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OXYDES MÉTALLIQUES

S9S. Propriétés ptaysiqaes. — Les oxydes métalliques sont des corps solides cassants, souvent même friables. Ils sont inodores, dénués d'éclat métallique et conduisent mal la chaleur et l'électricité.

Leur densité est plus grande que celle.de Teau, mais elle est inférieure^ à celle du métal correspondant, sauf pour les métaux alcalins.

Couleur. — La plupart des oxydes sont blancs comme la chaux, la ma-» gnésie, l'oxyde de zinc ; il y en a cependant plusieurs qui sont colorés comme le sesquioxyde de fer [rouge brique], lé minium (rouge orange), l'oxyde de cuivre (noir). Un môme oxyde peut avoir des couleurs qui va* rient avec son état moléculaire : Toxyde de mercure , obtenu par voie humide, est jaune; obtenu par voie sèche (calcination de l'azotate], il est rouge orangé. Ce même oxyde, chauffé vers 400", devient brun foncé ; il reprend sa couleur rouge en revenant à la température ordinaire.

Fusibilité. — Beaucoup d'oxydes fondent à la température de nos fourneffux; cependant, l'alumine et la baryte exigent la température du chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. La chaux et la magnésie résistent même à la chaleur dégagée par le chalumeau. — Quelques oxydes sont volatils, comme l'oxyde d'antimoine, l'acide osmique.

Solubilité. — Les oxydes des métaux des cinq dernières sections sont

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insolubles dans l'eau, à rexception des oxydes de plomb, d'argent «t de magnésium, qui communiquent une réaction alcaline à l'eau, dans laqudle ils se dissolvent en petite quantité.

Les oxydes des métaux alcalins sont trës-solubles.

SC4. Propriétés cliiiiil«|a«i. — Les oxydes peuvent exister anhydres ou en combinaison avec l'eau à l'état d'hydrates. Quelques hydrates sont indécomposables par la chaleur, comme la potasse et la soude ; les autres se réduisent facilement ; l'hydrate d'oxyde de cuivre se réduit au milieu de l'eau quand on porte celle-ci à l'ébullition. C'est ce que l'on reconnaît facilement car l'hydrate bleu devient noir en passant à l'état d'oxyde anhydre.

La chaleur réduit à l'état métallique les oxydes des métaux de la sixième section. Tous les autres, ou sont complètement indécomposables, ou peuvent seulement être ramenés à un degré moindre d'oxydation. L'oxyde auquel on arrive alors par décomposition est précisément celui auquel on serait arrivé par oxydation directe du métal à la même température. Ex.: Le bioxyde de manganèse donne l'oxyde salin,

3MnO'=Mn*0*4-20

C'est la réaction que nous avons utilisée pour la préparation de l'oxygène.

V électricité de la pile décompose tous les oxydes, à l'exception de l'alumine et de ses analogues.

865. AetioB de Toxygéne. — A la température ordinaire, l'oxygène n'agit que sur les oxydes hydratés : si, par exemple, on traite par un alcali un sel de proloxyde de fer, il se forme d'abord un précipité blanc d'hydrate de protoxyde de fer qui, s'altérant rapidement au contact de l'air, devient vert, brun, puis enfin jaune de rouille.

 une température peu élevée, l'oxygène fait passer certains oxydes à 'un degi'é supérieur d'oxydation :' ainsi, la baryte [DaO], chauffée au rouge sombre, au contact de l'oxygène, se transforme en bioxyde de barium (BaO*). Le protoxyde de plomb (PbO) se change, dans les mêmes conditions, en minium (Pb^O*).

A une température très-éievée, la suroxydation ne se produit que lors* qu'elle peut conduire ù celui des oxydes qui est le pU\s stable. La baryte et (a litharge ne s'oxydent pas dans ces conditions, parce que ces oxydes sont plus stables que les oxydes supérieurs. Hais le protoxyde d'ctain gris binin (SnOj passe à l'état de bioxyde blanc (SnO*), et la combinaison se fait même avec incandescence. Le protoxyde de fer (FeO) passe à l'état d'oxyde magnétique (Fe'O*).

S66. AcdoB des aatres métalloïdes sur les oxjrdes. — Les métalloïdes autres que l'oxygène tendent à décomposer les oxydes. Is agissent, les uns, comme l'hydrogène, par exemple, en s'emparant de l'oxygène; d'autres, comme le chlore, prennent le métal ; quelques-uns

OXYDES HËTALLIQUËS. ÏU-

enfin, comme le soufre, se combinent A In lois avec le niL'ial et l'oijgèiie. Nous allons e?>aminer successivement ces difrérente cas.

1° H^iLLuiDEs s'empauiht de L'ait<;£!IE.

llijdrogène. L'iiydrogène décompose les oxjcios des mëlDui des quatre dernières sections en donnant de l'eau qui se dégage et laissant le mêlai libre. L'appareil employé est représenté dons U ligure lUl. L'hydro^'Ëue

Flg. 161. — lléduclion de l'oxyde de Ter par l'hydrogène.

desséché pat du chlorure de calcium passe sur l'oxyde contenu dans un lubc de verre et chaulé avecune lampe à alcool. Si on décompose de cette laçon le bioxyde noir de cuivre, on voit la réduction se Faire avec chaleur et lumièra. ta vapeur d'eau se dégage abondamment par-rextrOmilé effilée du tube, et il reste du cuivre rouge pulïénjlent dénué d'éclat, mais susceptible de redevenu' brillant par te frottement d'tm corps dur.

Le scsquioxyde de fer> rédviit de hi même façon, donne le [er pjropbo»phorique.

Le bioxjde de barium, chauffé dans un courant d'hydrogène, est ramené b l'élal de [irotoiyde avec incandescence.

Carbone. Le charbon réduit les oiydes des quatre dernières sections, ainsi que la potasse et ta foude.

Si l'oiyde est (acîle ù réduire, comme l'oxyde de cuivre, on obtient le métal et de l'acide carbonique. — Si l'oiyde est dilûcile à réduire, c'eslô-dire s'il ne se réduit qu'à une température élevée, comme l'oiyile de zinc, le métal est encore mis en libei'té, mais il se dégage de l'oxyde de carbone.

Uétaux. Un métal réduit généralement les oxydes de» métaux qui sont

wa PABCIS DB CIllUIB.

d'une section plus ëleiëc. Le potJssÏDin et le sodium sont les plus emplojte : ils réduisent lous les oiydes, sauf ceux des mélaoi de la seconde

3° HÉTlLLOiOES SE CDIUUNIKT >CEC LG HtTlL.

Chlare. Le chlore et ses analogues, le brome el l'iode, sont les seuls corps qui décomposent les oxjdes, pour s'emparer du métal i il y a alors dégagement d'oiygèno.

Qunnd le chlore agit en prësence de l'eau, il donne naissance i des réactions qui ont dté étudiées à propos du chlore.

3° HêtilloIiies ee coHDiniKT ttcc l'uitc£\e et «vec le EËTAL.

Soulte. 1 c soufre décompose tous les oiydes, sauf l'alumine et ses analogues. 11 donne naissance à des sulfures et à des sulfates loules les fois que lessulfales sont indécomposables a la lempéralurc à laquelle on opère. C'est ce qui arrive avec les oxydes alcalins et avec l'oiyde de plomb,

4BaO-i-iS=îBaS-t-BaOSO>.

Avec tes oxydes dont les sulfates sont décomposables par la chaleur, il se forme des sulfures et de l'acide sulfureui ;

2GuO+3S = 2CuS4.SO».

Phoiphore. Le phospbore agit à peu près près comme le soufre r avec lesoiydes des métaui de la première section, il donne des pbosphures et des phosphates; 11 donne des pljosphures et de l'acide phospboriqae avec les ovydes des mélaux des dernières sections.

Fig. IGi. — Décomposition de l'alumine par le chlore el la eliarbon.

Aciion aimuUaaie du chlore el du charbon. En utilisant ù la fois l'ac

lioo du charbon sur ratygène et celle du chlore sur le nuital, ou arr<v«

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