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PROPRIÉTÉS DES MÉTAUX

t99. Définition. — Les métaux sont des corps simples qui se distinguent des métalloïdes , au point de vue chimique, par la propriété , qu'ils possèdent de former, en se combinant avec l'oxygène, un ou plusieui^ composés basiques. Au point de vue physique, ils s'en distinguent par un éclat particulier appelé éclat métallique; ils sont bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité. Réduits en poudre, les métaux perdent leur éclat et leur conductibilité ; mais ils reprennent ces propriétés dès qu'ils deviennent plus compactes.

t89. Propriétés physiqnoo. — Les propriétés physiques des métaux ont une grande impoitance au point de vue de leurs applications industrielles.

Les métaux sont solides, à l'exception du mercure, qui est liquide aux températures ordinaires.

Tous sont opaques quand on les prend sous une épaisseur suffisante. Réduits en lames minces, ils deviennent transparents; c'est ce que l'on constate à l'aide d'une feuille d'or collée sur une lame de verre. La lumière qui traverse présente la couleur verte, complémentaire de la couleur réfléchie.

Couleur. — La plupart des métaux sont d'un blanc plus ou moins pur. L'argent est blane jaunâtre, le zinc blanc bleuâtre, le fer est d'un blanc gris. Il y a cependant quelques métaux colorés, comme l'or, le cuivre. — Les couleurs que nous leur connaissons se modifient profondément quand on force les rayons lumineux à se réfléchir plusieurs fois sur le même métal. C'est ce qu'a fait Bénédict Prévost. On trouve alors que l'argent est jaune pur, le zinc bleu indigo, le fer violet, le cuivre rouge écarlate, l'or rouge vif.

On s'explique ces résultats en remarquant que la lumière, en tombant sur les corps, est en partie absorbée, en partie réfléchie régulièrement et en partie diffusée : or ce qu'on doit nommer en général couleur d'un corps est la couleur constituée par la lumière diffusée. — Après une seule réflexion, la quantité de lumière réfléchie régulièrement et non décomposée prédomine sur la lumière diffusée, et par sui elave cette lumière dans une telle quantité de blanc, qu'elle la rend difficilement perceptible. Par des réflexions successives, oette lumière blanche se décompose à son

tour et la quantité de lumière diffusée augmentant sans cesse, la couleur apparaît de plus en plus pure.

Densité. — Tous les métaux, à l'exception des métaux alcalins, sont plu^ lourds queTeau. Pour beaucoup d'entre eux, la densité augmente un peu avec l'écrouissage ; ainsi le platine fondu, qui a pour densité 21,15, peut, par un martelage prolongé, acquérir une densité égale à 25.

Température de fusion. — La plupart des métaux fondent aux températures de nos fourneaux. Quelques-uns, comme le platine, exigent la chaleur du chalumeau à gaz oxygène et hydrogène.

Température d'ébullition. — Tous les métaux, même le platine (H. Sainte- Glaire Deville) ont pu être volatilisés. La volatilité de l'argent a été depuis longtemps constatée dans la fusion de ce métal pour la fabrication des monnaies. L'or, le cuivre, le plomb se vaporisent aussi sensiblement dès qu'on les chauffe au-dessus de leur point de fusion. Cette volatilité des métaux est utilisée en métallurgie pour l'extraction du zinc, du mercure, du potassium et du sodium.

Le mercure bout à SCO», le cadmium à 860. Le potassium et le sodium se vaporisent au rouge ; le zinc et le magnésium, à environ 1000*.

Cristallisation. — Les métaux cristallisent en général dans le systèm® cubique; cependant le bismuth et l'antimoine donnent des rhomboèdres.

Un certain nombre de métaux se trouvent cristallisés dans la nature; tels sont l'or, l'argent, le cuivre natifs. — La cristallisation artificielle peut s'obtenir par fusion et décantation ; c'est ainsi qu'on opère pour le bismuth et l'antimoine. — On peut encore faire cristalliser un métal en le séparant lentement de sa dissolution par un courant faible. Ainsi, en plongeant les deux pôles d'un couple dans une dissolution de sulfate de cuivre, on voit au bout de quelque temps apparaître au pôle négatif de petits cristaux de cuivre. On obtient une belle cristallisation de plomb en suspendant par un fil de cuivre une lame de zinc dans une dissolution très-étendue d'acétate de plomb. Le métal se présente alors sous forme de lamelles brillantes, rappelant l'aspect des feuilles de fougère; c'est Varbre de Saturne,

Malléabilité. — On dit qu'un métal est malléable quand il peut se réduire en feuilles minces sous l'action du marteau ou du laminoir.

Ductilité. — Les métaux sont d'autant plus ductiles qu'ils se laissent étirer en fils plus fins. L'or est le métal le plus ductile comme le plus malléable. L'ordre de ductilité n'est cependant pas toujours le même que Tordre de malléabilité, ainsi qu'on le verra par le tableau suivant :

Ténacité. — Les métaux sont d'autant plus tenaces qu'il faut un plus grand nombre de kilogrammes pour rompre des fils de même section (1 millimètre, par exemple). Le fer est le plus tenace des métaux usuels.

Le tableau suivant résume les propriétés physiques les plus importantes des métauxi

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