forment 4 vol. d'acide chlorhydrique ;

2 vol. d'azote se combinent toujours avec 6 vd. d'hydrogène et forment 4 vol. de gaz ammoniac,

Dans ces exemples, les volumes des gaz qui se combinent sont donc dans le rapport de 2 à 1, ou de 2 à 2, ou de 2 à 6.

Gay-Lussac a de plus remarqué que ïe volume du composé considéré à l'état gazeux est aussi en rapport simple avec les volumes ^des composants. C'est ce que l'on voit facilement par les exemples que nous venons de citer.

Contraction. — On y peut constater encore les faits suivants :

Quand les gaz se combinent à volumes égaux, il n'y a pas de contraction, le volume du composé est égal à la somme des volumes des composants.

Exemple: 2 vol. de chlore et 2 vol. d'hydrogène donnent 4 vol. d'acide chlorhydrique.

Il y a toujours contraction quand les volumes qui se combinent sont inégaux. — Cette contraction est un tiers de la somme des volumes quand leÈ deux gaz se combinent dans le rapport de 2 vol. à 1 vol.

Exemple : 2 vol. d'hydrogène et 1 vol. d'oxygène donnent 2 vol. de vapeur d'eau.

Im contraction s'élève à 1/2 quand les deux gaz se combinent dans le rapport de^ài.

Exemple : 2 vol. d'azote et 6 vol. d'hydrogène donnent 4 vol. de gaz ammoniac.

Équivalents en volumes. — De même que la loi des proportions définies nous a conduits à la notion des équivalents en poids, de môme celle de Gay- Lussac nous amène à considérer les équivalents en volumes, c*est-à-dire les volumes relatifs des gax qui peuvent se combiner ou se remplacer. Ainsi l'équivalent en volume de l'hydrogène est 2, et celui de Toxygène est i, puisque c'est dans ce rapport de 2 à 1 que ces gaz se combinent pour former de l'eau.

I^ considération des équivalents en volume nous sera très-utile, parce qu'elle conduit toujours à des rapports simples.

NOMENCLATURE

iS. La nomenclature chimique est l'ensemble des règles adoptées pour nommer les corps. Les principes en ont été établis en 1787 par Guyton de Morveau, avec le concours de Lavoisier, Fourcroy et BerthoUet.

14. Corps simples. — Les corps simples ont généralement conservé les noms par lesquels ils étaient primitivement désignés ; d'autres ont, au moment de leur découverte tiré leur nom de celui d'un de leurs composés plus anciennement connu : comme le potassium, extrait de la potasse. Pour certains corps, on a voulu indiquer dans leur nom une pro- i priété regardée comme caractéristique : tels sont Voxygène, Vazote, le

NOMENCLATURE

bramâf etc. — Ces dénoniinations ont des inconvénients : ainsi, l'oxygène n'est pas le seul corps qui engendre les acides ; nous ne connaissons pas que l'azote qui soit irrespirable, ni que le brome qui ait une odeur désa* gréable. On évite toute difficulté en donnant aux corps nouveaux des noms brefs, faciles à distinguer de ceux des autres substances déjà connues.

15. Métalloïdes t Métaux. — Les corps simples, au nombre de 64, sont divisés en deux groupes : les métalUndes^ au nombre de 15, et les métauXy au nombre de 49.

Les métaux possèdent, quand ils sont en masse, un éclat caractéristique, appelé éclat métallique ; ils sont bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité ; ils formenf avec l'oxygène au moins une base.

Les métalloïdes sont dénués de cet éclat ; ils conduisent mal la chaleur et l'électricité; ils ne forment pas de base avec l'oxygène ; tous leurs composés oxygénés sont ou des acides ou des corps neutres.

Nous rapprochons dans les deux tableaux ci-joints les corps qui présentent des propriétés chimiques analogues.

METALLOÏDES.

Oxygène. ,

Azote. . .

. . Az

Soufre. . .

Phosphore.

. . Ph

Sélénium. .

. . Se

Arsenic. .

. . As

Tellure.. .

. . Te

Carbone. •

Fluor. .

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