LA CHALEUR
TEMPÉRATURE de
Mercure— 39»,0 Potassium. 62*,5 Sodium... 9o*,6 Lithium. .180*,0 Étain.. . .228*,0 Bismuth. .264*.0 Plomb. . .335«,0 Cadmium. 560*,0 Zinc. . . .410-,0 Antimoine. 450*,0 llimiBiH vers 750* ,0 Argentvers l.OOO»
Cuivre. . .1,100»
Or 1,250-
Fonte . . .1,250' Fer doux. . 1,500' Platine. . . 2,000*
Platine écr. 23,00 — fondu. 21,15 Or forgé. .19.35 — fondu. . 19,25 lercire solide. 14,40 — Kfiiide. .13.60 Plomb. . .11,35 Arg. fondu. 10,47 Cuivre. . . 8,79 Cadmium.. 8,60 Ferea barre. 7,79 Per fondu. 7.21 Étain fondu 7,24 Zinc fondu. 6,86 Aluminium 2.o6 Sodium. . . 0,97 Potassium. 0,86 [ithium.. . 0,59
S90. Propriétés ehlmlqaes des métaiix. — Un métal peut se combiner, soit avec un autre métal, soit avec un métalloïde.
S9i. Aetion de Voxjgéne et de Tair sees. — L'action de Tair ne diffère de celle de l'oxygène que par son intensité, qui est moindre.
 la température ordinaire, le potassium est le seul corps qui puisse s'emparer de l'oxygène sec.  une température plus ou moins élevée, tous les métaux, à l'exception de l'argent, de l'or et du platine, s'oxydent au contact de l'oxygène ou de l'air sec. Cette combinaison est souvent accompagnée d'un dégagement de chaleur et de lumière; elle s'effectue d'ailleurs à une température d'autant moins élevée que le métal est plus divisé : ainsi, le fer en lames a besoin d'être porté au rouge en quelques-uns de ses points pour brûler dans l'oxygène, le fer pulvérulent provenant de la réduction de son oxyde par l'hydrogène, devient incandescent dès qu'on le projette dans l'oxygène.
La combustion d'un métal sera complète quand il pourra avoir constamment le contact de l'oxygène. C'est ce qui arrive pom* la spirale de fer dans l'oxygène, parce que l'oxyde fusible se détache peu à peu et laisse à nu le fer porté au rouge. — L'antimoine, qui est fixe, doit sa combustion complète à la volatilité de son oxyde. Si on verse dans l'air, d'une assez grande hauteur, de l'antimoine fortement chauffé, le métal, en tombant sur une table, rejaillit en un très-grand nombre de gouttelettes incandescentes. — Le zinc, porté à une assez haute température, brûle, grâce à sa volatilité; sa vapeur donne une flamme très-brillante dont l'éclal est dû à la présence de l'oxyde de zinc incandescent.
Mt. Action de Foxys^n® «* de l'air hamidea. — A la température ordinaire, l'oxygène humide n'agit que sur les métaux qui décomposent l'eau à froid, c'est-à-dire sur les métaux alcalins ou alcalino-terreux. Mais si l'on fait intervenir un acide, môme Irès-faible, ou très-dilué, la plupart des métaux s'altèrent. L'air humide contenant de l'acide carbonique se conduit comme l'oxygène humide en présence des acides.|
Les métaux de la dernière section résistent seuls. ,
Dans beaucoup de cas, l'action n'est que superficielle, la oouche oxydée protégeant le reste du métal contre l'action de l'oxygène. C'est ce qui arrive pour le zinc, le cuivre et le plomb, qui se recouvrent d'une couche d'hydro-carbonate imperméable.
Quelquefois, au contraire, l'altération est profonde, comme pour le fer, qui, exposé à l'air humide, se transforme complètement en rouille. Dans ce cas, l'oxydation résulte de ce que l'oxygène et l'acide carbonique dissous dans l'eau tendent à former un carbonate de protoxyde de fer qui, au contact de l'air, se transforme en sesquioxyde de fer hydraté. Cette altération du fer ne se produit, dans les premiers moments, qu'avec une extrême lenteur, mais, une fois la première tache de rouille formée.